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DIOCÈSE D'ALETH BT SAINT-MALO

Guillaume Boutier, abbé de Beaulieu, conseiller et aumônier du duc Jean Y; mais le cardinal étant mort en Italie, le pape Eugène IY n'eut aucun égard à l'élection du chapitre, et transféra i'évêque de Yannes à Saint-Malo.

àmauri DE LA MOTTE, évêque de Vannes et frère de Robert, fut transféré à Saint-Malo en 1433 par le pape Eugène 1Y. Il fit son testament à Baignon le 5 octobre 1433, et mourut Tannée suivante. Son anniversaire se célébrait le 6 août.

Après le décès d' Amauri, le chapitre élut pour la seconde fois Guillaume Boutier, abbé de Beaulieu * ; mais le pape n'eut pas plus d'égard à cette élection qu'il n'en avait eu à la première, et transféra I'évêque de Tréguier à Saint- Malo. Le duc en porta plainte au concile de Baie, et le pria de vouloir bien ratifier l'élection de l'abbé de Beaulieu. Il engagea aussi le roi de France à écrire sur le même sujet, le 27 février 1437; mais le concile se sépara sans avoir rien statué sur cette affaire, et la nomination du pape eut lieu.

Pierre PIEDRU* était fils de Guillaume Piedru, bourgeois de Nantes, et de Jeanne de Mauléon; frère d'Aiguisse Piedru, mariée à Jean Chauvin, seigneur de l'Espronnière. Ces alliances, soutenues par un certain mérite, furent le commencement de sa fortune. Il fut d'abord pourvu d'un canonicat dans l'église de Nantes et admis au conseil du duc. Pour servir ce prince assidûment, il obtint du pape Martin V la permission de toucher les revenus de ses bénéfices, quoiqu'il n'y résidât pas et qu'il fût toujours à la suite de la cour. Il fut nommé à l'évêché de Tréguier en 1430, et député au concile de Bâle en 1434. A son retour, il fut transféré à Saint-Malo par bulles du 27 août 1435. Il eut quelques différends avec son chapitre pour la juridiction temporelle dans la ville de Saint-Malo ; mais Guillaume, abbé de Saint-Jacut, les réconcilia en 1439. Pierre Piedru souscrivit au concile tenu à Angers en 4448, et mourut le 24 novembre 1449.

• Martène, t. 8, Collect. Ms.y p. 751, 753, 762, 810, 891. ftUbtfe,t, 13. Coneil.

234 l'église de Bretagne.

Jacques D'ESPINAI, protonotaire du saint Siège, fut élu le 7 janvier i450; mais ayant été refusé par le duc de .Bretagne, quoiqu'il eût déjà reçu ses bulles, il ne put prendre possession de son siège. Le pape Nicolas. V le transféra à Rennes le 25 avril de la même année, selon les registres du Vatican. Il y mourut au mois de janvier 1482.

Jean L'ESPERVIÈR, évêque de Sairit-Brieuc, fut transféré à Saint-Malo le 15 juillet 1450. 11 rendit aveu au duc le 21 septembre 1451, et le reconnut pour souverain seigneur de la ville de Saint-Malo. Deux ans après, il fut commis par le pape Nicolas V pour faire les informations préliminaires de la canonisation de saint Vincent Ferrier. Son diocèse lui dut d'excellents règlements qu'il fit dans le synode de 1452. 11 fut député à Rome en 4459 pour porter au pape Pie II l'acte d'obéissance filiale du duc François 11. Il profita de son titre d'envoyé pour solliciter avec instance auprès de ce pontife l'érection de l'université de Nantes, et il l'obtint en 1460. Le pape l'honora des titres de référendaire et d'assistant du trône. En 1474 \\ fut fait président de la chambre des comptes à la place de Vincent de Rerleau, évêque de Léon. Son décès arriva en 1486. Il avait un suffira gant nommé Yves Glen, chanoine de Dol et de Saint-Malo, qui est indiqué comme évêque de Dromore et qui testa le 19 mars 1492 K

Pierre DE LAVAL, fils de Gui, XIV* du nom, comte de Laval, et d'Isabeau de Bretagne, obtint d'abord l'évêché de Saint -Brieuc, et ensuite celui de Saint-Malo en commende après la mort de JeanL'Espervier. Il en rendit aveu au duc le 14 novembre 1486; il avait été tranféré,en 1475, de Saint-Brieuo à Reims. Son séjour dans sa ville archiépiscopale ne fut pas de longue durée. Afin de ne donner au-

1 Pendant. l'épiscopat de Jean L'Espervier, un de ses diocésains, nommé Pierre Morin. dont on n'a pas su la profession, passait à Guignen, Heu de sa naissance et de sa sépulture, pour un homme puissant en œuvres et en paroles. Il marqua beaucoup de zèle contre les dérèglements de son siècle, et il soutint si bien sa conduite par l'unifor mité d'une vie pénitente et édifiante, que le peuple de Guignen se croit encore aujourd'hui bien fondé i lui attribuer des miracles. Ce lieu est un gros bourg situé sur les contins du diocèse de Saint-Malo.

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