DE QUIMPER
Saint CORENTIN'1 est reconnu pour le premier évéque de Qu imper, ville Capitale des Ossismiens, suivant les actes de saint Menulphe ou Menou. Il fut établi par Grallon, comte de Cornouaille, et sacré par saint Martin, archevêque de Tours, sur la fin du ivc siècle. M. Gallet estime que Corentin, ou Ciiourentiu, est le Carialon qui assista au concile tenua Angers Tan 453 pour l'ordination de Thalasius* ; c'est aussi le sentiment de M. l'abbé Chastelain dans son Martyrologe de France
L'ancien Catalogue des évêques de Quimper, autrefois conservé dans les archives de cette église, faisait succéder à saint Corentin saint Allor, Bundic, Gunthebed, Harnotaoten, Morgueten, Tremerun, Ragan, Salaun, Abaret et Golohet, sur lesquels la tradition ne nous fournit rien de certain, et qui ne nous sont connus que par les Catalogues a. Il n'en est pas de même des suivants.
* Labbe, t. 2, Biblioth. Ms.t p. 433.
* Voyez ce que nous disons de saint Corentin, Fies des saints de Bretagne, t. 1er.
1 Le r. Lelarge est d'un sentiment différent, et regarde Chariaton comme un évéque d'Àleth dont on a transformé le nom en celui de saint Careuc.
* Voici la suite des premiers évêques de Quimper, selon M. Gallet : Charaton ou Corentin, premier évéque de Quimper, vers l'an 400. Guennuc, que les Catalogues font succéder a saint Corentin, était
évéque d'un autre siège.
Saint Vénérand, dont il est parlé dans le concile de Tours, en 461. 11 est le même que Venécan, Guenégau ou Conogan, que le P. Albert et M. de Mli>sirien font succéder à saint Corentin.
Albinus, qui souscrivit au concile de Vannes en 465, est le même que Guennuc, second ou troisième évéque de Quimper *; car guen est
* Il faut bien distinguer ce Guennuc de celui dont il est fait mention plus haut, autrement D. Morice se contredirait. Il faut aussi regarder celui-ci comme troisième, et non comme second évoque de Quimper, s'il est vrai que le Vénérand pour lequel Jocondînus signa au premier concile de Tours, suit le même que saint Veneran ou Conogan, et différent de saint Guenegan.
HUARWETHER * tenait le siège de Quimper sous le règne du roi Audren. Il fut témoin d'une donation faite au monastère de Landevenec, par Hepwon, fils de Rivelen et de Riantis. Ce prélat n'a pu vivre, suivant la charte d'Hepwon, que vers la fin du ixe siècle.
L1THARÊDE souscrivit en qualité d'évêque des Ossismiens au premier concile d'Orléans, tenu Tan 5H. L'évêché de Léon n'étant pas encore établi, ou Tétant nouvellement, Litharède ne pouvait occuper d'autre siège que celui de Quimper ou de Séez, qu'on veut aussi avoir été nommé Oximum1.
FELIX fut du nombre de ces infortunés prélats que Nominoé fit déposer vers l'an 847. Il entreprit le voyage de Rome avec Susan, évéque de Vannes, pour y défendre la cause des évêques accusés de simonie ; mais il apprit du pape Léon IV des devoirs qu'un bon pasteur ne doit pas ignorer, et dont l'infraction contribua beaucoup à la défi* nition de l'assemblée de Coetlou. Il ne paraît pas qu'il soit remonté sur son siège après la mort de NominoV.
ÀNAUVETEN ou ANAWETEN est indiqué comme évéque de Goroouaille dans le privilège accordé par Erispoé aux religieux de Redon, de pouvoir se donner un abbé. 11 vivait encore le 5 mars 860.
SALVATOR b fut témoin d'une donation faite à l'abbaye de Landevenec, sous le règne de Budic, comte de Cor-
un mot breton qui signifie blanc en français et albus en latin. 11 y avait dans l'ancien diocèse de Quimper une paroisse, maintenant réunie à celui de Saint-Brieuc, qui porte le nom de cet évéque, et est nommée Saint-Guen. .[ ■
Saint Renan ou Konan, dont U est fait mention dans le vénérable Bède, 1. 3, cap. 25, et dans les Annales bénédictines, lib. 15, p. 474.
Saint Gorentin, IIe du nom, vivait sous Grallon, comte de Cornouaiile.
Saint Meaou vivait sous Dagobert ; le P. Labbe nous a donné sa vie, au t. 2 de sa Bibliotk. Ms.% p. 433. Voy . Vies des Saints de Bretagne, t. 2.
Saint Alain.
David. < .