‹ Vieux SaxeChapitre 8 sur 64 · FRONTIN ET CRISPIN · texte numérisé non relu

FRONTIN ET CRISPIN

Les voici, Monsieur.

ARMAND ET AGÉNOR , les bàtonnant.

Voilà pour vous punir de vos méfaits.

(Les laquais s'enfuient.) AGÉNOR.

Ceci vousconvainc-t-il, mesdemoiselles, et persistezvous à croire à une intervention de rôles avec ces marauds? Pensez-vous qu'une personne de qualité soit susceptible de recevoir la bastonnade avec autant de naturel qu'un homme de la condition?

HORTENSE

Votre parole nous suffisait, Messieurs, et il n'était point besoin d'autre chose.

AGÉNOR

Eh bien , maintenant que la glace est brisée , pouvonsnous espérer que les impertinences de nos gens ne nous feront point de tort à nous mêmes, et que vous souffrirez, au moins sous condition , la cour respectueuse que nous aurons l'honneur de vous faire?

HORTENSE

Mais, Monsieur le Comte, je ne suis point Silvia; la voici. Je ne sais trop d'ailleurs s'il serait décent pour elle de discourir avec vous, comme pour moi avec M. le Baron; il n'est point d'usage que les fiancés se voient pour la première fois hors de la présence des parents.

ARMAND

Nous ne désirons rien plus que les saluer; et puisqu'il est d'usage de ne pas rester seul avec sa fiancée, que Mademoiselle Hortense veuille bien conduire M. le Comte chez M. le Maréchal, et Mademoiselle Silvia me guider moi-même chez M. le Commandeur.

LE GALANT STRATAGÈME 3l

SILVIA

Mais rien de plus facile, Monsieur le Baron, veuillez venir avec moi.

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