VILI.ARS KT MADAME IlE MAl.VTF.VOX
internellc des let
ofit.
I letjoDS doal il savait mire son pro Nous n'avons mallii-ureusenient qu'un (rès-pelil notnbrc des lettres qui furent échanyées pendant ce commerce de trente ans '. Nous n'nvons rien de i'cpoque laborieusi- où litlarsnpprenail la guerre sous Condê, Turenne et Luxembourg; où madajne Scarron apprenait la vie sous madame de MoDiespnn ; rien de l'époque brillanle oii Villnrs, ambassadeur a Vienne, vainqueur à Friedlin<{eii et à Hochsfœdt, marquait sa place en Europe, et où madame de MaintenoD prenait discrèlement la sienne à côté du trône de France. Quelques passages des Mémoires de Uillars et de sa correspondance jjénéraie nous indiquent pourtant un commerce assez suivi; mais les lettres se sont perdues. C'est surtout dans les cireonslances délicates que l'illars s'adressait à sa protectrice, quand il avait à faire (larvenir au Itoi une information ou une demande qu'il n'osait adresser directement. Nous avons vu plus liant qu'il avait eu recours à son a.ssislance dans la sotte affaire du (iuché i-efusé après la prise de Kehl, dans l'embarrassaote négodation relative au voyage de la maréchale. Madame de Maintcnoii sut, dans ces deux circonstnnees, épargner ù Villars une fausse démarcbe et un ridicule. QueUiuefois, voulant ménager son amour-propre, elle ne lui écrivait pas directement et faisait passer ses avis par une amie commune, madame de Saint-Géran, parente de Villars par sa mère, posée aussi en protectrice de sa famille.
' Ce» IpUrcs te lonl retrouvée! dont le» Papîeri de Villan : celle» de nuikiDe de Miinlenon «uni ii ri'tBl de «aplei, «aut trois qui «ont arl<{ia«lM tl antogrsplieg : nuui Ici lignaPcron» va Ici reproduiual. Celle» do Vlllir) •odI ou de» copie», ou de» itimuloi originales.
te»
La c
a correspondance ne coumience po de 1703, à l'époque oii nons a conduit noire récil. l"i!lars était à Erolzheim, le 20 oclnhrp, au moment le plus critique de sa brouille avec l'Électeur : il venait de receroir de Versailles les lettres qui, sous des formes oourtuUi's, lui doiiiiaieut lorl, et accordaient à Max-Emmanuel les saligfactious qu'il deinaudait. A ce désagréable courrier Était joint un mot de madame de Saint-Géran, écrit sous l'inspiration de madame de Maiuteiion, et destiné à atténuer un peu l'elTet des communications du Roi. Villars répiii directement à madame de Muinlenun :
Au campd'I^rDUlK^Jm, le 21 octobre
Ma
Je reçois