‹ Ville de BruxellesChapitre 7 sur 29 · Ceuren van Brussele, 1229 lot · texte numérisé non relu

Ceuren van Brussele, 1229 lot

Volume in-folio, sur parchemin, portant en tète la signature de Gevaerts, l'ami de Rubens, le secrétaire de la ville d'Anvers. Sous son nom se lisent ces devises, d'une philosophie un peu banale : Niet te veel. Ne quid nimis (« rien de trop »). Mediis tutissimis viis (« les voies moyennes sont les plus assurées »), et ces vers :

Niet le luttel, noch niet te veel, is goede mate.

Quoique portant le même titre que le n" 33, ce manuscrit n'en conslilue pas une reproduction. Il est écrit par pages pleines ; après la table vient une série de chartes, déjà copiées dans les registres précédents, mais ici disposées dans un ordre chronologique presque toujours régulier. Une série écrite de la même main va de 12:29 à 1573 (folios 1 à i02j; suivent quelques pièces de deux écritures tout à fait distinctes, de 1406 à 1421 ; et enfin, au dernier feuillet, deuxchartes, l'une de 1318, l'autre de 1378.

Fonds ancien, B 16.

35. — Boeck met de ketinck (« le Livre à la chaîne »), ainsi appelé parce qu'une petite chaîne servait à l'attacher au pupitre sur lequel on le plaçait). Registre in-folio, avec reliure en bois recouvert de cuir et à clous de cuivre. Il est écrit sur parchemin, sur deux colonnes, avec intitulés en lettres routes et lettrines rouoes et bleues d'une très belle exéculîon, surtout celle du folio 1, qui a un gracieux encadrement des mêmes couleurs. Ce volume n'a jamais été achevé et se termine brusquement au folio 1 13. A partir du n" 94 les espaces que devaient occuper les intitulés des chartes sont restés en blanc et il n'existe pas de traces de table. Les pièces qui sont copiées ici vont de l'an I22o à 1392 et se retrouvent d'ailleurs dans les registres précédents.

Fonds ancien, B 6.

36. — Groodt boeckmette knoopen^abannoXôll lot 1498, en latin Liber cum magno nodo faLe Livre au grand nœud ») Registre formé de feuilles de papier et de parchemin entremêlées et quelquefois endommagées, avec reliure de bois recouvert de cuir gaufîré, fermoirs et clous de cuivre. Il contient en tout 371 folios.

On trouve dans ce registre un grand nombre de pièces intéressantes, surtout au commencement du volume, où il y a une série allant de 1562 à 1409. Citons, au folio 30, la liste originale, avec ratures et additions, des patriciens qui se firent inscrire dans \q^ différents lignages, pour se conformer

à une disposition formelle de la charte des ducsWencesias etJcanne, du 19 juin 1575. Plus loin, on trouve : au ^ 59 V, une promesse faiie par les magistrats de Bruxelles à ceux de Diest, le i 8 juin 1 248, de ne point donner asile aux tisserands et foulons qui se révolteraient dans la dernière de ces villes; auxf°MO et 109,1a charte de franchise accordéeauxhahitants d'Over-Yssche, en décembre 1254; au f' 69, une nouvelle série de diplômes commençant en 1407; au f" 91, le statut sur les tutelles, d'Alost; au f° 100, la charte donnée à la franchise d'Assche le 6 juillet 15G9; au f"" 101, celle de Vilvorde, de fan 1192; au f" 110, la bulle papale, du 15 décembre 1448, confirmant aux magistrats de Bruxelles la direction des hospices et hôpilaux; aux P' 119 à 155, des chartes du temps du duc Antoine de Bourgogne; au f" 167, un règlement pour l'hôpital Saint-Jean, du 27 mai 1469; aux f"* 181 et 251, des pièces intéressantes du temps du duc Charles le Téméraire; au f' 196, un acte de l'année 1505, relatif à l'acquisition d'un bien devant servir à l'établissement des fossés de la nouvelle enceinte; aux f"'290 et suivants, des documents de l'époque de Philippe de Bourgogne, père de Charles, et, presque à la fin (f" 517 et suiv.), des pièces pour le règne de Philippe le Beau et notamment des invitations à la ville de ratifier le traité conclu à Paris, en 1498, avec le roi de France. Parmi les dernières, il en est qui appartiennent à l'année 1501 et concernent l'adoption de la clôture dans le couvent des Sœurs grises ou Pauvres claires, rue de Laeken.

Fonds ancien, B 54.

37. — Copye autienb'ek van de origineele privilegien der stadt Drussel, gegeven door de lierlogen in den jaere 1226 (« Copie authentique des privilèges originaux accordés à la » ville de Bruxelles par les ducs en [U faut lire depuis] » Tannée 1226.) » Petit in-folio, relié en veau, de loi folios, sur deux colonnes, d'une écriture de la fin du xviii' siècle, avec lettrines rouges et deux petites miniatures d'une exécution très médiocre, représentant fune (en tète) les

armoiries de Bruxelles, l'autre (f" 16) celles des sept lignages.

Ce manuscril peu ancien est remarquable en ce qu'il semble prouver, par l'énoncé de son titre, que les diplômes originaux de la commune existaient encore il y a une centaine d'années. En effet, on y a transcrit (f" 149) un acte qui ne se rencontre dans aucun dos autres caitulaires existant, soitaux archives communales, soit aux archives du royaume. C'est une promesse datant du hindi après la Toussaint, en 1540, et émanant d'un grand nombre de Bruxellois, qui y sont nominativement désignés, de donner aide et appui au duc et aux bonnes gens, c'est-cà-dire aux patriciens. Les autres documents sont tous du xiu* et du xiv* siècle et antérieurs h l'année 1578.

Fonds ancien, i5 61.

38. — Perquemenl boeck mette lailsen (« Livre en par- » chemin avec fermoirs »), registre à reliure en bois, recouverte de cuir, avec clous de garde et fermoirs en cuivre. La reliure est en partie gauffrée. Écrit sur parchemin, ainsi que le titre l'indique, et contenant 244 folios, d'une belle écriture, devenue presque illisible en certains endroits, pour avoir été consultée très fréquemment.

Un intitulé, à Tintérieur, porte : Hier na volghen alderhande diverse poenlen aengaende den rentmeesteren der stad van Bruessele in hiierre officien, gelyc men elc poent by hem selven in de tafele van den gelale nabescreven bevinden sal, begonnen den sesten dacli van januario als men screef djaer 0ns Heeren XI 111" en XL VU, by Janne Den Mol, Amelric Was, Godevaert Tayen ende Auberlyn Frenier, rentmeesteren ter tyt van der selver stad, c'est-à-dire : « Ci-après « suivent toute espèce d'affaires, concernant les receveurs » de la ville do Bruxelles, comme on le trouvera dans la >• table ci-jointe, commencée le 6 janvier 1447-1448, par » Jean De Mol, Amelric Was, Godefroid Taye et Aubertin » Frenier, receveurs de la ville à cette époque. »

Une énumération détaillée de ce que contient ce registre

mènerait loin. On devrait peut-être ne pas le classer parmi les cartulaires, mais il contient tant de documents divers et curieux pour le xv® siècle qu'on ne pourrait le reléguer parmi les registres d'une importance secondaire. On y rencontre souvent des formules des serments que les fonctionnaires communaux devaient prêter, suivies de l'indication des dates auxquelles certains de ces fonctionnaires sont de la sorte entrés au service de la commune. C'est ainsi que l'on y a annoté (f" oO) la nomination de maîtres des maçonneries ou architectes de la ville, tels que maître Guillaume Lissen dit De Visscher, nommé le 26 juin 1484; Henri Van Pede, nommé le 24 mai 1513 ; Martin Van Ophem, nommé le 50 mai 1517; Michel Boots, nommé le 29 avril lo42. D'autres actes concernent les assises, lartillerie, les péages et chaussées, le change, les gildes, la police des denrées. Au f" 205 commencent des actes du xvie siècle, qui sont relatifs surtout à la situation financière pendant le règne de Chai'les-Quint et à des concessions de biens ou de servitudes en faveur de particuliers. Fonds ancien, B 13.

39. — Het Roodt privilégie boeck, ab a" 1476 tôt 1497 (« Le livre rouge aux privilèges, de 147G à 1497 »), registre in-folio sur parchemin, avec reliure en cuir gaulTré, à clous de garde et fermoirs de cuivre. Il est coté à l'intétérieur n° 4 et comprend 334 folios (outre la table).

En tête de ce volume se trouve une table des matières par ordre alphabétique; on y a copié toutes les chartes qui furent accordées à la ville de Bruxelles par Marie de Bourgogne, lors de l'avènement au trône de cette princesse. A cette époque, on anéantit momentanément la prépondérance des familles patriciennes, que l'époux de Marie, Maximilien d'Autriche, se hâta de rétablir. Le volume continue par des diplômes de ce prince, de son fils Philippe le Beau et de Charles-Quint; ils s'arrêtent, non en 1497, mais en 1520. Le tout se termine (f' 512) par la charte de Philippe de Bourgogne, dite la Sentence de Saint-Omer,

du 21 mai 1461, et(f° 516 v) par une grande ordonnance en 116 articles, sur la fabrication et la vente des draps à Bruxelles, du 8 juin 1497. Quelques pièces sont authentiquées par les secrétaires de la ville.

Fonds ancien, 6 4-.

Il existe de ce registre une bonne copie, qui se trouve à la Bibliothèque royale, sous les n"' 17157 à 17161,

Ce dernier volume mérite notre attention particulière. 11 comprend les chartes du RooJlboeck, mais seulement jusqu'aux lettres par lesquelles l'empereur ]\îaxirailien est admis en Brabant comme tuteur de son petit-fils Charles, depuis Charles-Quint.

Il constitue donc une copie incomplète. Mais, en tête des chartes on trouve : d'abord une courte description de la ville, dont le texte et la traduction se trouvent ci-après; la teneur des serments prêtés par les ducs en Brabant; une généalogie, en latin, de ces ducs depuis Adam jusqu'à Philippe le Beau, rédigée, est-il dit, en l'honneur de la ville de Bruxelles ; des règles pour l'institution des officiers du duché et des magistrats. Sur le feuillet de garde on lit ; Pertinet ad Ubrariam monasterii cauonicorum regulariiim Vallis Sancti Martini, ex parle fratris Henrici Strvraiicx, ex primoribus Lovan., qui projitebatur a° 1454 et obiit quidam conftssor in Aerschot primas jiibilarius liujus nionaderii Vallis Sancli Martini anno Domifti 1504. « (Ce volume appartient à la bibliothèque du '/ couvent de chanoines réguliers du Val-Saint-^lartin, de la part a du frère Henri Servrancx, du nombre des patriciens de Louvain, » profès en 1454, mort confesseur à Aerschot, premier jubilaire de » ce monastère du Val-Saint-Martin, l'an du seigneur 15 04 «).

Voici ce qu'il dit de Bruxelles :

Bruxella oppidum insigne, iinde nornen suum sumpserit, ad ejus laudem sciendum ; paido ante tempore domitii Alexandri macjni in hiis oris LeOyprinceps hujus nominis primas , virfortiasi'iius, super Tongrinos principatum gessit, ante Nativitatem Christi irecentis quadrajinta annis, quo tempore Brennus rex Notumbrie totam. Galliam Belgicam sihi siihjicere moliebatur Ut ergo illi in hiis locis transitus denegarelur , dicius Léo inter nemus Zonie et paludes Rethie dicti Bruxel, in loco qui nunc Trigidus mons appellatur, solempne castrum construxit, unde locus paJudoms, citra predictum castrum, vulgari nomine tune Bruxel, 7iunc a palus ^ paludis, et ella, appellatus est Bruxella. Dicitur enim

palus a Palea dea^ pabuli quasi papulum nutriens jumentorum, sicut videmui in paludibus Inde oppido viclnis, et ella quod interpretaiur leti.cia, unde Bruxella quasi lucus leticie dicitur ; vei pottst dici Bi'uxella a bucca et cella^ quasi sit lucus partis, cuin in eodem talis conficitur panis^ qui ab aliecjenis desiratus, ad alia oppida navlf/io duciiur.

Facta igitur unione inter Brennum regem et Leonem, cujus nominis gratta in armis Brabantie Léo fulvus in campo nigro depingitiir, ad antedictum locum propter ejus fertUitatem et aeris dulcedinem muUe gentes conjluentes habitaciones consiruxerunt, inter quas nobiles et generosi, quasi singuîari indiistria rnoti, attenta perfectione numeri septenarii, sese in septem tribus distivguentes, scptem domus lapideas seii castella fieri jusserunt : primum apud Canterst^en, secundum in vico vici Collis dictum Maximiacnsteen, tertinm apud Commune forum dictum TserhvygJiski)itsteen, quartum apxid rivulum Calceorum dictum. . . , quintum in opposito chori Sancii Nycolai dictum 't Southugs, sextum in cono B revis vici Militum, et septimum in foro Sancti Nycolai appellatum tPaeyhiiys.

Quem locum succtssu temporis, aucto populo et re publica triumphante, munitissimia menibus scissis ex pétris, sepiemque magnis poriis circumvallarunt. In quo opido, veluti septem planète cf lestes injiueidiam, habent in istis inferioribus, sic prefaie septem tribus giibernutionem justicie et policie habi-nt in populo quod tam magnijice et virtuose ad talem duxerunt Jiiiem ut ipsum opidum tandem, expediens esstt ampUnri in tanta circumferentia ut veteris loci mngnitudiuem excedere videretur. Denuo ibidem laudabili regimine et arte textoria vigente, iterum ex nitis menibus cortilibus vallentes, multis in eii turribiis causa vigilie noctis exstructis, septem majoribus portis fortificarunt infra tempus vîginti annorum explratum in profesto Katerine anno Domini XIII'^LXXIX".

Ut igitur excellentia ejus magis elucescat, totius Christiaiiitatis defeusor sanctus Mychael, archangelus ejundem est patronus et tulor, qui indubie est angélus ille qui septem liabtt stillas, que sunt septem ecclesie, quarum prima principalis est dive virginis Sancte Gudile, ex sanguine ducum Brabantie nate; secunda Sancti Jacohi in Frigiilomonte, tertia Sancti Egidii in Obbruxella, quaria prefaie Virginis ad Capdlam, quinta Brali Cair/erici episcopi, sexta alius poutificis Nicolai et septima Sancti JoJiannis Baptiste, in quibus cauuntur septem liore canonice. Sunt etlam in eisdem ad sustentationem pauperum septem mense Sancti Spiritus . Secunduîn numerum sfptem operum tnisericordie habentur in eodem opido ad nsum civium et advenarum, septem fontes principales ad quos

die noduque liber omnibus circumqnaqiie patet accessus cuilibet peienti UQue stijfficienter donans, secundum que sunt septem dona Sancti Spiritus. Hujusmodi autem fontium primiis in Foro communi habens octo foniicidos secundum oclo beatiludines, secunda in Furo Sancti Nicolai, teriia circa Forum pisciui/i, quarta apud lacum hospilalls Sancti Joliawm Baptiste, quinta prope Camelitas, sexta in principio vici Fullonum et sepiima in cono vici Lapidis.

Est insuper in medio lui jus opidi excellentissima et regia domus, habens altissimam turriin artljiciose structure, in cujus summitate superpositus fuit ejus patronus Mijcliael archangelus anno Domini XII1I<^ LIIII'^, quequidem domus cioitatis justicie mit cousilii nomen Jiubet, ad quamper septem plateas causa justicie consequende adjudicium pervenitur, sicut per septem sacramenta, per septem opéra misericordie, per septem orationes dominicales, fugiendo septem morlalia, completis septem etatibiis mundi, vite nostre, deveniendum est ad justi judicis extremum judicium. Et lieo domus etsi extra mira arte sculptdi videatur ornata, nichilominus tamen ab intra talis est ei artis picture decus, ut nonnunquam, sit liabilura parem.

Lucide patet igitur liujus opidi fundatores bene virtuosos fuisse et prudentes, qui tanta statuer unt secundum numerum septenarium opéra, scientes enim Creator i omnium esse placidiorem, qui in creatione mundi eum benedixit, dicens dies septimus erit sanctus. Unde adhuc veteri more de septem tribubus septem ordinantur scabini, qui cum duobus receptoribus rei publiée ex eisdem tribubus numéro nonario hoc opidum a sua pi'ima institutione laudabiliter gubernarunt vsqne ad annum Bomini MCCCC^XXl" ,quo tenipore effiuxo illis novem additisunt adhuc novem viri probi, elecli ex pltbeis, qui in novem nationes distincti sunt, ita quod dira idem opidum per tribus et nationes equaliter gubernatum est,videlicet per duos niagistros civium, septem scabinos, quatuor receptores et sex consiliarios , quorum nomina et cognomina in hoc libro infra conscripta sunt , qui novemdecim numéro partim juste judicando unicuique quod suum est redd^re ienentur, et ibidem reipublice et policie haud est non necesse sagaciter procidere, ut cum finis vita venerit, tanquam decem preceptorum Dei amatores, novem choris angelorum una pariter possint associari. Quid illis et hujus lihri compilatori concedere dignetur Qui sine fine régnât in secida seculorum. Amen,

C'est-à-dire :

» Si l'on veut savoir d'où Bruxelles, cette ville célèbre, a pris son * nom, ou doit savoir que peu de temps avant l'époque d'Alexandre

" le Grand, un Léon, Je premier prince de ce nom, guerrier très Il brave, régnait dans nos contrées sur les Tongrins, 340 ans avant » Jésus-Christ. A cette époque, Breimus, roi de Netumbrie (i), » voulut subjuguer toute la Gaule Belgique. Afin de lui fermer le Il chemin en cet endroit, ledit Léon fit construire un grand château Il entre le bois de Soigne et les marécages de la Ehétie (2) appelé Il Bruxel, dans le lieu que l'on désigne aujourd'hui sous le nom de » Froidmont (Coudenberg). De là les terrains marécageux, près de * ce château , alors appelés vulgairement Bruxel , s'appelèrent a Bruxelles de palus, j)aludis, et ella. En effet, Palus dérive de la Il déesse Palea, d'où Fabula, ou nourriture des juments, comme on » le voit dans les prairies voisines de la ville. Ella se traduit par » joie, et Bruxelles correspond à sanctuaire de la joie. Bruxelles peut Il encore dériver de bucca et de eella, comme si c'était le sanctuaire « du pain, parce qu'on y fabrique du pain si recherché par les Il étrangers que l'on en exporte par bateau.

» Un traité ayant été conclu entre le roi Brennus et Léon, dont u le nom a fait placer daus l'écusson du Brabant un lion jaune sur ■/ un champ de sable, beaucoup de personnes se réunirent et conu struisirent des habitations dans le lieu précité, à cause de sa ferti- « lité et de la douceur de la température. Dans le nombre, les nobles /; et les vaillants, comme poussés par une idée particulière et consiu dérant la perfectiou attachée au nombre sept, firent élever sept u maisons de pierres ou châteaux, le premier à la Cantersleen; le Il deuxième, le Maximiaensteen, au coin de la rue de la Colline ; Il le troisième dit Tserhuygliskintsteen , au Grand Marché ; le // quatrième, près du ruisseau des Souliers [Scoenbeek), nommé; le Il cinquième, la SoutJmys, en face du chœur de l'église Saint-Nicolas ; « le sixième, au coin de la Petite rue des Chevaliers (ou rue des a Fripiers) , et le septième dit PaeyJiuys, au marché saint Nicolas (3).

Il Par la suite des temps, celte localité vit s'augmenter sa popu- » lation et s'accroître sa prospérité; elle fut entourée de remparts Il très solides, construits de pierres taillées, et percés de sept grandes

(1) Contrée imaginaire, ainsi que le personnage appelé Brennus, qui aurait été contemporain d'Alexandre le Grand, et le prince Léon.

(2) Nom que l'on donne parfois à notre pays.

(3) Pour les maisons des familles patriciennes, voir VHistoire de Bruxelles, tome I", p. 22.

» portes. Dans cette ville, semblable aux sept planètes du Ciel qui

» influencent nos espaces inférieurs, de même les prédites sept tribus

" organisèrent si bien la justice et la police qu'il fallut enfin agrandir

•j ladite ville de manière à y ajouter plus que l'ancienne étendue de la

» localité primitive. Enfin, grâce à la bonté de l'administration et

o à la prospérité de l'industrie d rapière, Bruxelles fut de nouveau

Il entouré de murailles élevées, garnies de tours nombreuses servant

» aux veilleurs de nuit, et de sept portes plus grandes. Ce travail fut

Il achevé dans un terme de vingt années, qui prit fin la veille de la

« Sainte-Catherine, l'an du seigneur 1379.

u Afin de proclamer davantage la prééminence de la ville, le dé-

II fenseur de toute la chrétienté, l'archange saint Michel en devint

1/ le patron et le tuteur; il est sans doute l'ange qui a sept étoiles,

« savoir les sept églises : la première et principale dédiée à Sainte-

ii Gudule, vierge née du lignage des ducs de Brabant; la deuxième

// Saint- Jacques en Froidmont, la troisième Saint-Gilles à Obbrussel,

Il la quatrième Notre-Dame de la Chapelle, la cinquième de Saint-

u Géry évèque, la sixième de Saint-Nicolas, autre prélat, et la

» septième de Saint-Jean-Baptiste. Dans toutes on chante les heures

Il canoniques. Il y a en outre dans chaque paroisse une table du

• Saint-Esprit,

u De même que les sept œuvres de miséricorde s'exercent « dans la même ville en faveur des bourgeois et des étrangers, « de même sept fontaines principales, auxquelles chacun à un libre « accès jour et nuit, fournissent à qui le réclame son tribut, sem- « blable aux sept dons du Saint-Esprit. La première de ces sources Il est celle du Marché commun, ayant huit jets, répondant aux huit u béatitudes (i); la deuxième est au Marché de Saint-Nicolas (a), it la troisième près du Marché-aux-Poissons (3), la quatrième près » de l'étang de Saint-Jean-Baptiste (4) , la cinquième près des u Carmes (3), la sixième à l'entrée de la rue des Foulons (e) et la

• septième au coin de la rue de la Pierre (7).

(1) La fontaine du Marché était près de la Maison du Roi.

(2) Depuis fontaine des Ïrois-Pucelies.

(3) Depuis fontaine du Marché-aux-llerbes.

{A) La fontaine près de l'ancien hôpital Sainl-Jean.

(b) Le Manneken-Pis actuel.

(6) L'ancienne fontaine de la rue du Lombard.

(7) La fontaine au coin de la rue des Pierres, actuellement le Gracheur.

• Il y a, de plus, au milieu de la ville, uae maison splendide et » royale, ayant une très haute tour d'uue construction remarquable n et au sommet de laquelle a été posé son patron l'archange Michel, u l'an du Seigneur 1454. Cette maison de la cité porte le nom de » maison de la Justice ou du Conseil et l'on y arrive par sept rues " pour y obtenir justice, de même que l'on parvient au Jugement Il dernier par le moyen des sept sacrements, par les sept œuvres de .. miséricorde, par les sept oraisons dominicales, en évitant les sept •I péchés mortels, après avoir traversé les sept âges de l'existence du " monde. Cette maison est ornée de sculptures à l'extérieur et ne l'est - pas moins de peintures à l'intérieur, à tel point que l'on ne trou- " verait nulle part la pareille.

• Il résulte clairement de ceci que les fondateurs de cette ville <• ont été des hommes de bonne volonté et sages, qui ont tout réglé 1/ suivant le nombre sept, sachant qu'il est le plus agréable de tous " au Créateur, En effet, lors de la création du monde, ne l'a-t-il pas » béni, en disant : le septième jour sera saint. C'est pourquoi, " d'après l'ancien usage, on choisit dans les sept tribus sept éche- » vins, qui ont administré la chose publique dans cette ville depuis " sa première organisation, avec deux receveurs (i), pris dans les " mêmes tribus, et en formant un total de neuf personnes, jusqu'en " 1421. Alors on a ajouté à ces neuf, neuf hommes honnêtes, choisis " parmi les plébéiens organisés en neuf nations. De la sorte la ville « a été depuis gouvernée par les tribus et les nations, à titre égal, " savoir par deux maîtres des bourgeois, sept échevins, quatre rece- " veurs et six conseillers. Leurs noms et leurs prénoms sont transcrits " dans ce registre. Au nombre de dix-neuf, en partie ils s'appliquent 1» à administrer la justice à tous, rendant à chacun ce qui lui revient. Il en partie ils veillent avec soin à la chose publique et à la police " en ce qui est nécessaire, pour que. lorsque la fin de leur vie arri- 1 vera, ils puissent être associés également aux neuf chœurs des " auges, en qualité d'observateurs des dix préceptes divins. Puisse u ce sort écheoir aussi au compilateur de ce volume, grâce à Celui u qui règne sans fin pendant les siècles des siècles. Amen. •

Ce passage nous a paru intéressant à transcrire en entier. Ecrit vers l'an 1500, il constitue le plus ancien fragment historique et géographique que l'on possède sur Bruxelles. On y remarquera, d'une part,

(1) Les deux receveurs ont été institués en 1334.

la croyance à ces légendes fabuleuses qui ont eu chez nous tant de succès au moyen âge, et, d'autre part, des tendances à un mysticisme symbolique qui voyait partout dans Bruxelles le nombre sept et s'efTorçait de donner l'explication de cette circonstance au moyen d'arguments théologiques. Est-il besoin de dire que souvent on arrivait a ce nombre sept au moyen d'additions et d'éliminations préméditées? Ainsi, au nombre des églises de la ville on ajoutait Saint-Gilles, mais on omettait Anderlecht, Laeken , Forest et Schaerbeek. Afin de ne compter que sept fontaines, on opérait un choix, et ainsi de suite.

40. — Het Swerdt boeck (« Le Livre noir »), gros registre in-folio, en partie sur parchemin, en partie sur papier, relié en bois recouvert de cuir noir, avec clous de garde et fermoirs. Il comprend 409 folios, outre les tables.

Après une première table, par ordre de matières, le volume en présente une seconde, par pages, intitulée comme suit : Taeffele van desen tegenvoirdigen boecke daer inné staen geregistreert ende gescreven previlegien, slaluylen, ordinancien, usanlien, ramingen ende concepten der stadt van Bruessele ende anderssins, getyck die in verscheyde boecken der selver sladt zyn geregistreert, op de marge van welcken previlegien, sla~ tuyten, ordinancien alhier geregistreert stael genoleert dboeck van der stadt waer men die vinden sal en 'iblat daer die staen gescreven, om daer toe adces te hebbene indien men desen boeck geen gelove en gheve, en es meeslendeel gemaect in 'tjaer XP ende XXXV, c'est-à-dire : «Table du présent livre, où sont » enregistrés et écrits divers privilèges, statuts, ordon- » nances, usages et résolutions de la ville de Bruxelles, tels » qu'ils sont contenus dans les différents registres de celte » ville, en marge desquels privilèges, statuts, ordonnances » on a annoté le registre où on les trouvera, ainsi que les » pages où on les a copiés, pour y recourir dans le cas où » l'on n'ajouterait pas foi à ce registre-ci, qui a été fait en » majeure parlie en lo55. »

Ce volumineux recueil a été formé à l'aide des registres désignés par les titres suivants :

Liber crinium {liet Boeck mttten haire). Voir n° 31.

Magnum liber cuni nodo (» le Grand livre au nœud »). Voir n" 36.

Paï'cus liber ciim nodo ou Cleyn boeck mette cnoope (« Le petit livre au nœud «).

Liber statidorum [Statiiyt boeck). Voir plus loin.

Liber correctionum ou Liber corredionum metten taetsen (le Wit Correctie boeck ou. » Livre blanc aux corrections. ») Voir plus loin.

Liber aureus privilegiorum {Gtdde privilégie boeck, ou » Livre d'or aux privilèges ").

Liber rubens privilegiorum (ou Roodt privilégie boeck.) Voir no 88.

T'register van deractenvan derstadt onder J . Mooreti H. WacJielgem (« le registre des actes de la ville sous Jean De Moor et Henri Van n Waclielgem «).

Liber privilegiormn metten taetse (» Livre aux privilèges avec fermoirs «).

Liber privilegiorum Karoli (» le Registre de Charles aux privilèges II).

Liber novus Cori'eetionum [« le Nouveau registre aux corrections «); c'est le Geel correctie boeck, qui commence en 1518. Voir plus loin.

Plusieurs de ces registres sont perdus, noîamment le Parvus liber cum nodo, le Liber aureus, qui avait été nommé de la sorte sans doute parce qu'il était doré sur tranche, et qui contenait surtout des documents du temps de Philippe de Bourgogne et de Charles le Téméraire; le Registre du temps de De Moor et de Wachelgem, précieux surtout pour les temps de Marie de Bourgogne et de Maximilien d'Autriche; le JÀber privilegiorum mette taetse; le Karolyn, qui commençait à l'inauguration de Charles-Quint, eu 1515,

Le Swertboeck permet de suppléer eu partie à ces lacunes regrettables. On y rencontre uorabre de pièces que l'on chercherait vainement ailleurs, voir notamment : fû:= 44 à 73, une suite de résolutions et ordonnances du magistrat, allant du 20 janvier 1421-1422 au 22 janvier 1444-1445 ; fos253 et suivants, une liste des mesures agraires en usage dans l'ammanie de Bruxelles et d'autres parties du Brabant ; f" 283 V, une évaluation des prix auxquels on pouvait se racheter de différents pèlerinages ; f° 284, plusieurs bulles papales en faveur de la ville; fos 360 et suivants, d'anciens textes de coutumes locales : Grimberghe (fo 360), Uccle (f'^* 361, 367, 375), Rhode et Alsemberg (f» 363), Louvain (f^ 370), Nivelles (f" 371), le Hainaut (fo 372), la cour féodale de Brabant (f«s 373, 381), Santhoven (f" 374). Un grand nombre de vieilles ordonnances sur les monnaies ou d'évaluations de

monnaies fourniraient au besoin des données utiles pour la numismatique du moyen âge.

Fonds ancien, B \\.

41. — Privilegien, etc., deser stadt uijt verscheide boecken (« Privilèges, etc., de la ville, tirés de différents registres. ») Registre petit in-folio, avec reliure en cuir rougeàlre, à fermoirs de cuivre, écrit sur papier et contenant 594 folios.

C'est une copie du précédent, mais en beaucoup d'endroits les pièces sont authentiquées par les secrétaires ou les greffiers de la ville. En avant du f" 1, sur des pages non numérotées, sont transcrites deux grandes ordonnances des magistrats : la première, ne portant pas de date, sur les acquisitions de biens-fonds; la seconde, du 2 mai 1456, sur la transmission et le rachat des cens. Ces deux pièces sont également authentiquées.

Fonds ancien, B 22.

42. Het Cleyn swert boeck, ab a° 1 556 (le 22 juin) tôt 1 602 (le 29 mars) (« Le Petit livre noir, de 1556 à 1602. ») Registre petit in-folio, relié en cuir rougeàtre, avec fermoirs de cuivre. Il est écrit sur papier et consiste en 318 folios.

Commence par une table et contient un très grand nombre de résolutions du magistrat, soit pour le vote d'aides demandées par le prince, soit pour accorder à des particuliers des concessions de terrains et des exemptions d'assises, des dispositions du magistrat relatives aux bâtiments communaux, aux gildes, etc. A la fin se trouve une seconde table, par ordre alphabétique. Nombre de pièces sont authentiquées par les clercs ou greffiers Wachelgem, Moeyensoen, Trysens, Melyn, Asbroeck, Caltenbroeck, Boschverken, Vossum, Pierre Matewys, Brooman et De Pape; l'écriture de ce dernier prédoniine à la fin du registre.

Fonds ancien, B 5.

43. — Het Groot swertboeck, ah n" 1602 tôt 1617 («Le Grand livre noir, de 1602 à 1617 »). Registre semblable au précédent, mais d'un format un peu plus grand. Il contient 446 folios, non compris les tables.

A l'intérieur, un second titre porte : Register waer itineslaen geregistreert diversche vonnissen, ordonnantien, placcaeten ende acten raeckende diversche ambachten ende particulière persoonen, prout in indice; c'est-à-dire : « Registre conte- » nant divers jugements, ordonnances, placards et actes » concernant différents métiers et personnes particulières, » comme la table l'indique. » Ce volume a également deux tables et forme en quelque sorte la suite du n" 42. La grande majorité des pièces sont copiées d'après les originaux et sont authentiquées par un clerc ou employé de la ville, nommé J. De Pape. A la fin du volume est transcrite une ordonnance sur les bières, du 23 décembre 1480.

Fonds ancien, B 12.

44. — Register van de stadt van Briissel sub de Conile, begonst Sint-Jansmisse 1624 lot 1647 (« Registre de la ville » de Bruxelles sous de Gondé, commençant à la Saint-Jean » 1624 et allant jusqu'en 1047 ») Ge manuscrit, composé de 551 folios et écrit sur papier, contient des décisions prises par les magistrats de Bruxelles à propos de requêtes à eux présentées par des particuliers ou des corporations. Il s'y trouve aussi des ordonnances et des sentences.

Ancien fonds. Non coté.

45. — Boeck der octroyen oh a° 1628 (« Registre aux » octrois à partir de 1628 »), volume in-folio, sur papier, avec reliure en bois recouverte de cuir rougeàtre. II contient, en 251 folios, les octrois accordés à la ville de 1628 à 1690 et est précédé d'une table.

Fonds ancien, B 50.

Les documents copiés dans ce volume vont surtout de 1638 à 1671. Presque tous sont relatifs à des emprunts contractés parla

Ville pour couvrir des dépenses extraordinaires, telles que celles résultant de l'établissement d'un nouveau carillon à l'église Saint- Nicolas, des mesures prises pour arrêter les ravages de la peste en 1667 et 1668, des travaux effectués aux fortifications, principalement à la porte d'Obbrussel ou de Hal. Jusqu'en 1669, ils sont authentiqués par le greffier Van Nu vêle.

46. — Hegisler ivaer inné staen geregistreert diversche requeslen, schriliuren encle vonnissen ten voordeele deser sladt gewesen, milsgaders eenige arcorden, namenllyck om te begroolen het merckt ende maecken van eenige slraelen int'Iiosbempl, de belcenijige van de bandlmolem ende anderssints. (« Regisire où sont enregistrés différentes » requêtes, écrits et sentences rendues à l'avantage de la j» ville de Bruxelles, ainsi que plusieurs conventions, notani- » ment afin d'agrandir le marché et de pratiquer quelques » rues au Rosbempt [le Vieux Marché, aujourd'hui place » Lebeau], l'engagère des moulins à brai, etc. d), volume écrit sur papier, relié en cuir et allant du 20 juin 1C49 au 50 septembre 1651. Une table se trouve en tète du volume, où les pièces sont authentiquées.

Fonds ancien, coté B 42.

47. — Volume énorme intitulé au dos Taye, d'après un patricien, le chevalier Charles-Jacques Taye, de la famille des barons de Wemmel, qui exerça les fonctions d'échevin en 1660 et celles de trésorier de 1G61 à 1664 et de 1667 à 1669. Relié en parchemin et composé d'imprimés, les uns in-plano, les autres en brochures, et de minutes manuscrites, les uns et les autres datant de la fin du xvi^ et du xvii* siècle. On y rencontre des ordonnances municipales imprimées, non seulement de Bruxelles, mais encore de Gand, d'Anvers, d'Amsterdafn. On y trouve ensuite un tarif détaillé des prix des matériaux en 1665; les pièces relatives à l'établissement dek fontaine du Grand-Sablon, en 1660 (f° 51); une visite générale des fontaines existant à Bruxelles, opérée les 4-8 juillet 1622 ; un inventaire de l'artillerie appartenant à la

commune et se trouvant dans la partie de l'Hôtel de Ville dite h Maison de rarlillerie, en 1625; des projets pour modifier le cours de la Senne et pour l'installation d'un carillon dans la tour de l'Hôtel de Ville, des listes des procès que la Ville avait à soutenir en Conseil du Brabanl, quelques votes des Nations de Bruxelles en 1665 et en 1652, des documents relatifs a l'introduction aux Pays-Bas des décisions du Concile de Trente, etc.

Fonds ancien, D 9.

Il serait impossible de donner l'indication de toutes les pièces dont se compose ce volume; on se bornera à en dire que c'est un ensemble de pièces de tout genre ayant trait à l'administration de la ville de Bruxelles, surtout en ce qui en concerne les finances et la police, pendant lexviie siècle.

48. — Index der resolutien rakende de stadt Brussel (« Table des résolutions concernant la ville de Bruxelles »), volume cartonné, sur papier, qui semble avoir été formé par le pensionnaire Scholte et continué par son successeur, vers l'année 16o0 ou 1660. Il se compose d'analyses de résolutions, de lettres, etc., classées par ordre de matières et empruntées les unes aux registres aux résolutions et aux Copyeboecken, les autres à des recueils actuellement perdus : les Acta oppidi anni 1472 (« Actes de la Ville en, ou plutôt » commençant en 1472), les Acta oppidi anni 1478 (« Actes » de la Ville en 1478 »), CoUigala presidis De Pape (« Mélanges réunis par le président De Pape »), '( Philippyn, etc. Ce volume est important surtout pour les années i47G à 1050 environ; il ne contient pour les temps postérieurs que peu de données, et les résolutions les plus récentes datent de 1655, 1656 et 1657.

Fonds ancien, coté B 62. Ce registre doit avoir été acheté dans une vente publique, car il porte encore au dos, sur un petit cartouche de papier, le n" 1885. On le trouve aussi, à l'intérieur, coté C 52.

Voici quelques extraits par lesquels on pourra juger de l'utilité que ce volume présente :

F-* 15 v". Au paragraphe intitulé Brahantisatle : Ilet magistraet consenleert in de Brabantlmlie van... Ph'dlppm Rubbens^ 12 mai 1607 (» Le magistrat cousent à la Brabanlisation de.... Philippe Rubans — »). Il s'agit ici du frère du célèbre peintre; le magistrat le déclare (sauf avis des autres membres des états du duché) admissible à jouir des droits et des privilèges des Brabançons.

F'' 72, au paragraphe intitulé Iliujilngen ende meubelen vm de sladt (» Edifices et meubles appartenant à la Ville «) :

Te vercoopen allen de pylen om het peryckd van den brandi van Jiet stadlJiuys. Res[ohdum) 14 maii 1612. Item, 23 S*""" 1615, \d Jan{uani) 1619, \ febritiarii) 1632 (» Eésolution de vendre toutes les flèches, " à cause du danger d'incendie de l'Hôtel de Ville, 14 mai 1612. De même, le 23 octobre 1615, le 19 janvier 1619, le 1" février 1622 «). On sait par des éditions de Gulcciardin (voir notamment l'édition latine d'Amsterdam, de 1660, p. 118) que les étages supérieurs de la Maison communale étaient remplis d'armes de toute espèce.

Comedlanlen verboden te speUn op de scJiermersscîiole ende geordonnetrt den théâtre af te breken. Res. 26 jan. 1627 ( « Défendu aux

* comédiens de jouer à l'Ecole des escrimeurs et ordre d'y abattre le

• théâtre. 6 janvier 1627 »). C'est lapins ancienne mention que l'on rencontre d'un théâtre exploité par des comédiens, comedianten, expression excluant tout à fait l'idée de membres des chambres de rhétorique ou d'étudiants des écoles. Le local dit Schermers sclioîe se trouvait dans l'Hôtel de Ville, à l'étage et dans l'aile de derrière.

ScJiilderye van Van Dyck in de Borgei/iecsier camer, ten pryse van 3,400 guldtns. Res. 15 aprilis 1628. (« Peinture de Van Dyck pour » la chambre du Bourgmestre, du prix de 2 400 florins. Pésolu- » tion du 15 avril 1628 « ). Il s'agit ici du tableau dans lequel l'illustre Anversois représenta le magistrat assemblé et qui passait pour son chef-d'œuvre. Diverses résolutions furent prises afin d'en régler le montant, d'abord celle-ci : T.ot het betachn van den schilderye van Van Byck geordonneert nyt der sladts middeleltn 1,000 guldens ende uytelcke gulden eenen composant, item het gène soude gcmaeckt îoorden van het vercoopen van water nyt de fontynen. Reiol. respective 16 et 21 jiinii bis (sic) 1628. C'est-à-dire « Pour le paiement de la « peinture de Van Dyck, on assigne 1,000 florins h prendre sur les « ressources de la Ville, un composant à créer dans chaque serment,

« et ce qui proviendrait de l'octroi des concessions d'eau venant des I» fontaines. Résolutions des IG et 21 juin 1628. »

F 80 v", au paragraphe Mlscelanea.

3,000 guldens voor de scJiildenje repre&mterende Camhises. Res. 6 aprilis 1622. (« 3,000 florins pour la peinture représentant Can-

• byse. Résolution du 6 avril 1622) » Il est ici question d'an tableau de Rubens, qui, suivant toute apparence, fut brûlé, ainsi que le Van Dj'ck, dans le bombardement de Bruxelles.

Il y avait déjà antérieurement h cette époque, ù l'Hôtel de Ville, un tableau représentant le Jugement de Sulomon, comme le prouve un autre extrait copié au f^ 82 v^ :

I/i den jaere 1577 wirde fjeresoJopert de contrefeytsels staende op de scMlderyen van Salomon ende van hel Oordeel, îiangende in de Raetcamer, tiyl te doen, ende daer op te doeu ncJnlderen de wethouders ende renlmeesters alsdan dienende. (« Il fut résolu en 1577 de faire enlever » les volets des peintures de Salomon et du Jugement dernier, et d'y » faire représenter les magistrats et les receveurs alors en fonctions.]»

Plus loin, on lit ces détails qui ne manquent pas d'intérêt :

Aen M^ François De Bniyne, om te wesen schoolmeester van de fransche taele, tocgesecJd Jniyihuere ende 400 guldens sjaers, enz. Aitno 1581. ( » A M'" François De Bruyn pour être professeur de langue

• française, son loyer et 400 florins par an. 15 81. «

jinno 1581 worde geordonneert op te, riclden scholen tôt de Tratres^ de meesters te doen comen nyt Duytdand ende wirde daer toe geschickt over de 5,830 guldens s'jaers, te hetaelen vyl hel inuecomen van de geestelycke goederen. Twekk my dunckt gesleken te lieùben, om de jonckheyt de kdterye ïn te planten. ( « Eu 15 81 fut ordonne d'ériger des " écoles aux Frères [c'est-à-dire dans le couvent des Frères de la vie » commune, plus tard concédé aux Riches-Claires], de faire venir des » professeurs d'Allemagne, et àcet effet, on assigne plus de 5,880 fîo- « rins par an, à prélever sur le revenu des biens ecclésiastiques. Ce !• qui me paraît avoir été fait, ajoute le compilateur, pour répandre « l'hérésie dans la jeunesse. »

49 à 69. — Colieclion de vingt et un volumes pelit infolio, sur papier, coiilcuant des pièces de lotile nalure, mais surtout relatives au vole des impôts cl à la jundiciion exercée par la Ville. Celle série a élé réunie par les soins du pension-

naireTax. Tous les volumes ont des labiés, soil en lêle, soit à la fin. Dans l'ancien inventaire, ils étaient cotés B \.

Elle comprend d'abord les volumes suivants :

TaxIGoS.

Tax 1659.

Tax IGCO.

Tax 1GG1 (avec une table des matières par ordre alphabétique, pour ce volume et les précédents).

Tax 1G62. Contient quelques extraits du Copyehoeck de lG28à 1641.

Tax 1663.

Tax 16G4.

Tax 166S.

Tax 16C6.

Tax 1667.

Tax 1668.

Tax 1669.

Tax 1670.

Tax 1671.

Tax 1672.

Tax 1673.

Tax 1674.

Tax 1675.

Tax 1676 et 1677.

Tax 1678 et 1679.

Tax 1680 et 1681.

Chacun de ces volumes est précédé d'une table des matières. On y trouve surtout les demandes d'aides et de subsides adressées par les gouverneurs généraux aux Étals de Brabant, les propositions laites par le pensionnaire au magistrat, les réclamalions de celui-ci et la correspondance que ces dernières ont provoquée. L'histoire officielle et financière du pays est en quelque sorte résumée dans ces volumes, où se manifeste à chaque instant le contre-coup des événements politiques et des différends qui surgissaient entre les corps constitués.

70. — Tax. -4. Coiilient, d'après l'inlidilô, un grand nombre de sentences, d'acles déclaraloircs, de pièces de loiile espèce réunis à grande peine cl concernant non seidement la Vdie, m lis d'autres adniinislralions ou di;s ]iarliculicrs, et dalant des xvi" et xvii" siècles. Ces pièces se rapportent surtout a rétenduectà l'exercice de la juridiction appartenant à la commune et aux francliises ou exemptions d'impôts accordées à différents corps ou particuliers. En tète du volume il y a une table des matières, qui se continue à la fin, au f^ 199. Au f' 143 se trouve, sous le titre de Memorie raeckende de neiringe len plallen lande, « Mémoire concer- » nant l'industrie au plat-pays «, une série d'annotations intéressantes, empruntées à l'histoire de différentes villes de nos provinces.

71. — Tax. B et C. Recueil du même genre, mais plus spécial à Bruxelles. Los pièces y sont rangées par ordre alphabétique des matières : dans le premier volume les lettres A à M, dans le second les lettres N h Z. On consultera en particulier avec fruit les mots Beroerte, Nalien, Thollen, etc.

72. — Tax. Index van dn hoecken A, B, C {<t Table des » registres A, B, G »). A l'intérieui', on lit : Index seu tabula (jencralis corum que conlinentur tribus libris mcis A, B, C (« Index ou table générale de ce qui est conlenu dans mes » trois volumes A, B, G. »). Sur le feuillet de garde, on a inscrit les tilres des principaux registres épargnés par le bombardement et qui tous subsistent encore.

Le volume est terminé par quelques sentences et autres pièces, dont il existe un relevé au ^ 199.

73. — Tax. Noticicboerkop a, B, C. G'est, comme l'indique une note placée en lèle du registre, un Répertoire par ordre alphabétique de matières extraites de différentes sources. En tète se trouvent d'abord une table des rubriques, puis, f"' 22 et suivants, ces rubriques mêmes, pour lesquelles

Tax s'ost servi d'auteurs imprimés, de registres des Archives de la Ville et de plusieurs de ses propres com[)ilalions, surtout de celles cpii concernent spécialement les années 1G58 à 1603. Au f" 1G<S commence une série de pièces qui comprend !e restant du volume.

Parmi ces dernières se trouvent :

F^ 108 v°. Un jugement du Conseil de Brabant, du 24 décembre 15fi(), relatif au procès engagé entre le lieulenantamman Nicolas T'Shagen et Barbe Tisseran, veuve de Michel Sohye, qui accusait T'Shagen de l'avoir emprisonnée sans motifs et injuriée.

F" 190. Détails sur les sommes payées à l'hôpital Saint- Jean par le Gouvernement pour l'entretien des soldats malades ou blessés. Ces détails se rapportent aux années 1662 et 16G3.

F° 208. Consultation relative au droit que possède la ville de Bruxelles de lever une taxe sur les ventes de meubles s'opérant après les décès,

F°2I5. Décret du Conseil de Brabant, du 15 janvier 1665, déclarant que les réunions des surintendants des écoles de Bruxelles doivent se tenir, comme par le passé, chez le surintendant délégué par le Conseil.

F- 25o. Extrait d'un acte déclaraloire, délivré par les archiducs Albert et Isabelle, le l"" janvier 1614, au sujet des lonlieux, suivi de plusieurs documents concernant les franchises des personnes de la Cour.

F" 270 et suivants. Diverses ordonnances importantes sur l'enlèvement des boues, les maladies contagieuses, les constructions en bois, etc.

74. — Tax. T. Pièces diverses du xvii^ siècle. Recueil formé do copies ayant trait aux droits appartenant à la Ville. Il s'y trouve aussi des pièces ayant rapport à des questions de tout genre, comme le rétablissement du commerce, en faveur duquel certaines villes réclamaient l'interdiction des étolTes fabriipiées à l'étranger. Aux f' 210 et suivants on remarque plusieurs documents concernant les réclamations que iJrent

entendre, en 1C19, les neuf nations. Ces documents sont indiqués comme provenant d'un registre aujourd'hui perdu : le Copye boeck de 1597 à 1627.

75. — Tax. Van de vinders oftc keurmeesfers (« Sur » les syndics ou experts »). Volume contenant des ordonnances sur la vente des denrées, vente dont le contrôle était attribué aux vinders. Une note de l'auteur apprend qu'il fit faire ce recueil à ses frais, dans l'espoir d'obtenir une récompense, soit pour lui, soit pour ses héritiers.

76. — Tax. Aggregata. Recueil de copies et de pièces formé par le pensionnaire à l'aide d'un inventaire do documents reposant à la Trésorerie, inventaire que Tax avait fait dresser.

Ea tête de ce volume, le pensionnaire Tax déclare qu'il y a fait copier quelques documents pouvant être utiles à la Ville. Il a, en outre, ajoute-t-il, entrepris un inventaire général de toutes les pièces processales se trouvant, dans un ordre très confus, à la Trésorerie ou ailleurs; après ce travail, auquel il employa plus de quatorze mois, les pièces furent placées dans des sacs de toile grise brute marqués des lettres A, B, C, D, E, etc. Au commencement de l'année 16S0, il n'en avait pas encore été récompensé.

Il y a, dans ce volume, un grand nombre de pièces très intéressantes, surtout pour les événements tumultueux survenus en 1680 et 1681. D'autres appartiennent à des temps plus anciens. Citons notamment une grande charte du duc Philippe de Bourgogne, du 28 janvier 1457-1458, terminant un débat qui avait surgi entre la Ville et le métier des bouchers (ft's 73 à 85); une lettre du prince de Parme, Alexandre Farnèse, au roi Philippe II, du 27 janvier 1589, insistant pour que le siège de la chancellerie du Brabant reste fixé à Bruxelles, malgré » l'importune poursuite de ceulx de Lou vain « (f''90); une liste détaillée des émoluments que les magistrats et les fonctionnaires de la Ville, y compris les membres des cinq serments, ont touchés à titre d'indemnité d'habillement {cleetgeld), en 1673. Le total de ce relevé monte à 6,942 florins 3 sous, somme dans laquelle les serments seuls figurent pour 1,725 florins 11 sous (fo 97).

A la fin du volume, où quelques pages sont restées en blanc, et

qui est terminé par une table des matières, on a copié plusieurs pièces relatives à l'auteur de la présente collection. Par suite du grand âge du pensionnaire maître François Tnx, il était devenu nécessaire de lui donner un adjoint; mais, avant de procéder à cette nomination, le magistrat déclara, le 18 novembre 1681, que Tax conserverait, sa vie durant, tous les émoluments assignes au pensionnaire de Bruxelles par les Elats de Brabant, sans exception, de même que le traitement, l'indemnité d'habit et les autres avantages à lui alloués par la Ville.

77. — Tax. Tafels van de privilégie boecken, enz. (« Tables des rcgisti-es aux privilèges, etc. ») Conlient les tables

Du Grauiu correclie boeck (« Livre gris aux corrections »), commençant en 1C24',

Des regislres analysés dans le volume mentionné plus loin (n" 81) et intitulé Acnioysinghe, enz.

Du Swerdt boeck de 1602 à 1617 (voir plus haut, n°42), celte dernière table par ordre de pagination.

Au f° 97 se trouve l'invenlaire des registres de la commune, dressé en vertu d'une résolution du magistrat du 14 juin 16i9;

Au f" 102, un second inventaire de quelques registres qui furent portés au local dit le Boierpol, en octobre 1G57;

Au f" 108, une liste du registre des archives intitulé : Trium slatuum (« Des trois états » de Biabant), allant de 1S31 à I5o5.

Au f° 139, une table du Copye boeck de 1628 à 1641, puis celle d'un autre Copije boeck des années 1642, 1643, 1649, etc.

Une série de pièces termine ce volume.

78. — Tax. Tafel van de privilegien (« Table des privilèges »). Continuation du numéro précédent, contenant, notamment, la table des registres intitulés :

Oude Correclie boeck overlrocken melgeel leder (« Ancien » registre aux corrections, revêtu de cuir jaune »). Voir plus loin.

Correclie hoeck melien awerlen leder overlrorken, a° i5G5 uoîV Paesschen (< Registre aux corrections revèlii de cuir » noir. 1563 avant Pâques »).

[iooclcn Correclie bocck ( « Registre rouge aux corrcc- » lions »), qui allait de 1578 à 1588.

79. — Tax. Index van syue boecken, enz.. Table alphabétique, exécutée aux frais du pensionnaire, afin de se retrouver dans ses compilations. Elle fut commencée le 20 août 1666.

80. — Tax. Abrégé en index (« Abrégé et tables »). A la fin du volume on a annoté quelques particularités sur l'auteur des compilations citées ci-dessus.

Nouveau relevé de documents semblables à ceux qui sont contenus dans les volumes précédents. Après une table ou index, par ordre alphabétique, on trouve sous chaque rubrique, une liste des affaires dont il est question dans les volumes de la collection, principalement dans ceux allant de 1658 à 1661. Au f" 61, le volum.e se continue par des copies de différentes pièces, dont il y a une table au f» 114. Les annotations relatives au pensionnaire lui-même sont transcrites plus loin, mais en sens contraire; on y voit combien on était peu disposé, à l'hôtel de ville, à permettre l'inspection des archives, même à de hauts personnages, comme le chancelier deBrabant.

81. — Registre in-folio intitulé Aenivysinghe der privilegien,iuctlen,cnz. (« Indication des privilèges, lois, etc. »),et, à l'intérieur : Notilie en de aanlceckeninge door niy raedt pensionnaris der slad Brmsele gehouden ende door my laeten schryven van de principaele boecken ende privilégient midtsgadcrs van wetlen der gemelde sladt (« Notice et indi- » cation tenue et écrite par moi conseiller pensionnaire de la » ville dé Bruxelles, des principaux registres et privilèges, 1) ainsi que des lois de la ville précitée »). On y trouve les tables des principaux cartulaircs de la ville, dans l'ordre suivant :

F° 1, du Wit privilégie boeck van hertoge Hcndrick, commençant en 1225;

— lOo —

F" 24, du Boeck mellen hare, commençant en 1229;

F° 55, du Rootùoeck mcl cHe layisen, commençant en 12o3;

F" 75, du Groot boeck mette cnoopen, commençant en i562;

F" 99, du Guide privilcD'e boeck (ou registre d'or aux privilèges), commençant en 1450;

F" 1ii2, du Root privilégie boeck, commençant en 1476;

Fo 144, du C Carolijn, commençant en 1514;

F" 165, du C Philippijn, commençant en 1548 (i);

F" 187, du Moorsboeck, ou registre De Moor, qui contenait, semble-t-ii, les mêmes malièresque le Sweriboeck;

F° 206, du Wit Correctie boeck in t' Franchijn, ou registre blanc aux correclions, sur parchemin, et

F" 219, cl'andere Correclien boecken, ou autres registres aux corrections, tels que le Gcel (ou jaune), Groen (vert). Root (rouge), Siuerl (noir) ende Blainu (bleu).

Deux pièces terminent ce volume, précieux pour nous, parce qu'il nous indique, d'une manière sommaire, le contenu de ceux de ces registres que les archives ne possèdent plus. La première de ces pièces consiste en une sentence de la Chambre des tonlieux, du 19 décembre 1538, relative aux droits du fermier des moulins à brai ; l'autre est une requête adressée par les magistrats de Bruxelles à l'empereur Charles-Quint, le dernier novembre 1530, pour obtenir la collation de l'écolcàtrerie, à la condition toutefois d'en présenter le titulaire au doyen du chapitre de Sainte- Gudule.

(I) Remarquons à ce propos qne le magistrat, par une rcsoliition en date du 9 juillet loo", enjoignit au pensionnaire (c'était alors niailre Pierre Slassart) de commencer un nouveau Philippijn, c'est-à-dire un nouveau registre désigné paç le nom du souverain d'alors, alin d'y enregistrer touies les pièces se trouvant entre ses mains ei (onceinant ce qui était survenu depuis l'jibdiration de l'empereur Charles-Quint. La copie de chaque document devait lui élie payée quatre sous.

82-84. — Collection reliée en trois volumes, cotés au dos : Brusscl 1, 2, 5, de pièces du plus haut intérêt concernant radnninislration de la Ville, parliculièrement dans le xvii^ siècle. Beaucoup de ces pièces sont originales et toutes proviennent de fardes que l'on a réunies sans avoir égard à l'époque de laquelle elles datent, ni à la nature des affaires qui y sont traitées. Il n'y a dans ces volumes ni pagination (autre que celle qui leur a été donnée récemment), ni table; mais, à cause de leur importance, on a relevé, dans l'ordre où ils se rencontrent, les documents qui s'y trouvent. Dans un volume du même genre, mais qui ne contient que des pièces relalives au Canal, et qui, pour cette raison, a été classé plus loin, dans un chapitre spécial, il se trouve un relevé ou inventaire sommaire des papiers de cette colleclion. D'après les mentions nombreuses que l'on y remarque du seigneur de Perck, Frédéric de Marselaer, on peut supposer que tous ces documents, quoique concernant directement la Ville, étaient restés chez cet ancien magistrat communal ou chez ses parents.

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