‹ Villemarie [microforme]Chapitre 11 sur 68 · INTRODUCTION, XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION, XV

de guerre ou de chasse, pour revenir plus tard quand le besoin les pressait un peu. Mais ils ne manquaient jamais de louer la générosité de leur bienfaiteur,

Cetie générosité était très grande en réalité ; M. de Maisonneuve y dépensa des sommes considérables, que les associés fournirent avec joie. Car, si elles furent dépensées en pure perte pour la colonisation qu'on s'était proposée, elles servirent admirablement l’objet premier de tant d’eflorts, la conversion des sauvages, dont un grand nombre reçurent le baptême dès 1644. [ls se montrèrent toujours dans la suite de fervents chrétiens.

Dans la colonie indigène, l'élément français ne de-

vait être admis qu'autant qu'il aiderait au but principal. On n'avait que faire de personnes qui cherche-

raient d'abord leur intérêt personnel, ou qui voudraient \ s'enrichir dans la traite des pelleteries: pour être reçu La s'établir dans l’île, il fallait ‘avoir le désir d’être |‘ utile au bien des sauvages,” et de ‘procurer la pro-

pagation de la foi (1).”

C’est pour cela que la Société n’envoya pendant plusieurs années que des ouvriers, engagés pour quatre Ou cinq ans; ils devaient travailler au défrichement ei préparer le sol, et être capables, au besoin, de faire le coup de feu. Leur engagement terminé, ils étaient libres de retourner en France, ou de se fixer dans l’île s'ils offraient des garanties convenables,

\Ilne faut pas s'imaginer cependant que ces gens

1) Considérants insérés dans les contrats de concession,

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