INTRODUCTION, XVII
pentigny, de la Touze. Jusque là, nous ne voyons à Montréal aucune organisation féodale ni civile, pas
es même de celle que le plus petit seigneur devait établir la dans ses terres du moment que deux ou trois colons nt voulaient s'y fixer ; il n’y a ni juge, ni notaire, ni proa cureur fiscal, ni syndic des habitants; aucune de ces is charges n'était nécessaire, parce qu'il n'y avait encore és ni propriétaires, ni habitants proprement dits.
Mais, à partir de l'automne de 1647, il s'opère un ar changement dans l'ordre politique de la colonie nais- ©. sante, ou mieux, on y établit l’ordre politique, qui n'y é- existait pas oncore,
k Comme ce fait semble avoir échappé à nos histoit riens, je m'y arrêtorai quelques instants, V, = t D.
Jacques Viger, en analysant le Petit registre, ou premier registre de l'état civil de Montréal, avait remarqué avec surprise que le titre de gouverneur— qubernator où moderator hujus loci--n’est donné à M. de Maisonneuve qu’à partir du 3 novembre 1647, au premier acte où il est présent après son retour de France. Il paraît que, dans les actes antérieurs, il est désigné simplement par ses noms et prénoms, comme le plus humble des ouvriers qu’il commande. C'est que, avant 1647, M. de Maisonneuve n'était pas gouverneur, Comme associé, il était l’un des seignours de l’île, dont l'autorité se trouvait réglée par le droit commun, et comme représentant de ces mêmes sei- .&neurs, il n'avait pas d'autre autorité que la leur.
En effet, l’île de Montréal avait été concédée par la