ÉLECTION DES PREMIERS MARGUILLIERS
Villemarie étant devenue une véritable paroisse par la nomination de son curé, le moment de lui donner des marguilliers était arrivé. Dans ce but, le 21 novembre 1657, jour de la Présentation, grande fête pour la colonie, les habitants se réunirent en assemblée et, en présence du curé et de M. de Maisonneuve, procédèreni à l'élection de trois marguilliers. (Ceux qui obtinrent le plus grand nombre de suffrages furent : LOUIS PRUDHOMME, JEAN GERVAISE ET GILBERT BARBIER. Ces trois colons s'étaient toujours fait remarquer par leur piété, leurs vertus et leur zèle pour le bien de la colonie. De cette élection date le commencement de la fabrique de Villemarie. Les colons furent si heureux de cette première organisation de leur paroisse, qu'ils firent des dons nombreux à l’église Notre-Dame. Le même jour, ils donnèrent onze cents livres, et le lendemain de la fête de la Conception, plus de sept cents livres.
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VILLEMARIE. ny
LES ASSOCTÉS DE MONTRÉAL S'ENGAGENT Vis-À- VIS DES FILLES DE SAINT-JOSEPH.
Comme nous l'avons dit en commençant, M de Miusonneuve avait aussi pour but en venant en France de faire donner la conduite de l'Hôtel- Dieu de Villemarie aux filles de Saint-Joseph de la Flèche, Il trouva les Associés de Montréal très disposés à seconder son dessein, car c'était ce que tous s'étaient pfomis dès la fondation de leur société. Pour donner enfin corps à ce projet, ils se réunirent le 31 mars 1656 et firent un compromis avec les filles de Saint-Joseph. De ce compromis, il résultait que les Associés s’'engagealent, au nom de la personne fondatrice qui ne voulait pas étre connue, à recevoir à l'hôtel- Dieu de Villemarie trois ou quatre de ces sœurs, à leur domifer la propriété du bâtiment déjà construit,ainsi que celle de celui qu'ils feraient bàtir pourelles, et telle quantité de terre que M. de Maisonneuve, Mile Mance et les sœurs déterminerajent. De leur côté, les filles de Saint-Joseph sengagealent à envoyer trois ou quatre de leurs sœurs, en fournissant à chacune d'elle une pension annuelle de cinquante écus au moins, avec les meubles nécessaires à leur usage. Il était bien entendu qu'elles ne pourraient, en aucun cas, se servir ponr elles des biens donnés ou devant être donnés pour le service des malades.
Comme on le voit, M. de Maisonneuve eut un égal succès dans cette affaire que dans sa demande de prêtres à M. Olier.