PER LEGERE ET DICAS CARMEN HA
GAEGILIVS NIGER EST HIG ILLE SE
QVO GERNIS TITVLVM STAB
NVNG TIBI NAVALES PAVGI DAMVS VL . . .
HOC ET DEFVNGTO GORPORE MVNVS. . .
OSSA TVIS VRNIS OPTAMVS DVLGE QVIESGANT
SITQVE LEVIS MEMBRIS TERRA MOLESTA TVIS
ARTIFIGI ARTIFICES NIGRO DAMVS ISTA SO
GARMINA QVAE GLAVDIT JAM RAPIDVM SALVE-
(1) Corpus InscnpL laL, t. XII, 58H.
« A Caecilius Niger, de la corporation des constructe urs de navires.
« Passant, qui que tu sois, qui liras ces lignes et désireras savoir quels étaient au vrai les noms de celui qui repose ici, ne redoute pas, je te prie, de lire ces vers, expression de notre tristesse, et veuille prononcer un souhait agréable à ses mânes. Ga^cilius Niger. gît ici, sous ce tombeau dont tu vois répitaphe. C'est un humble présent que t'offrent, Niger, pour ta sépulture, quelques-uns de tes confrères de la corporation des constructeurs de navires ; nous souhaitons que tes restes reposent doucement au fond de leur urne, et que la terre importune soit légère à tes membres ; nous t'offrons ces vers que termine un adieu, dont l'heure est trop tôt venue. »
Ces inscriptions métriques, qui, par leur originalité, nous paraissent éclairer un des côtés du caractère arlésien, ne sont pas les seules de leur genre. Nous en trouverions quelques autres encore, à côté d'un très grand nombre dont la simplicité banale ne mérite pas d'attirer notre attention.
Nous allons plutôt rechercher dans la rédaction des épitaphes, surtout à l'expression de la douleur en face du tombeau, la marche progressive de la Foi nouvelle et son degré de pénétration plus ou moins grand dans les intelligences et dans les cœurs.
L'inscription ci-dessous, louchante dans sa simplicité de rédaction, est évidemment païenne (1):
DVLCISSIMO ET INNOCENTISSIMO