LE MUSEE
Nous avons, dans les chapitres précédents, guidé le lecteur à travers les principaux monuments d'Arles gallo-romain. Notre étude ne serait pas complète si nous négligions de lui faire visiter le Musée.
C'est là qu'il verra les autels et statues de marbre du théâtre, les plus beaux sarcophages du cimetière des Aliscamps, les antiquités recueillies sur divers points de la ville, et mises ici à l'abri du vandalisme des passants.
Le local du Musée est une ancienne église abandonnée, comme on en trouve plusieurs à Arles. Les divers objets ont été placés dans un groupement plus agréable à l'œil que méthodique, dans les chapelles latérales et, sur deux lignes, dans la nef centrale.
Nous ne songeons en aucune façon à donner un catalogue.
Ce soin regarde les savants archéologues locaux, qui possèdent, sur Torigine des objets, l'emplacement exact de leur découverte, des renseignements qui nous font souvent défaut. Le but que nous nous sommes proposé est plus général. Il s'agit de donner une vue d'ensemble ; et, à voir de trop près les détails, on risquerait de nuire à la netteté des grandes lignes.
Dans un premier chapitre, on fera revivre, autant que
faire se peut, la physionomie de la population galloromaine, industriels, commerçants et gens de métiers, dont Tépigraphie nous a conservé le souvenir ; et si parmi les épitaphes nous en trouvons quelques-unes (ce sera le petit nombre) renfermant des détails typiques , quelques traits de mœurs intéressants, uous 4es signalerons; en en donnant la traduction.
Les tombeaux païens sont très nombreux au Musée;; nous les diviserons, en trois sections, stèles, cippes et. sarcophages, et nous nous arrêterons seulement à ceux qui se distinguent par quelques figurations. Plus nom-^ breux encore sont les tombeaux chrétiens, étudiés par M. Edmond Le Blant, de Tlnstitut, avec le soin et la compétence que Ton sait. Nous avons fait, dans notre tjroisième chapitre, de larges emprunts à son beau livre.
Quelques autels, ce sera Tobjet du quatrième chapitre, nous initieront aux cultes en honneur à Arles avant rétablissement définitif du Christianisme.
On parlera enfin, dans le cinquième et dernier chapitre, des statues et des fragments architecturaux.