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ques-unes en occupent plusieurs, en sorte qu’on arrive à compter environ quatre cents habitations dans la ville.
L’étranger qui venait à Priène, en curieux ou pour affaires, après avoir gravi une petite route en lacets aux flancs du coteau, pénétrait dans la ville par l’une des portes voûtées percées à l’est ou à l’ouest dans l’enceinte. Il se proposait d’abord, comme nous le faisons encore aujourd’hui en abordant les ruines, de faire une rapide reconnaissance de la petite cité, dont il avait entendu des merveilles sur l’agora de Samos ou chez le barbier d’Ephèse. Au delà de la porte, il s’engage dans le silence d’une rue droite, montant en pente douce et bordée de chaque côté de petites maisons basses du quartier populaire, aux toits rouges ornés de chéneaux, hermétiquement fermées, qui grimpent au-dessus de lui sur les terrasses régulières. Après chaque bloc de maisons, à mesure que la rue monte, les échappées s’agrandissent par les rues perpendiculaires, par-dessus les longs portiques du stade et du gymnase inférieur, sur le grand horizon lointain. Bientôt la rue s’anime, les maisons se garnissent d’échoppes et d’auvents ouverts sur la rue, avec leurs étalages, où les petits marchands tiennent boutique et devant lesquels bourdonne la foule attardée des acheteurs. Après avoir dépassé une
PRIÈNE