‹ Vincent de GournayChapitre 19 sur 90 · Turgot, Élofjc · texte numérisé non relu

Turgot, Élofjc

prêtées, ayant autant d'aspect que les nôtres, mais moins chères ; ils avaient eu la préférence.

Dès 1752, Gournay s'était fait envoyer par notre représentant à Hambourg^ des renseignements précis sur la fabrication de la toile en Silésie ; il devait donc avoir en mains les moyens de montrer que l'industrie libre finit toujours par l'emporter sur l'industrie réglementée, parce qu'elle cherche à flatter et non à contraindre le goût des acheteurs. Il ne put pourtant rien obtenir ; en 1754, ayant à proposer d'encourager, par la suppression des droits d'entrée sur les matières tinctoriales, la fabrication des cotonnades % dont un essai heureux venait d'être fait à Rouen,

1. Lettre de Trudaine^ préparée par Gournay à notre ministre, à Hambourg, 26 décembre 1752. Entre autres renseignements, Gournay demande s'il y a des inspecteurs et des règlements, si l'on est astreinte une largeur, une longueur et une qualité pour chaque espèce, si les toiles sont visitées à la sortie, s'il y a des amendes et si l'on prend quelque précaution pour que l'acheteur ne soit pas trompé, si le Gouvernement, sans s'embarrasser de ce soin, laisse les fabricants fabriquer comme bon leur semble et l'acheteur examiner lui-même la marchandise. — Gournay parle encore des toiles de Silésie dans une lettre du 15 mars 1754.

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