‹ VinetChapitre 5 sur 8 · ER PIN ENTER ER M PEN EST NE · texte numérisé non relu

ER PIN ENTER ER M PEN EST NE

Le 10

probablement quatre-vingt mille âmes converties. Nous allons bien plus loin : il est possible qu’un grand nombre, dans ce nombre, ne croient pas à l'Evangile de la foi qui justifie et qui régénère. Peut-être qu’un grand nombre, à leur insu, recèlent dans leur cœur un fond d’opposition à l'Evangile. Et, de fait, un grand nombre de ces personnes ont été, de longues années durant, les témoins impassibles d’une œuvre de démolition dont l’œuvre du docteur Strauss n’est que la consommation. Il leur manquait, pour comprendre la portée de ce qui se faisait sous leurs yeux, un sens qui est précisément le sens de la vraie foi. Tant que les noms des choses, tant que les faits extérieurs sont restés debout, ils ne se sont doutés de rien. La substance du christianisme avait été lentement et subtilement soutirée ; - la forme seule avait été épargnée, pour masquer l’œuvre sourde de destruction qui s’accomplissait au dedans ; quand cette œuvre a été accomplie, on a cru que le moment était venu de souffler sur la forme ; et vraiment un souffle semblait devoir suffire ; mais cette dernière tentative a ouvert tout à coup des yeux longtemps fermés ; le fait historique du christianisme, Jésus-Christ lui-même, enlevé du sein du christianisme, Jésus- Christ de moins dans l’histoire de l’humanité, cette éclipse soudaine, quoique longuement préparée, du « soleil de justice, qui porte la santé dans ses rayons, » leur a semblé menacer les siècles d’une éternelle nuit. Impiaque aeternam timuerunt saecula noctem. Ils ont senti dans leurs cœurs les ténèbres et le froid de la mort, et cette impression les a réveillés.

» Voilà le fait qui reste acquis à l'humanité, car l'humanité tout entière est avertie par ce qui vient de se passer. Ce fait, disons-nous, lui reste acquis, quoi qu’il arrive, et quelque suite que donne ce peuple à son premier mouvement. Ce fait est pour jamais à l'abri; rien ne peut l’effacer, rien ne peut laffaiblir. Il sera toujours vrai qu’au fort du dix-neuvième siècle, un peuple entier, que sa culture plaçait au premier rang parmi les nations, a protesté solennellement en faveur de Jésus-Christ comme Fils de Dieu et comme Sauveur du monde. Ce fait dépose contre le monde ; ce fait déposerait contre la nation qui l’a consommé, si plus tard elle le désavouait en actions ou en paroles.

Nous espérons mieux, beaucoup mieux ; nous croyons que le vent de Dieu a soufflé sur ce peuple et sur le monde, et que l’Esprit de l'Eternel, comme aux premiers jours de l’univers, plane sur l’abîme et couve le chaos. Mais si la lumière qui vient de resplendir dans une vallée des Alpes helvétiques devait mourir où elle est née, le souvenir en resterait; et son apparition a doucement réchauffé le cœur des amis de l'Evangile et de l’humanité. Christ est donc bien le désir des nations ; Christ est donc bien l’objet inconnu des soupirs des peuples; Christ est la suprême nécessité du monde et le dernier mot de l’humanité, comme il est le dernier mot de Dieu. Il faudra bien, à France | que tu apprennes de tes malheurs et de tes gloires à épeler ce dernier mot, et qu’il devienne le nom de ton avenir, si tu dois avoir un avenir |

» Je ne puis m'empêcher, au milieu de beaucoup de présages effrayants, de tirer un augure favorable d’un des traits essentiels de l’esprit de la France. C'est, en partie, à un abus de la méthode scientifique que sont dus ces systèmes dont la subtilité vient d’expirer devant le sens droit et simple d’une peu-

plade helvétique. Pour que la science eût toute sa pureté de:

science, l'Allemagne l’a trop séparée de la vie; elle a trop sévèrement, dans le savant, isolé le savant de l’homme. Elle a trop exclu du labeur scientifique le cœur, les instincts, la conscience. L'intelligence, en refusant leur concours, s’est privée de ses aides les plus légitimes et les plus indispensables ; elle a écarté, comme à plaisir, quelques-uns des éléments les plus essentiels à la solution de ses problèmes. Jamais la science ne sera cultivée en France avec cette sévérité ; le caractère national y répugne invinciblement; c’est plutôt l’autre excès qu’on peut craindre ; le savant français ne s’abstrait pas à ce point de

l'humanité, de la vie et de lui-même. Le plus savant parmi les.

savants reste homme néanmoins, et plus qu’il ne voudrait. Ce stoïcisme de la science allemande, ce désintéressement fabuleux et souvent extravagant de la spéculation n’est pas à notre portée ; et sous ce rapport nous sommes plus que l’Allemand dans les conditions du vrai dans les matières où la vie a ses données à fournir. C’est la vie plutôt que la pensée qui nous

Le

heal. di

rend incrédules ; la pensée ne vient qu’en seconde ligne, et jamais seule ; ailleurs c’est l'inverse. Et si un jour les réalités, si l'expérience nous poussent vers l'Evangile, ce n’est pas la spéculation qui nous retiendra. Le système de Strauss est chez nous condamné d'avance, non par aucun principe positif, mais d’une manière négative, par les répugnances de notre nature. On sentira qu’il est faux avant d’en avoir la démonstration formelle. »

Dès ce Moment, et pour toujours, Vinet redoute les excès de l’exégèse scientifique. C’est qu’il en est d’elle comme de toute autre connaissance raisonnée : par elle-même, à ne prendre que les textes du Nouveau Testament, elle éloigne ou elle rapproche de la vérité centrale, lumière et vie, je veux dire de la Parole devenue chair, dans la mesure où le critique, sans peur et sans reproche, consent à s’expliquer et à expliquer l’existence réelle des faits et des discours rapportés, au travers d’un mythe, d’une légende, d’une simple tradition ou de l’histoire vraie.

Vinet ne contredisait pas à cette méthode scientifique : trop loyal pour tenter un détour, il ne la pratiquait pas non plus, ei par suite de diverses causes.

Son éducation, à la maison et à Lausanne, l’avait tenu à l'écart des investigations librement poursuivies. Marc Vinet, le père, homme de discipline et de tradition, n’entendait pas que personne, chez lui, eût d’autres croyances que les doctrines supranaturalistes formulées dans sa vénérable Eglise nationale du commencement de ce siècle. Nature aussi impressionnable que sincère, le fils, à son tour professeur responsable, ne pouvait pourtant pas s'empêcher de soumettre à quelque essai d'analyse ses idées recueillies de confiance et de laisser percer quelques réflexions hardies. Esprit d'indépendance, qui enfante les doutes et les sectes, pense aussitôt son mentor paternel, qui, le 4 avril 1819, répondant à l’une de ses lettres, ajouta : « J’ai été bien plus frappé du passage concernant la théologie et les théologiens, et c’est avec un sentiment d'inquiétude que j'ai réfléchi à la cause probable de ta facon de voir actuelle. Elle me paraît provenir de tes relations avec de jeunes têtes

ET te allemandes, et ne justifier que trop, peut-être, l’opinion de M. Curtat sur le danger de pareilles relations dans l’époque actuelle. Quoi qu’il en soit, je me fais un devoir de père de t’avertir bien sérieusement de ne pas te constituer toi-même en théologien, de ne point, candidat au saint ministère dans le canton de Vaud, substituer tes opinions particulières à la docirine reçue et enseignée dans l'Eglise de ce canton. Souvienstoi bien et toujours que c’est cette foi ou doctrine que tu seras appelé à prêcher et non ta manière de voir individuelle. Où en serions-nous en pareille matière si chaque ministre, chaque étudiant voulait faire le réformateur ? Nous aurions une confusion désastreuse au lieu de l'unité de foi et de doctrine qui règne heureusement chez nous. Dans toutes les théologies possibles il s’est introduit des choses qui ne seraient pas reçues en philosophie ; mais comme la nôtre, telle qu’elle est établie, ne contient rien d’essentiellement défectueux, on aurait grand tort d’y toucher sous le vain prétexte de quelques interprétations susceptibles de critique. Que dans un concile, ou synode, ou assemblée de l'Eglise dûment convoquée pour l’examen de

quelque point de doctrine, chaque membre émette alors et

avec prudence son avis sur la question dont il s’agirait, cela serait en place ; mais hors de ce cas, qui n’arrivera pas, Dieu aidant, le serviteur de l'Eglise doit toute soumission à la doctrine reçue par elle, et il ne peut sans félonie, sans crime, en dévier dans l’exercice des fonctions que l'Eglise lui a confiées. Telle est aussi, je m’assure, la façon de voir de M. Curtat, qui aurait bien autant qu’un autre le droit d’avoir une opinion personnelle, mais qui, j’en suis certain, en a toujours fait et en fera toujours le sacrifice à l2 doctrine qu'il est chargé, par conséquent obligé de prêcher, au nom de l'Eglise, lorsque cette opinion individuelle pourrait être en conflit avec cette doctrine, ce qui, au reste, ne peut avoir lieu que sur des points peu essentiels, car les principes fondamentaux sont aussi conformes à la raison universelle que bienfaisants pour l'humanité, et c’est

encore, à tout prendre, la vocation dans laquelle un homme

instruit et vertueux peut opérer le plus de bien pour la génération présente et pour celle à venir... Cette matière exigerait

Es pi Lis ducs del re due "UT VE, : dE RE

| met ne au 2

on. ee * LE Lo. à gt à ni he

gt le à 205 des dre de PT de L' Hudb rites NÉE NSE SRE A.

hais, ir à

93 Le

un développement beaucoup plus étendu. Nous pourrons en conférer pour notre commune édification, Dieu aidant, à ton prochain voyage. En attendant, garde-toi bien, mon cher ami, de toute innovation de doctrine, de toute exaltation d’opinion individuelle. « Ne sois point sage à tes propres yeux. Crains » Dieu, et garde-toi du mal. » Frémis en pensant où pourrait mener une disposition contraire. Cultive ta raison et acquiers des lumières. Plus tu verras de haut tout ce qui tient à ta vocation présumée, plus tu seras à même de l'exercer dignement, d’évitèr toute polémique, et de marcher droit dans la carrière évangélique, visant toujours à l’essentiel pour la gloire de Dieu et le bonheur des hommes, et t’en rapportant pour le reste aux lumières de l'Eglise dont tu seras appelé à être non le docteur, mais le fidèle ministre. » Aïnsi en fut-1l jusqu’à la dernière heure (8 juin 1822) de ce chef de famille, plein de touchante sollicitude pour tous les siens.

Alexandre Vinet en écrivait à l’ami Leresche : «.. Mon bienaimé père était depuis si longtemps la règle de ma conduite, la lumière de mon jugement, le point de vue de toutes mes relations, qu’il me semble être maintenant dans un état hors de nature ; le ressort de ma vie est comme rompu; je suis désorienté dans le monde, et ce n’est qu’en tournant mes yeux vers le ciei que je sens que je tiens quelque chose d’immuable, d’assuré, d’éternel. » Après tout, remarque respectueusement la belle-fille du défunt : « Quand on réfléchit à la force des préjugés dont s’enveloppait chez M. Vinet le père un esprit vif et droit, un cœur loyal et pieux, on ne peut qu’adorer la dispensation providentielle qui, à la veille des révolutions de l’âme et de la pensée qu’allait subir son fils, les affranchit tous deux d’mexprimables souffrances. »

Malheureusement avec son professorat de plus en plus occupant, des prédications et les exigences de sa carrière mouvementée de publiciste, les loisirs manquèrent à Vinet pour parcourir, pièces en main, la voie ouverte par de Wette et d’autres. Il ne suffisait pas d’en reconnaître les clartés imposantes, il s'agissait de se munir, archéologiquement et historiquement, de l'outillage spécial du critique de profession, et cela, Vinet,

ON

tout instruit qu’il était et persévérait à l'être en originaux du Nouveau Testament, n’avait plus le temps ni peut-être le désir de l’acquérir ou de l’employer, quand éclata la crise à laquelle Mme Vinet faisait allusion tout à l'heure.

Nous n'avons pas à noter, chez son mari, les étapes de ce travail intérieur. Quelle qu’en soit exactement la naissance, il apparaît entre l'opération douloureuse qu’il avait subie en 1821 et la maladie qui faillit l'enlever vers la fin de l’été 1823. Le mouvement du réveil, qu’il avait critiqué autrefois, et dont il blämait encore avec verve les aberrations, l’absence de théologie ou la théologie démodée, avait fini par se justifier à ses yeux par quelque côté, par l'émotion mystique, par la foi personnelle en Jésus-Christ vivant.

Il s’en ouvrait à son ami Leresche, dans une lettre du 19 décembre de cette année 1893, en même temps qu’il lui communiquait l’impression qu’il venait de recevoir de l’ouvrage récemment paru : Réflexions sur l’évidence intrinsèque de la vérité du christianisme. « J'ai lu en entier, avec un plaisir bien pur, le livre d’Erskine ; je compte bien le relire. Tu as raison, la méthode y manque. Mais quelle simplicité ! quelle conviction !° quelle vraie chaleur ! quels aperçus nouveaux et intéressants ! La qualité de laïque de l’auteur a singulièrement coutribué au plaisir que m’a fait ce livre; elle lui donne même un mérite et un caractère particuliers. Si je ne haïssais pas par principe ces expressions : € Je suis d’Apollos ou de Céphas, » je me laisserais aller volontiers à dire : Je suis d’Erskine. IL n’enveloppe pas l'Evangile de ténèbres ; il nous fait bien sentir que si lon ne peut concevoir le comment des mystères de la religion, le pourquoi est parfaitement accessible à notre raison, qu’il doit l'être et qu’il n’y a point de vraie foi sans cela. »

Non moins déterminantes furent, dans cette direction, ses : relations avec une personnalité qu’il connaissait de lecture et à qui il pouvait affirmer, le 3 avril 1826 : « Vos écrits, monsieur, ont marqué dans ma vie; ils ont, pour moi, jeté un nouveau jour sur ces vérités attendrissantes et sublimes que le Christ nous a révélées ; ils m'ont présenté, dans le point de vue et sous les formes qui convenaient le mieux à ma tournure d'esprit, ces

HU nt

dogmes divins qui se saisissent d'autant mieux du cœur qu’ils provoquent avec plus d’empire l’assentiment de la raison. Les vues particulières de mon esprit se sont trouvées complétées et confirmées ; et, dès lors, j’ai mieux connu et j'ai davantage aimé Celui qui représente et remplace pour nous le Dieu invi- sible, Celui qui réalise tout ce qui fait le prix de la vie. » Cet homme, chacun le sait, était Philippe-Albert Stapfer, successivement professeur de théologie à Berne, ministre de l’instruction publique et des cultes de la république helvétique, plénipotentiaire suisse à Paris, où il rentra bientôt dans la-vie privée et se fixa, pour s’adonner à ses études de prédilection, Kant et Jésus-Christ.

Dans la notice que Vinet fut appelé à lui consacrer en 1844, nous lisons : « Il est des hommes qui, saisis dès leur jeunesse de quelque pensée grande et forte, l’emportent avec eux à travers toute la vie, comme un flambeau qui doit en éclairer la nuit, et cette autre nuit plus sombre et plus épaisse, la nuit de la mort. Pour tous ceux qui croient, leur foi même est cette idée ; mais dans l’enceinte d’une foi commune, plusieurs s’affectionnent à quelque aspect particulier de la vérité, où la vérité tout entière se réfléchit, d’où la vérité ressort tout entière. Une de ces lumières brilla sur toute la carrière de M. Stapfer, et fut pour lui l'étoile du matin et l'étoile du soir. La personnalité humaine de Jésus-Christ, envisagée comme la réalisation divine du type de la perfection morale ou comme l’incarnation de la suprême justice, domina toutes les révolutions de sa pensée et même toutes les phases de sa théologie. Cette manière de concevoir ou plutôt de connaître le Christ avait imprimé à la piété de M. Stapfer un caractère particulier de tendresse. Pour tant d’autres, même des mieux convaincus, Jésus- Christ est pour ainsi dire un fait; pour notre ami, Jésus-Christ était, sans préjudice du mystère ineffable de son apparition, une personne aussi réelle, aussi distincte qu’il avait pu l'être pour cette femme qui, en un jour mémorable, répandit sur ses pieds des parfums et des pleurs. Il chérissait comme le frère le plus généreux et le plus dévoué celui qu'avec toute l'Eglise il adorait comme un Dieu; sa voix, quand il parle de cet être

profondément aimé, tremble tout à la fois de crainte, de douleur et de joie ; et l’éloquence de son amour, où l’enthousiasme se contient dans le respect, a des inflexions que nous n’avons retrouvées chez aucun autre écrivain. Cette vue et cette impression donnent un caractère presque inimitable au sermon sur la dignité de Jésus, prêché et publié à Berne en 1797. Cet écrit, où la foi de l’auteur l’élevait autant au-dessus de la philosophie que sa philosophie l’élevait au-dessus d’une orthodoxie de formules, exprimait des idées qui, même de nos jours, peuvent passer pour nouvelles. On dut cependant alors s’étonner un peu plus qu’on ne le ferait aujourd'hui en lisant des paroles comme celles-ci : « La foi religieuse est un état moral, un état » complexe, résultant du concours actif et harmonique de » toutes les forces de l’âme. » Assertion d’autant plus importante que ce concours, aux yeux de M. Stapfer, n’est pas moins le gage de la certitude en matière de religion que la condition sous laquelle la foi religieuse est quelque chose de mieux . qu’une certitude, »

Au témoignage de Charles Secrétan (Revue chrétienne, 1883) « Vinet s’est beaucoup occupé de Kant, et d'assez bonne heure, peut-être dans l’origine, en méditant sur les écrits de P.-A. Stapfer, qu’il prisait si fort. » — « Historiquement, note Vinet, page 323 des Nouvelles études évangéliques, le principe du protestantisme de Luther et de Calvin a été de n’admettre d’autre autorité que celle de la Bible; mais, philosophiquement, le principe emportait davantage. Aussi, après avoir examiné le catholicisme au moyen de la Bible, on a examiné la Bible avec la raison. Plus tard, Kant est venu, qui a examiné la raison avec la raison même. Un protestant, à prendre ce mot dans toute la force de sa signification, est un homme qui examine avant de se soumettre. » Sans insister ici sur ses nombreuses constatations de l’harmonie préétablie entre l'Evangile et la conscience, il appert, d'autre part, que Vinet a réagi contre Kant en rendant à l'élément mystique son importance comme procédé de connaissance et sa grande valeur religieuse.

Pour ces raisons provenant de sa première éducation, du temps, du réveil autant que du kantisme, Vinet, dans son inter-

See ce

Page 1