‹ Vingt années de missions dans le nord-ouest de l'Amérique [microforme]Chapitre 25 sur 36 · YINGT ANNÉES DE MISSIONS · texte numérisé non relu

YINGT ANNÉES DE MISSIONS

pour en offrir à Dieu le sacrifice, et lui demander le moyen de la reconstruire, si tel était son bon plaisir. onformément à ce qui avait été réglé au moment même où le vicaire laissait Edmonton, le P. Lacombe en partait aussi pour aller visiter le fort de la Montagne. Au mois d'avril, on commença les travaux de Saint-Albert, et les trois Pères du lac Sainte-Anne se partagèrent, en hiver et en été, le soin des Missions confiées à leur sollicitude et la visite des camps de la prairie.

Le P. Tissot, de son côté, alla passer le carême au fort Pitt. Le zèle de ceux qu'il y évangélisa lui procura de

andes et de bien douces consolations. L'été suivant,

e même Père visitait ses confrères du lac Sainte-Anne.

C’est pendant ce voyage qu'il enseigna aux gens de cette localité à faire de la chaux, tout comme il l’avait enseigné aux gens du lac de la Biche et à ceux de l’Ile-àla Crosse.

Ces prêtres catholiques sont de tels éteignoirs que, même au milieu des splendides lumières du dix-neuvième siècle, il leur est donné d’enseigner bien des choses utiles, lors pourtant qu'ils ont pour mission principaie d'enseigner l’unique chose nécessaire.

Le 6 janvier, le P. Gascon prononçait ses vœux entre les mains du P. Eynard ; les courses incessantes nécessitées par les exigences de l’apostolat avaient différé cette profession et prolongé son noviciat pendant près de deux ans. Le 5 mars, le nouvel Oblat, sans faire attention à la maigreur excessive de ses jambes, les charpos du poids de lourdes raquettes, et partait pour le

ort de Liard. Saint Raphaël, qui l'avait guidé l'automne

précédent, l’aida à s’y rendre encore cette fois; car ce n'est pas bagatelle de franchir ainsi une distance de 700 à 800 kilomètres. Le Missionnaire visita la Grosse-Ile et le fort Simpson, qu'il revit encore avec plaisir à son retour. Après sa mission au fort de Liard et après y avoir arboré l'étendard du salut, il revint en barque et fut heureux de trouver son supérieur à la Grosse-Ile.

Le P. Eynard, parti le 2 avril, avait laissé le Fr. Kcarney seul à Saint- Joseph. Animé, lui aussi, d’une tendre dévotion pour les Anges, il avait aussi chaussé ses raquettes, et, consultant son zèle beaucoup plus que ses forces, était aller visiter la Mission de Saint-Michel. Il en repartit le 6 mai encore sur la glace, et vint à la

ler le sir.

oment ombe tagne.

Page 1