FEU LE BCEUF-GRAS
la pourpre de leur chair de larges bandes de gras jaune. Ce qu'il aurait fallu, pour peindre cela, de tubes de blanc d'argent, de laque, ^ de garance et de cadmium, est réjouissant à calculer.
C'était M"« Fléchelle qui partait chez le maréchal Vaillant, pour y arrêter, sous son approbation, l'itinéraire du cortège des bœufs-gras.
Je m'efiaçai devant elle, puis, à mon tour, franchis la porte de beefsteacks, et pénétrai dans le charnier où je trouvai le patron officiant lui-même, en grand tablier blanc, le CI fusil D au poing.
Gomme tous les fournisseurs des Tuile* ries, en ce temps, Fléchellej tête à ronfla^ guettes^ à barbiche, à moustaches^ faisait sed efforts pour copier le masque impérial ; je dois à la vérité de dire qu'il était mieux i l'oôil plus vif, le teint plus clair*
Il me reçut avec de vigoureuses démonstrations de belle humeur, et me donna l'adresse de ses bœufs, pour y aller faire mon choix : — au Jardin d'acclimatation.
Ce fut l'affaire d'un fiacre.
Au retour, comme je lui dénonçais ma préférence pour un vaste animal aiix puissantes cornes, dont le blanc pelage me paraissait en harmonie avec le titre du journal : la Lune ^.\q maître boucher fut pris, dans son antre, d'une allégresse infinie; il bondissait, exalté, parmi les entrecôtes, ne cessant de s'écrier:
— Ah ! il a le nez creux, le jeune homme!...
il a mis dans le joint, dites donc?... c'est le plus beau bceûce!,,, il a mis dans le joint... du premier coup, là : pfwitt!... un boeûce de dix-huit cents... ah! chaleur!...
. En effet, c'était le plus beau bœuf des