‹ Vingt années de rectoratChapitre 30 sur 112 · LE PATRON CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

LE PATRON CHRÉTIEN

une fausse grandeur et clans un faux bonheur, fait de faste et de domination, d'argent et de plaisir : c'est de fouler tout cela aux pieds, pour mettre sa grandeur à vivre avec les petits, comme eux, au milieu d'eux; et mettre son bonheur à en donner aux autres, et à ne vouloir autour de soi que des heureux ?

C'est vous demander en d'autres termes : qui veut être bon comme le bon Dieu? qui veut être bon comme le Fils de Dieu, quand l'Humble et Doux de cœur disait aux malheureux : « Venez à moi, venez, vous qui travaillez ; et c'est une vie meilleure que je vous referai ! »

Telle est la question d'aujourd'hui, question urgente, immédiate; elle est suspendue sur vos têtes, mes chers fils; suspendue comme un glaive ou comme une couronne, à votre choix. Qu'elle soit résolue par vous, cette question, sinon elle vous écrasera, résolue contre vous. Qu'elle soit résolue chrétiennement, c'est uniquement de la sorte quelle pourra se résoudre utilement et pacifiquement. Si vous sortez d'ici, fermes dans ce dessein, armés pour ce combat, Dieu vous donnera la victoire, car c'est pour son règne de charité, de justice et de paix que vous aurez lutté. Vous aurez été pour votre part, de ces anges qui combattirent à côté de Michaël, et votre première récompense sera d'entendre ce cantique qu'entendit le ciel après la victoire de l'Archange : « Une grande voix, est-il écrit, retentit dans l'immensité, qui disait : Maintenant c'est le salut, c'est la vertu, c'est le règne de Dieu et la puissance de son Christ. A qui soient bénédiction et actions de grâces à jamais! Amen! (Apoc. xn, 7.) »

ANNÉE ACADÉMIQUE

M. le Comte de CAULAIXCOURT.

SÉANCE SOLENNELLE DE RENTRÉE

Page 1