‹ Vingt années de rectoratChapitre 59 sur 112 · LETTRE A M. LE DOYEN MOURRAI · texte numérisé non relu

LETTRE A M. LE DOYEN MOURRAI

depuis vingt ans. vous donnez aux étudiants de celte Faculté, avec la double compétence et autorité d'un théologien et d'un moraliste, doublés d'un savant versé dans ces connaissances spéciales. Vous n'en avez pas moins voulu, sur certains points d'un ordre plus technique, vous aider des lumières d'un de nos honorés collègues de la médecine. El je ne fais que répondre à votre reconnaissance, aussi bien qu'à la nôtre, en remercianl ici M. le docteur Lavrand de l'obligeante collaboration qu'il vous a prêtée dans cet écrit, tout pénétré qu'il est lui-même de c<b double sentiment du devoir professionnel et du devoir chrétien dont ensemble vous tenez école en ce livre.

Il n'est pas un seul des devoirs essentiels du médecin qui ne s'y trouve tracé, avec son fondement naturel ou divin, son obligation, sa sanction supérieure, sa pratique journalière et ses délicatesses : Devoirs généraux d'abord; .source du devoir médical, obligations générales de justice et de charité; religion du médecin; science nécessaire au médecin; dignité et honnêteté professionnelles ; dévouement du médecin ; médication et opérations; discrétion médicale; rémunération et honoraires; responsabilité médicale : autant de chapitres ou d'articles de la première partie de votre ouvrage ; autant de traits qui ensemble composent et achèvent la noble physionomie du médecin selon l'Évangile.

Certes, vous ne prétendez pas que le médecin chrétien soit le soûl qui puisse être fidèle au devoir de sa profession : mais vous démontrez justement que, grâce à sa religion, cet homme de foi aura plus de lumière pour connaître le chemin du devoir, plus de force et de grâces pour y marcher, C'est une bonne page «pu- celle où vous établissez que vouloir Instituer une déontologie médicale ou autre en dehors de toute idée religieuse, équivaut à supprimer la morale elle-même.

Vous le voulez donc, ce docteur, instruit de sa religion, particulièrement dans les questions connexes à sa profession; fidèle à la pratique régulière de sa religion, particulièrement à la prière pour ses malades: apôtre de sa religion, du moins pour en procurer les secours à ses clients. Puis, vous

placez sa conscience en l'ace de la nécessité de s'instruire

sans cesse, afin que l'instruction demeure à la hauteur de la profession comme de la confiance publique. Vous ne négligez pas de le rappeler à une dignité de conduite, de tenue et tic mœurs, qui, en témoignanl de son respect de lui-même, sera

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