JUBILE SACERDOTAL
très l'un et l'autre. J'assisterai à leur première messe à Sainte- Marie-Majeure, le jour de la Trinité. Et tout mon cœur se porte vers ce moment à la fois redouté et désiré où moi aussi je deviendrai pour les autres, s'il plaît à Dieu, l'instrument de ses bénédictions. »
Instrument des bénédictions divines, le saint abbé Lelièvre le fut excellemment dans l'admirable carrière de charité, que j'aurai très prochainement la joie de faire connaître au public. Mais c'est aussi, Monseigneur, une bénédiction divine au premier chef sur notre pays tout entier, que la fondation et l'organisation de la grande œuvre de l'Université Catholique de Lille. Laissez-moi donc vous dire que ce nous est un bonheur, comme ce nous est un devoir, d'en saluer et vénérer en vous, dans cette journée anniversaire, l'instrument que Dieu se choisit dans sa grande bonté.
Si vous (Missiez été à Lille, je vous aurais demandé la permission de vous présenter ceux qui vous en doivent le bienlait. Ils eussent été heureux de vous le dire. Si votre santé s'affermit, comme tout le fait espérer, je ne perds pas l'espoir d'aller, à votre retour, vous offrir leurs hommages et les miens, de la manière, eii la l'orme, et dans la mesure que vous jugerez les plus convenables aux circonstances et les mieux accommodées à vos forces.
C'est (Mi la fête du Sacré-Cœur que, demain, votre nom sera porté par notre reconnaissance à la messe solennelle de l'Adoration perpétuelle de l'Université. Je sens, Monseigneur, que je suis pins votre obligé que personne; et c'est de toute mon âme qu'à ce titre, je vous prie d'agréer mes vœux, avec l'hommage de la profonde vénération de votre très dévoue
serviteur.