L. Baunakd
Répondant à ce désir. M*' llaulcœur accepta que sa fête jubilaire fut célébrée à Lille, et il en fixa le jour au dimanche, 3 juillet.
La veille M*1' le Recteur, MM. le Pro-Recleuret le Viee-Rectcur, accompagnés de MM. les membres du Sénat académique et du conseil d'Aministralion se rendirent, au nom de l'Université, présenter leur félicitations au Prélat qui en était le fondateur et le chef.
Le dimanche, à huit heures et demie. Mtr Hautcœur officia ponlificalement dans l'église de Notre-Dame de la Treille
DE lb> LE CHANCELIER. H 5
dont il est l'historien. Le Recteur, tous les professeurs ecclésiastiques de nos Facultés, revêtus de leur insignes, étaient rangés dans le chœur, ainsi que le séminaire académique. Une partie de l'abside avait été réservée au Conseil d'administration, aux professeurs laïques, à la famille, à des personnages de distinction et aux amis de l'Université.
A midi, le dîner offert par Mgl* le Chancelier dans le grand salon de l'Hôtel Académique réunit autour de lui le Conseil d'Administration, le Sénat académique et les prêtres du corps enseignant.
C'est en leur nom à tous que Mgr le Recteur félicita et remercia en ces termes l'éminent jubilaire.
Paroles de M*r le Recteur.
Monseigneur le Chancelier.
Ce ne sont pas des compliments que je vous apporte ici. Je sais que vous ne les aimez guère, et d'ailleurs seul le respect que nous devons à votre vénérée personne leur imposerait silence. Ce sont nos remerciements avec nos vœux que j'ai le mandat et l'honneur de vous exprimer, au nom de tous nos collègues, heureux comme moi de cette occasion solennelle devons payer un acompte de notre immense dette.
Souffrez donc que simplement et sommairement je rappelle que c'est à vous, Monseigneur, que nous devons d'être ce que nous sommes : une vraie Université, une Université fondée, une Université bâtie, une Université complète, une Université éminemment catholique, «pontificale ». romaine. Nos statuts el constitutions sont de vous, nos règlements sont de vous, uotre organisation tout entière est de vous; nos établissements, nos constructions elles-mêmes, dans leurs distributions et aménagements, sont de vous. Ce qui vaut mieux encore, notre esprit, celui de notre doctrine et de notre enseignement, est de vous. Notre premier recrutement fut de vous : plus qu'un autre, je serais un ingrat de l'oublier. 11 émane encore originairement de vous ce Conseil supérieur duquel vous êtes l'âme. Aussi voire successeur n'eut-il rien de mieux à faire que de se conformer à votre exemple, ainsi que publiquement, dès le premier jour, il en prit l'engagement public comme la loi et règle de son administration : « Je maintiendrai! » El si. grâces au Ciel, notre Université Catholique