‹ Vingt années de rectoratChapitre 83 sur 112 · INAUGURATION DU BUSTE · texte numérisé non relu

INAUGURATION DU BUSTE

vénéré doyen, leur en fourniront à pleins bords la sève vivifiante.

« C'est ainsi que, vivant encore au milieu de nous et demeuré notre modèle, le marquis Gabriel de Vareilles-Sommières continuera à veiller sur la Faculté à laquelle il a consacré sans compter tout ce que Dieu qui Ta repris lui avait donné de puissance intellectuelle et de grandeur morale. »

Après ces deux discours, écoutés avec une religieuse émotion et salués par des applaudissements répétés, la foule s'écoula, et les invités se rendirent à l'Hôtel Delannoy, où un lunch réunit, avec M. Louis de Vareilles-Sommières et ses frères, avec les Professeurs et Etudiants délégués des Facultés libres de France, le corps professoral de la Faculté de droit de Lille, et un grand nombre d'Etudiants et anciens Etudiants.

Mgr le Recteur salua les hôtes de la Faculté de droit de Lille et dégagea l'enseignement de cette fête de famille, dans le toast suivant :

Paroles de MKl le Recteur :

Monseigneur, Messieurs,

Jusqu'à la dernière heure, j'avais souhaité, j'avais espéré vous dire ces quelques paroles du pied de l'autel, ce matin, au saint sacriiice de la messe, que j'y offris pour notre ami. Mais l'heure avancée, mon jeûne, ma fatigue, mon âge... Messieurs, m'excuserez-vous?

Puis, tout à l'heure, lorsque ce buste éloquent a été découvert à nos yeux, devant cette tête méditative, ces traits énergiques, ce regard profond, ce haut front, cette fine bouche qui va s'ouvrir, j'ai été bien tenté de m'écrier, comme Michel- Ange devant le marbre que son ciseau venait d'animer : « Mais parle donc ! »

Et s'il parlait ce bronze, si M. de Vareilles ressuscité eût parlé ici, à cette heure, à ma place, qu'eût-il dit? Il eût d'abord, Messieurs nos très vénérés hôtes, commencé par vous remercier.

Il vous eût remercié, premièrement Monseigneur le Recteur, de vous être arraché à votre grande œuvre de Paris, à la fière et vive tendresse que vous lui inspirez, et cela, presqu'au lendemain de vos noces, pour revenir en ce jour resserrer entre nous les liens de confraternité que vos Quatre cents ans

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