‹ Vingt-cinq années de vie littéraireChapitre 131 sur 144 · L'EDUCATION DE PHILIPPE · texte numérisé non relu

L'EDUCATION DE PHILIPPE

II est clair que, si je veux qu'un enfant donne son amitié à toutes les choses qui la méritent, il ne servira guère que je lui fasse apprendre par cœur les plus bôaux aphorismes du monde!..

Il faut que je trouve des images qui soient vivantes pour un petit garçon dans sa vie de tous les jours, des images, entendez-moi bien, qui déchaînent en lui de la musique ^

Si nous cherchons le meilleur dressage pour qu'un enfant se fasse de convenables « amitiés », il faut d'abord que son imagination se forme en toute confiance auprès de ses parents. Une magnifique condition, c'est ensuite que le pays où il habite, au lieu d'être une chose inanimée, un milieu morose, devienne une influence. Toute région présente une pensée, et cette pensée demande à pénétrer les cœurs. Que Tenfant la respire. Il ne s'agit point de savoir des choses sur un pays, car cela fait une

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