Le voyage de Sparte, p
Aussi bien, les voyages barrésieas sont-ils avaot tout des pèlerinages. « C'est possible qu'en tous lieux la nature révèle un Dieu, maïs je ne peux entendre son hymne que sur la tombe des grands hommes n. Pour s'arrêter aux plus beaux paysages, M. Barrés <* y veut des tombes parlantes ». Pèlerin dévot, mais qui, jusque dans ses oraisons, se propose obstinément un but précis, une activité sanctiKante.
Quand nous trouvons un lieu tel que les grands hommes le connurent et que nous pouvons nous représenter les conditions de leur séjour, ces réalités, qui pour un instant nous sont communes avec eux, nous forment une pente pour gagner leurs sommets : notre âme, sans se guinder, approche des hauts modèles qu'elle croyait inaccessibles, et par un contact familier de quelques heures, en tire un notable profil'.
Le séjour des héros, le cadre de leur vie, les spectacles qui les ont nourris, la recherche exacte de utcs ces réalités exige une nouvelle application à quelle la méthode barrésicnnc ne permet pas qu'on dérobe. D'ailleurs, ce ne sont pas là de cesrésotions trop parfaites qu'emporte le premier tour de Innt. 11 serait aisé de montrer sur de beaux emples, en étudiant par exemple le chapitre de ippel au soldat sur la vallée de la Moselle, avec lelle rigueur M. Barrés obéit, point par point, à tte consigne, rigueur d'autant plusinllexible qu'elle mble plus spontanée, et qui se déguise le plus uvent sous des airs de voluptueuse nonchalance, ne laisse rien à l'inspiration du moment que puisse