‹ Vingt-cinq années de vie littéraireChapitre 24 sur 144 · I. Du Sang^ de la Volupté et de la Mort, p · texte numérisé non relu

I. Du Sang^ de la Volupté et de la Mort, p

Vinci. Michel-Ange, par un élan brusque, nous emporte bien au delà a.

C'est, je pense, vers cette époque d^aspiration tumultueuse que M. Barres se procura les vastes reproductions des fresques de la Sixtine dont on nous le montre entouré dans son cabinet de travail. A un ami qui l'interrogeait récemment sur cette galerie surhumaine, M. Barres, avoua, dit-on, que son culte pour Michel-Ange avait un peu perdu de sa ferveur première. Insensiblement, et malgré lui, il en était venu a se fixer le même terme que « le sublime Vinci ». Les Déracinés marquent une étape de ce retour. « Accepter, voilà ce que n'enseigne pas rUniversité » ; ainsi Tauteur formule-t-il lui-même le plus grave des reproches qu'ait mérités Bouteiller. Le fameux discours qu'il prête à M. Taine se condense en « une doctrine d'acceptation ». Ainsi préparée par de multiples pressentiments, la doctrine éclate enfin, et prend sa forme définitive, dans cet incomparable chapitre de V Appel au Soldat sur la Vallée de la Moselle, Des deux inspirations maîtresses de M. Barres, c'est la seconde. Jadis, s'étant heurté à ses propres limites en méditant l'histoire de la Lorraine, il avait décidé d'effacer, s'il se pouvait, cette fatale ressemblance ; aujourd'hui, cette Lorraine, où il se reconnaît plus que jamais, il l'aime, il la chante, dans ses limites mêmes, comme saint François la Pauvreté. Dans Le 2 novembre en Lorraine^ il lui élève un temple immortel, et dans Les Amitiés françaises nous le voyons

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