‹ Vingt-cinq années de vie littéraireChapitre 27 sur 144 · I. V ennemi des lois. p · texte numérisé non relu

I. V ennemi des lois. p

Un chrétien peut faire sienne cette ambition, il doit même Texalter, obligé qu'il est de prendre comme règle de ses désirs la propre perfection du Père céleste. «Etre le plus possible ^ », cette formule du « devoir intégral » selon le jeune héros des Déracinés^ le dogme chrétien Taccepte et la consacre en nous proposant la merveilleuse métamorphose qui divinise notre nature. Bref la présente résignation de M. Barrés semble plus contraire au véritable esprit du christianisme qu*une de ces révoltes passionnées où gronderaient encore les « colères de l'amour ».

Néanmoins, depuis le Sainte-Beuve de Volupté si chaudement accueilli par la critique catholique, je ne sache pas d'auteur incroyant a qui les revues catholiques aient témoigné autant d'amitié. Ceux-là même ont fait grâce à M. Barrés, que le magnifique talent, la noblesse et le « romanisme » de Charles Maurras n'ont pas encore ébranlés. Je connais de saints moines, appartenant au moins moderne de tous les ordres religieux, qui ont bien voulu me dire leurs vues sur l'évolution religieuse de Fauteur de Bérénice, leur confiance dans la valeur apologétique de son œuvre. « Il me semble, m'écrit l'un d'eux, que Tœuvre de notre ami romantique et ayant subi Tinfluence du panthéisme (Gœthe) , accuse chronologiquement une orientation très nette vers la conception personnaliste qui a inspiré nos philosophies et nos formes d'art occidentales, et que, pour M. Barrés, synthétise Pascal. Le culte du moi, tel qu'il l'a pratiqué, la lutte contre la mort, doivent conduire à

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