I. Les Amitiés françaises, p
sociaux qu'il venait d'étudier ne lui offrait sa patrie morale. Il avait toujours le mal du pays, d'un pays que nul réformateur ne savait lui proposer*.,.
Il se rappelait que, petit collégien, les jours de sortie, il s'attardait déjà aux vitrines des papetiers, non pas à regarder les filles de théâtre si laides de vulgarité, mais
la série des princes ou des hommes d'Etat européens : sans curiosité de surprendre le secret de leur génie et parce que leurs physionomies si diverses et tant de races mêlées l'émouvaient profondément. La vue de tous ces types éveillait en lui fort avant une inquiétude^ un désir de se mêler à toutes ces humanités 2.
Une centaine de petites anecdotes grossières inscrites sur mon carnet me donnent sûrement les rêves les plus exquis que l'humanité puisse concevoir. Elles sont les clochers qui guident le fidèle jusqu'à la chapelle où il s'agenouille. Mon âme mécanisée est toute en ma main, prête à me fournir les plus rares émotions. Ainsi je deviens vraiment un homme libre.
Pourquoi, mon âme, t'humilier, si de toi, pauvre désorientée, je fais une admirable mécanique ? Simon m'a dit, qu'enfant, il savait se faire pleurer d'amour pour sa famille, en songeant à la douleur qu'il causerait s'il se