‹ Vingt-cinq années de vie littéraireChapitre 54 sur 144 · I. Leurs Figures, 271, 27a · texte numérisé non relu

I. Leurs Figures, 271, 27a

l'Espagnol né à Avila, et qu'il vit dans les montagnes pleines de neige et de myosotis d'où il embrassait toute la Perse !

Ainsi je me plaisais à contrarier, à exciter Tigrane jusqu'à ce qu'il me dénonçât une nouvelle fois les ferments malsains de TAsie et je pensais : « Bonheur! voilà encore qu'il va maudire, et de l'objet que ces malédictions me décrivent si beau, j'enrichirai mon imagination*. »

{l.e petit Philippe et son chien le Velu.)

L'animal qui fut de toutes les promenades et de tous les repas, qui assista au c< Je vous salue, Marie » du coucher, et au chocolat du matin, s'attacha de tout son cœur et de tout son estomac à son petit maître, car il apprit à le connaître comme un inépuisable sucrier. Et quand* ils avaient joui de la journée en commun, c'est avec un même sentiment du devoir accompli que, vers les huit heures du soir, l'un en Z dans son lit, l'autre en O sur le tapis, commençaient de souffler régulièrement. Mais le souffle de Philippe dans la nuit, sans être plus honnête, me semble plus noble. Toute la maison se taisant, alors que le balancier de la pendule se hâte et nous entraîne vers ceux qui partirent, ce petit souffle me dit : « Que t'importe ! moi, je viens, et je serai toi-même après ta mort. »

On voit que l'éloquent Bossnet n'a jamais eu de petit garçon dans sa chambre à coucher pour écrire que « l'enfance est la vie d'une bête ». C'est vrai que sur le gravier d'un jardin, par une matinée de soleil, un Vehi

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