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en remuant les lèvres et en levant les yeux vers les ogives, avec des physionomies de donataires de vitrail. Mais en semaine, plus personne. Les jeudis d'hiver, les bas-côtés résonnent un instant d'un clapotis de galoches quand arrivent et s'en vont les élèves du catéchisme ; quelquefois encore, une pauvresse à madras traînant après elle un ou deux enfants et portant un nourrisson sur les bras, vient faire brûler un petit cierge sur l'if de la chapelle de la Vierge ; ou bien c'est, du côté des fonts baptismaux, des hurlements de nouveau-né qu'on baptise ; ou plus souvent, l'enterrement d'un misérable, une bière en sapin, recouverte d'un drap noir et posée sur deux tréteaux, qu'un prêtre bénit à la hâte, devant un très petit groupe de femmes, les hommes étant libres-penseurs et atteqdant la fin de la cérémonie devant le comptoir d'en face, où ils jouent des litres au tourniquet.
Aussi le vieil abbé Faber, l'un des vicaires de la paroisse, est-il sûr de ne pas trouver de pénitents, deux fois sur trois, auprès de son confessionnal, et n'a, la plupart du temps, à entendre que les aveux peu intéressants de quelques bonnes femmes. Mais c'est un homme de devoir, et les mardis, jeudis et samedis, à sept heures précises, il se rend régulièrement à la chapelle Saint-Jean, sauf à faire un bout de prière et à s'en 'retourner s'il n'y a personne.