LA FENETRE ECLAIREE
lendemain d'une débauche et souffriront d'un regret amer,, en songeant que la vie n'est pas si belle.
Mais, jusqu'à présent, son poème n'appartient qu'à lui, son poème inachevé, et d'autant plus cher; car, à travers l'esquisse, il peut le voir encore tel qu'il serait dans l'idéal. Que peut-il faire à cette heure, le jeune poète ? S'est-il déjà couché pour lire jusque bien avant dans la nuit, et a-t-il pris sur la planchette, auprès de son lit de sangle, un livre préféré, cent fois relu, et dans' lequel, pour sa puissante et fraîche imagination, s'ouvrent entre les lignes des horizons infinis? Non, il a plutôt travaillé toute la soirée, il a écrit quelques-unes de ses meilleures strophes; puis, brisé par l'effort, il s'est renversé dans son grand fauteuil, sa charmante tête d'adolescent s'est inclinée sur son épaule, ses yeux se sont clos, la plume a tombé de ses doigts; mais, dans son sommeil, il voit taujours la page commencée et il rêve que la Muse satisfaite, — la Muse qui existe encore pour lui, pareille à une mère qui serait un ange, — . s'est accoudée au dossier de son fauteuil, le regarde dormir en souriant, et, parfois, écarte ses cheveux d'une main légère et le baise longuement sur le front!
13^' VIN^f CÎ:ÔNtE& NOtJVEAUX
\'-^CSrr i^ètit' lîâbîtèr là?' ié'^tiiiànâë'^DiKl^ ticmjoùrs' lsêatiit-^])af ' lie ^idystèrietljE sttt^iît 'de^Uâféttéirè Wliîrf5è, et ^orifc'W pÂisïëf ofté iti^ââàrf.'
" Des* imkntir'Ouî^ aies' àmahti^' pduf'-'qui rien ri^e&tè'au'irtbfiae^qtié I^uf «riitud • lètfr liièi^ûîsàblca'ési'ii, e^qdî tte régà'r^eAijarrfaW^ltis^'l^^ lëoTs'deuk 'onrijifes 'ëifecéés"; liàrèliànt-de^ft^eëxatf -èlalr '^dè' là hmèl ' '6h' î ^ 'lè ' jëtitife'^èt^'chaftriknt
'dfâièûll
tôtirner'îé Hr^tlé'dè^^chfeVatfe'dèltàîsi faiàisf èlté; â^ vil tout de saîte:^4a'lî'étaHT)Iohd/r^^^ avèc'des livrée yéfm^lesV W;' il^sVst^'dôûnê-'èâ uiié mîrimé' à' cette ^^he;aut)^uxf gais îotilme= une ckattsbn *• et/pôbf 'êtte heurtiix:; ils^h'oht-d^ mahd'é permission qu'^ îèfuts ViHgt-an^^^'Cdà dufôdepuis le printemps, depuis lé moîs'dèfeî)Oûq(ùetë de cerises et des fils delà Vîerge; nrâis }làiontî^ge où demain veut aîrê toujours et ils oht%ansfoftné leur chamHre' sèiis les toits" en une volière dô'bai-
sers.
C'est extraordinaire qu'il y ait ce soir de la •lumière chez eux; d'habitude — l'amour aime les nuits longues — l'on s'y couche tôt et l'on s'y lève tard. L'amoureux a dû san&doute s'absenter aujourd'hui, aller dîner chez dé vieux parents; mais, au départ, elle lui a mis un de ses fichus autour du
dÎ6«tt^;jsB5 yB,,fioi9,^^i3Wfi,,{^yf ^^ç^içjufj^u;; ^^m J:^yeupft,;,safis.J^ |"^e.^çxpr^s^Jç,.iipm
tw*;^,a^jql}ei^fiqp î^onvi^yiaç^l^, ^^ot^j^il.^gfç, et eJl^jÇ«i)|;^it,4uçJajie ch^93^^^^1i(fîçç^ (jui |e|r^iid^p|dap? sq^. coçur. . }A^i^,\, |i^jlQ]ague,^elïe ,3>st c^^ttMée . ejç: nysç. ,a)u.^ljt, ,^^tcnant^ ^Ue ,dQrt aj^I^s, de la bp^gie-alium^^spp frais visage^ noyé. (^' pa.^ev^ljire, 4éf^îÇ;,7/fppse ;^^^^ .?f^ ;4?«x i|^^n^;|Qif;itejs;^ef; la jpatte/ide sa.^ne.. chieipi^e de
ï^qs^^^n^ymn^gl^^y spo^jbfa^t dé"
ccyi^vre spi^ ; .épaule rppd^ ^et; ^jpj^e . ,Q.Uj^d[ jl rentçer^, bientôt, sans Êiire. 4f l?^^?^i^>r.i| ^i^w cçtte joie
4§ il^ ^UFpjrçpdre. daqs ;^p, $pmi»^il de fleuf ; il s'^s^ôir^ près, du lijt et-^a'r^^gafrdçça ionçtemps4
Al<?fs, le; devinât 4'in?tiflc^;d^ 3çp jC$ye^,;elie
oiàyrirâ. les yeux, ;,~t phi .jies.Jpajtepçiefltf^
pières d'une fille de vingt ans qui s'éveille ! oh! Jes
premiers scintillements d'une étoile ! — et lui, éperdu d'amouf, la saisira, Tétreindra passionnc- .mènt et se cachera le visage dans son sein parfumé !
— ' Qui peut donc bien demeurer là ? songe Ludovic, les yeux toujours fixés sur la haute fenêtre qui rayonne dans la nuit.
' Pourquoi pas un bon ménage, avec des enfants? Un automne avec de beaux fruits ? Cela existe aussi •pourtant, des cœurs humbles et résignés, heureux dans le devoir et par le devoir, comme les. deux époux que Ludovic rencontre quelquefois le dimanche, dans cette banlieue aux mœurs patriarcales : la maman, blonde fatiguée, avec une « con- :fection » à bon marché, poussant son dernier-né dans une petite voiture, et le père — une tête grise de sous-chef qui attend la croîx, — tout fier de donner la main à son lycéen. Ce sont eux peutêtre qui logent là-haut, et, comme on n'a qu'un •traitement de quatre cents et quelques francs à grignoter par mois, — songez donc, avec deux -enfants! — on déjeune souvent d'un reste de veau froid de la veille, et le collégien couche dans la