‹ Vingt jours dans le nouveau monde [microforme]Chapitre 21 sur 95 · CHEZ THOMAS EDISON · texte numérisé non relu

CHEZ THOMAS EDISON

À Orange Park. — La complémentaire du phonographe : le kinetograph. — Peu de jours après mon arrivée à New-York, me rappelant la visite que Thomas Edison avait faite, en septembre 1889, à l'hôtel du journal le Figaro que je représentais, je n'étais enquis des possibilités de le rencontrer, afin de lui porter les compliments de mes confrères et le souvenir de cette élite de la société parisienne qui vint applaudir à son triomphe à cette soirée mémorable.

Edison était absent et travaillait dans l'Ouest. De plus, j’apprenais qu'il venait d'abandonner Menlo Park pour Orange Park, un peu au delà de Newart, dans le New-Jersey.

Il convenait dcac d'attendre son retour ; je priai alors, un de mes jeunes et brillants confrères du New-York Times de solliciter de ma part un rendez-vous difficile à obtenir, car, d'après les bruits en circulation, l’ingénieux inventeur du phonographe était devenu, depuis longtemps déjà, fermé à toute visite, rebelle à tonte interview.

Il faut croire que le nom du Figaro fut un sésame irrésistible, car, peu de temps après ma requête,

je reçus une lettre du secrétaire d’Edison, me disant que celui-ci serait charmé de me recevoir et qu’il

me priait de lui fixer tel jour qui me conviendrait pour une entrevue.

Le mardi 26 avril, le meeting était arrêté; je prenais le matin, à dix heures, le ferry boat pour Hoboken, puis le train d’Hoboken à Orange et, après un nouveau voyage de quinze minutes en electric car, rrivais vers midi devant une énorme usine bâtie de briques rouges. C’était là l’Ædison's factory.

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