‹ Vingt jours dans le nouveau monde [microforme]Chapitre 46 sur 95 · ERA ANT | À · texte numérisé non relu

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CHIicaGo. — Post Office.

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qui se paye, dans le centre, de 1,000 à 2,000 dollars et même davantage le yard (soit environ 5,000 à 10,000 francs et même davantage le mètre); en conséquence, le propriétaire, dominus cœli, grimpe sa bâtisse le plus haut possible, afin de rentrer, s’il se peut, dans l'intérêt de son capital engagé.

Le Temple maçonnique à Chicago, ainsi nommé parce qu'il est la propriété d’une corporation de bienfaisance de francs-maçons, renferme sept cents bureaux différents, disséminés dans ses vingt-quatre étages. Deux ascenseurs électriques, conduits par des méca-

niciens et fonctionnant de sept heures du matin à huit heures du soir, montent les visiteurs aux différents étages où leurs affaires les appellent. Des tableaux indicateurs, au rez-de-chaussée et aux étages, vous donnent le nom des titulaires des bureaux, leur profession et leur numéro. Le conducteur de l’ascenseur, si vous lui demandez un renseignement, se contente de vous répondre du doigt, en vous indiquant le tableau chargé de vous "enseigner. Personne n’habite ces maisons, qui n’ont même pas de concierge. Les locataires ferment leurs bureaux de cinq à sept heures du soir ; le mécanicien ferme les ascenseurs, et chacun prend un funiculaire ou un tramway électrique pour aller à dix, vingt kilomètres

ntre, de 1,000 à utage le yard (soit nes et même davannce, le propriétaire, âtisse le plus haut s’il se peut, dans Ag.

1e à Chicago, ainsi oropriété d’une corde francs-maçons, ix différents, disséatre étages. Deux duits par des mécat les visiteurs aux de-chaussée et aux néro. Le conducteur re du doigt, en vous n’ont même pas de canicien ferme les ix, vingt kilomètres

ou plus, retrouver sa famille habitant une maison d’un étage, de deux au plus, coquettement installée dans un jardin soigneusement entretenu. Un corps de police, payé par tous ceux qui ont intérêt à employer ses services, surveille les immeubles où se trouvent les boutiques et les bureaux, et il est excessivement rare d'apprendre que les voleurs ont trompé la vigilance de cette police particulière, qui ne relève que des personnes qui l’emploient.

Les rues de Chicago. — Les rues et avenues de Chi- Re, cago sont plus intéressantes à parcourir de jour ou de soir que celles de New-York. Sous la lumière grise du ciel ou l’avenglante clarté des lampes éle:. iques, on y trouve sans fatigue d’extraordinaires surprises et de fréquentes occasions de dégager le comique des choses. — Une flânerie devant les étalages toujours ouverts et éclatants n’est pas à dédaigner ; presque chaque vitrine possède des curiosités qui décèlent bien ce besoin d’épater qui est ancré si profondément dans tout bon négociant chicagoïen.

On ne saurait imaginer ce que l’on y voit de figures de cire de tonte grandeur, d’annonces impayables, de machinations naïves'! Le président Cleveland, serrant la main à la République américaine et enve-

CHICAGO, City Hall,

loppé dans les plis du drapeau national, sert de mannequin à un tailleur; une boutique de Blanc imagine de figurer, derrière ses glaces, une immense caravelle faite de mouchoirs de poche, avec des mâts de serviettes roulées et des voiles en rideaux de guipure, et sur cet esquif de fil de lin on voit à la proue un Christophe Colomb commandant la manœuvre à dix matelots, tandis que le bateau, mû par des mécanismes étranges, se balance sans trêve

sur des flots nouleux de serviettes-éponges et de draps bouillonnés.

Tout est à l’avenant : des tours Eiffel en papier à lettres, des statués réalisées en chaussettes empilées, des châteaux fabriqués en lingerie, et partout des figures de cire souriantes, grimaçantes, d’aucunes horribles comme des figures cauchemars, têtes d'enfants,

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têtes de vieillards, têtes de femmes : c’est un extraordivaire musée Tussaud de la rue.

Beaucoup de vastes bazars occupent tout un &/oc. Là, tout se trouve réuni : chaussures, confiserie, habits, pharmacie, instruments de musique, tabac et cigares, costumes de femmes, liqueurs, viandes et légumes, bar et restaurant. Une promenade dans ces énormes boutiques à bon marché est particulièrement amusante: j'y ai passé une matinée qui vaut bien, comme intérêt, la visite à la fuerie de cochons, chez Armour, dont je parlerai tout à l’heure.

Les hôtels. — Les restaurants. — Chicago brille encore par l’étincelante profusion de ses restanrants, bars, Inncheons rooms, oysters chops, tavernes, confiseries et boutiques d’american drinks. Il est aisé de se nourrir à toute heure du jour et à des prix vraiment peu excessifs, si l’on aime se sustenter un peu à l'aventure et à ne pas rechercher la cuisine exclusivement européenne. On trouve sur le Bill of Jare des lunchs rooms d’exquises préparations culinaires d’une si

CHICAGO. — Vernisseur de chaussures,

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