‹ Vingt jours dans le nouveau monde [microforme]Chapitre 7 sur 95 · DER RS TAN · texte numérisé non relu

DER RS TAN

Je voudrais que tous ceux qui, comme moi, sont revenus des États de l'Est américain charmés par l’accueil de ceux qui ont apporté tant de confortable et de cordialité dans les relations, je voudrais que tous les Français qu’enthousiasmèrent le sentiment de la vie pratique, les progrès ivcessants, le goût architectural, l'intelligence du 4ome, l’urbanité vis-à-vis des femmes, la grande et large compréhension de toutes choses que montrent les Américains, je voudrais. dis-je, que tous ceux-ci criassent la vérité à leurs concitoyens. Il serait temps d'inciter notre jeunesse curieuse

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DANS LE BASSIN DE L’EURE, AU MOMENT DU DÉPART La ven s pli j te des pliants et autres objets de voyage aux passagers de 3° classe

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et observatrice à aller juger par elle-même de l’incompareble accroissement de ce nonvean monde que Colomb découvrit peut-être pour le malhenr de notre Europe déjà si vieille et si empêtrée dans des traditions qui la ruinent peu à peu et ne laissent guèreespérer une sériense poussée en avant de nes industries routinières et de nos fabriques d’art rétrospectif, |

e voyage outre-océan est si charmant, si salubre, si gai sur nos aimables bateanx transatlantiques, qu'il n’est pas concevable que si pen de nos mondains français qui vont aux bains de mer l’été ne poussent point leur investigation jusqu’à l'embouchure de l’Æudson River, ne serait-ce qu’à titre de cure ou de distraction après les fatigues et surmenages de l’hiver.

La navigation marine apporte aux voyageurs ses effets admirables physiologiques, et les plaisirs du bord ajoutent encore à l'activité éminemment reconstituante de l’air de la pleine mer, infiniment plus pur que celui des plages. « Les mouvements du navire déterminent dans notre économie, écrit un judicieux journaliste, le D' Monin, nne perturbation fénctionnelle, inconsciente et passive, qui consiste surtout dans la contraction permanente de tous nos muscles et dans nos efforts réels, quoique insensibles, pour maintenir notre équilibre. De cet exercice forcé dérive l’activité plus vive de la respiration, de la circulation et de la nutrition tout entière. Nous nous livrons, en somme, dans un air sans cesse renouvelé, — mobilisé qu’il se trouve par des vents et par une pression atmosphérique variables, — à un exercice instinctif de tous les instants. Un régime forcément régulier, l'impossibilité des excès et des veilles, la vie calme, poétique et reposante du marin; l’absence de toute cause d’énervement (soucis d’affaires, nouvelles variées, etc...); l'obligation du coucher et du lever de bonne heure, des repas à heure fixe, de l’exercice musculaire dans un air exceptionnellement dense, tonique et sédatif à la fois :

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& Un appétit d’ogre, une digestion et un sommeil d’enfant : tels sont les résultats ordinaires du voyage en mer. »

Toutefois, il faudra encore du temps pour galvaniser les Français par groupes importants et les faire traverser chez nos bons amis d'Amérique. Je regrette, pour ma part, sincèrement et profondément, d’avoir attendu d’être un quadragénaire pour débarquer dans cett: merveillense rade de New-York, dont Je ne pourrai de longtemps oublier la splendeur ; mais il n’y a que la première traverste qui coûte, et je reprendrai volontiers le bateau à la première occasion,

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iénique, bien difficile à atteindre sur la terre ferme.

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