HOTEL CONTINENTAL
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seulement pour vaquer à des besoins naturels, dont la négli-
gence est toujours dangereuse, mais encore pour respirer plus à l'aise et surtout pour déraidir les muscles, soumis, dans les wagons, à une immobilisation de Procuste. On évitera sûrement, ainsi, la courbature et les maux de reins, qui accompagnent volontiers le voyageur en chemin de fer, Éntin, l'estomac étant peu tolérant, on n'abusera pas des aliments et boissons rencontrés dans les buffets, ces endroits où l’on vend, aux gens qui passent, des aliments qui ne passent point!
Arrivé à destination, le voyageur se délasse merveilleusement en prenant un bain tiéde polongé additionné de deux on trois livres de sel.
Le Tounrisue A BicYCLETTE. — Il est difficile de parler de l'hygiène en voyage sans donner quelques conseils aux bicyclistes, à notre époque où la bicyclette a rerauvelé et comme ievolntionné l'art du déplacement! La vélocipédie est, médicalement parlant, un excellent sport, qui développe le sangfroid et l'énergie, précise la vigueur du sens musculaire, assouplit les articulations, amplifie 'e jeu du cœur et des noumons. Il importe, toutefois, de ne point monter immédiatement après les repas, sous peine de troubles digestifs inévitables; de ne pas forcer l'allure d’une machine complaisante, sans avoir la pré-
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caution de se reposer, un quart d'heure au moins, toutes les heures; d'éviter, enfin, le sport cycliste, si l'on n’a pas le cœur et les gros vaisseaux absolument sains, Chez la femme, la suppression du corset et le port d'une ceinture ventrale bieu faite, qui lui évite les congestions du bassin, congestions auxquelles elle est naturellement sujette, Au surplus, l'hygiène a pour mission d’encourager l'exercice, mais aussi de combattre ses abus : elle conseille donc aux amateurs de rester amateurs et de ne pas devenir pro-
fessionnels. Si l'exercice modéré améliore certaines tares de la
constitution, le surmenage les exaspère. C'est une question de mesure : un peu de vin fortifie, beaucoup rend malade.
En vérité, le plus grand reproche à adresser à la pédale, c'est qu'elle désapprend la marche : la marche, le muilleur des exercices, le seul qui consiste à soulever, à chaque pas, la totalité du poids du corps; le seul, par conséquent, qui développe harmoniquement l’ensemble du système musculaire.
LE VOYAGE SUR MER. — Pour rester sur le terrain de la pratique, donnons aussi quelques conseils sur le grand inconvénient de la navigation, le mal de mer, Avant le départ, ne point se charger l'estomac; éviter de fumer; choisir une cabine au centre du navire, ou mieux (si le temps le permet) une place à l'air libre, au milieu du pont; s’y étendre, la tête médiocrement
élevée. Une ceinture-sangle, bien serrée, empêche le ballottement des viscères, cause fréquente du mal de mer. Si ce dernier se produisait, on le palliera ordinairement en faisant prendre, chaque quart d'heure, dans une infusion chaude de thé fort, une euillerée à café de :
Sirop de chlorai. . .
Sirop de codéine.. .
Bromure de sodium ,
Antipyrine. . . .
Extrait de coca, .
Lorsque la traversée doit être longue (plusieurs jours de durée), on remplace avantageusement toutes les potions sédatives par l'injection de morphine (un centigramme trois fois
. dans les vingt-quatre heures).
L'alpinisme.
Tous les ans, on m'adresse cent fois cette question : « Docteur, que faut-il préférer, pour nos vacances, la mer, ou la montagne? » Je crois utile de tracer ici, en quelques lignes, une sorte de parallèle des deux genres de villégiature les plus recherchés.
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La montagne convient surtout aux nerveux, aux arthritiques, aux herpétiques. Elle est coitre-indiquée chez les sanguins et les pléthoriques, surtout au moment de l'âge de retour, alors qu'ils sont guettés, en quelque sorte, par la congestion, La montagne augmente l'énergie du système nerveux et trempe, si je puis m'’exprimer ainsi, tous les ressorts de la vie, Son air agreste et léger, balsamique, ozonisé et aseptique, rend la montagne précieuse contre les affections du poumon, la prédisposition à la phtisie, l'anémie et la chlorose, le nervosisme du cœur,
les débilités congénitales et acquises, les convalescences trai- :
nardes, l'épuisement nerveux par surmenage habituel ou par excès de plaisir Les albuminuriques et les diabétiques, les paludéens et les népitiques trouvent, dans la sécheresse de l'air alpestre, les éléments utiles à leur décongestion viscérale, ainsi qu'au régulier fonctionnement de la peau.
La diminution du volume de l'oxygène, dans l’atmosphére des altitudes, oblige à augmenter les mouvements respiratoires, et par conséquent les combustions organiques. La poitrine, alors, se dilate étrangement : l'air pénètre les plus intimes replis des alvéoles pulmonaires, tonifie et répare les muqueuses bronchiques et excite le conflit de l'oxygène et des globules rouges du sang, conflit d’où résulte toute la vie animale. L'appétit augmente : le besoin de réparation coïncide avec l’augment marqué des forces