CHAPITRE IX À TERRE
JE fus vivement impressionné en touchant terre. Ned Land essayait le sol du pied, comme pour en prendre possession. I] n'y avait pourtant que deux mois que nous étions, suivant l'expression du capitaine Nemo, les « passagers du Nautilus,» c'est à dire en réalité, les prisonniers de son commandant.
10 En quelques minutes, nous fûmes à quelque distance de la côte. Tout l'horizon se cachait derrière un rideau de forêts admirables. Des arbres énormes, dont la taille atteignait parfois deux cents pieds, se reliaient l'un à l’autre par des guirlandes de lianes.
15 Mais, sans remarquer tous ces beaux échantillons de la flore papouasienne, le Canadien abandonna l’agréable pour l’utile. 11 aperçut un cocotier, abattit quelques-uns de ses fruits, les brisa, et nous bûmes leur lait, nous mangeâmes leur amande avec une satis-
20 faction qui protestait contre l'ordinaire du Nautilus.
«Excellent! disait Ned Land.
— Exquis! répondait Conseil.»
Tout en causant, nous pénétrions sous les sombres voûtes de la forêt, et, pendant deux heures, nous la
25 parcourümes en tous sens, mais sans rencontrer aucun gibier, ce qui désespérait Ned Land.
Vers onze heures du matin, le premier plan des
un
terre.
ur en deux capià dire
stance un ri- , dont e re- 2s.
illons agréquelleur satistilus.
nbres us la ucun
| des