‹ Vingt mois de présidenceChapitre 11 sur 15 · PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

PAR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

A M. LE PRÉSIDENT DE l'aSSEMBLEE NATIONALE Le 17 février 1871

Monsieur le Président,

Mon premier message ne doit et ne peut avoir qu'un objet, c'est de vous prier d'être mon interprète auprès de l'Assemblée nationale, et de la remercier de l'honneur qu'elle m'a fait en me décernant la première magistrature de la Repu blique, et surtout en me donnant un nouveau témoignage de sa haute confiance.

S'il suffit, pour mériter cette confiance, d'un dévouement absolu aux intérêts publics, j'ose dire que j'en suis cligne, et je remercie toutes les parties de l'Assemblée nationale d'avoir oublié les dissentiments qui peuvent, sur quelques points, les diviser, pour communiquer au Pouvoir une force plus grande, et lui fournir ainsi de plus grands moyens de faire le bien.

L'Assemblée peut compter qu'uni profondément à elle, uni d'intention et de durée, je tâcherai de panser les plaies

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de notre malheureux pays, et de le rendre le plus tôt possible libre, bien ordonné, pacifié au dedans et au dehors, affranchi de l'invasion étrangère, et, de plus, honoré, aimé, s'il est possible, des nations des deux mondes.

Tel sera le but constant de mes efforts, et si l'Assemblée nationale et moi nous parvenons à l'atteindre, à en approcher du moins, nous pourrons, au terme de nos travaux, nous présenter sans crainte au pays, et lui transmettre intact le précieux dépôt qu'il nous avait confié.

En terminant ce message, je vous remercie, monsieur le Président, du concours que j'ai toujours trouvé auprès de vous, et je vous prie d'agréer l'expression de ma haute et affectueuse considération.

MESSAGE

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