‹ Vingt-quatre cours introductoires-préparatoires aux "Principes et éléments de cosmosophie" en analyse de la nature dans l'homme et en synthèse de l'homme dans la natureChapitre 10 sur 15 · FORMES ET NOMBRES. - PHÉNOMÉNATIONS · texte numérisé non relu

FORMES ET NOMBRES. - PHÉNOMÉNATIONS

Tout ce quj^es/, soit dans l’ordre naturel ou abstrait, soit dans l’ordre artificiel ou concret, est, dans son présent et son passé, d’Ordre Déterminatif absolu ; c’est-à-dire, fatal. Cela devait être ainsi et cela ne peut être qu’ainsi ; parce que, rien n’est et ne peut être que selon la Loi. Il ne sert donc à rien de gémir, de récriminer, de blâmer ou même d’approuver. C’est pourquoi, envisageant le Cours des Choses sans émotionalisme passionnel, le Cos?nosophe ne blâme ni ne critique, ni les hommes, ni leurs actes. Il constate le fait accompli, l’examine dans ses causes, l’analyse dans ses tendances, et, ainsi, s’évertue à démêler, à entrevoir, ses futurités; c’est-à-dire, les actuelles et réelles potentialités du Devenir. Car, seul, ce qui n’est point encore, ce qui est possibilité de devenir, est d’Ordre délibératif-relatif, de Libre-Arbitre.

Or, le champ de l’intervention volitive raisonnée* de propos délibéré, par un Etre ou une Chose, une individuelle Entité, dans le Cours des Choses et dans l’Etat des Etres, est limité par la quantité et la qua-

lité de son Savoir, est circonscrit dans le cercle d’extensivité expansive, d’intensité rayonnante, de son Pouvoir. Et, la ligne de démarcation en est variable, selon le temps et le lieu, par la résistance à impénétrabilité que présente l'ambiant Milieu; c'est-à-dire, par le Savoir-acquis, par le Pouvoir-conquis, des choses dont on s’évertue à modifier le cours, des êtres dont on tend à influencer, à différencier l’état. Vous le voyez et le comprenez donc : /• libre arbitre individuel d’un Etre ou d’une Chose dépend directement de son individuel état d’évolution et dévolution, de ses formes et nombres de savoir et de pouvoir des choses, dont il tend à modifier le cours, des êtres dont il s’évertue à influencer l’état. C’est simple question de relative Suprématie de part et d’autre, par savoir-acquis, par pouvoir-conquis, soit d’égoïsme à égoïsme, soit d’esprit collectif de famille, de clan ou tribu, de nationalité à esprit national,? à esprit de corps, de clan, de caste ou de famille; selon les groupements et les liens de solidarité, d’état congénère attractif en formes et nombres vibratoires, qui en constituent le Conglomérat.

C’est cette Loi qui est la rationnelle déterminante de tout droit : Le « Droit de la Force >: qui prime le Droit. Tout ce qui est, Chose ou Etre, du fait même qu’il est selon et par l’éternelle et universelle Loi, puise dans ses Moyens d’être, sa Raison d’être ; et, cette Raison d’être constitue, non seulement son Droit, mais, également et surtout, son Devoir de devenir, de croître en expansion rayonnante, d’évoluer et d’involuer, de se développer progressivement. Or, nous l’avons vu, la rationnelle Déterminante de tout ultérieur devenir ce sont les actuelles potentialités, état

de degré au plan d’arrivée, ses formes et nombres de Savoir, son intensité et son extensivité de Pouvoir. La force de l’un, donc, prime le droit de l’autre, en vertu du simple fait de Suprématie, soit individuelle, soit collective, toujours et partout ou le Droit ne s auto-manifeste encore qu’auto-expressivement, passivement, négativement, en souffrance fémininisante ; c'est-à-dire, là, partout et toujours, où le droit n’a pas la force de se faire valoir.

C’est Loi fatale, immuable et irrévocable Loi, universelle et éternelle Loi ; parce que, nous le répétons, le droit d’être implique le devoir d’être, qui est un Devoir de Devenir, par individuelle action, contre toute ambiante influence impressionnante. De ce devoir d’être et de devenir, qui est la Loi de Lutte et de Travail, résulte, d’absolue nécessité, l’acquisition du savoir, par souffrance, pour la conquête du savoir de militance, qui implique le fait d’agir ou de subir ; de subjuguer, ... ou être subjugué. Car, c’est par la souffrance qu’en réaction, en révolte, s’acquiert et se développe la force de militance. Tous les Dogmes et Rituels, tous les codes de morale conventionnelle, ne peuvent rien contre cette Loi. Si vous voulez vous dépouiller de toute émotionalité passionnelle, pour envisager les Actes des Etres et le Cours des Choses, en homme rationnel ; si vous remontez le passé jusqu'en ses commencements, si vous enveloppez à vol d’oiseau le présent dans tous ses développements, si vous pouvez entrevoir l’avenir dans toutes ses possibilités, avec l’Humanité dans toutes ses ultérieures potentialités ; si, vraiment, le souffle de l’esprit Cosmosophique vous anime et vous éclaire, si vous avez l’audace calme et osez sonder, des êtres

et des choses, les abîmes; si vous ne craignez point les vertiges, si vous savez et pouvez ascendre jusqu'aux suprêmes cimes;... vous le verrez : Partout et toujours, parce que tout est inverse et réversible, également parce que le droit de devenir implique le devoir d’être de tout son savoir et de tout son pouvoir, partout tout Droit a primé, tout Droit prime, tout Droit toujours et partout primera, la Force, toute autre Force, lorsque et /à, où, en s'évoluant de .Savoir- acquis en Pouvoir-conquis, il s auto-manif estera auto-affirmativement; bref , /à, où, le Droit, ayant acquis le Savoir et conquis le Pouvoir, est fort de la force de se faire valoir.

Et, c’est là, la Sixualité en formes et nombres de la synthèse de l’Homme dans la Nature. Or, et sachezle bien, tous les Dogmes et Rituels, tous les Codes de morale conventionnelle, ne servent à rien, ne peuvent rien, devant, pour, ou contre, l’universelle, l’éternelle Loi. Parce qu’ils sont de concept absolu ; et, de mêmes formes et nombres relatifs, prétendent déterminer et enrégimenter tous les différents Etats d’être, tous les divergents Cours des choses; pareils, nous avons dit, aux marchands de chaussures, qui, pour tous les pieds de l’Humanité en marche, n’ont qu’escarpins d’une seule et même pointure. Même dogme et rituel, même code de morale, et pour l'homme et pour la femme, et pour l’enfant et le vieillard, et pour l’adolescent et pour l’homme adulte, et pour les faibles et pour les forts. Parce que, nous le répétons, dans l’absolu de l’absolu, tout est relatif et que le permanent est fait de contingences.

Le con&ept cosmosophique des formes et nombres d’Être et de Devenir est, vous l'avez compris, stricte-

ment et clairement d’ordre mathématique. Nous procéderons, maintenant, à l’exposé du concept géométrique humain, qui est la pierre angulaire de tout réel Savoir acquérable. Dans sa genèse, ce concept naturellement et nécessairement, logiquement, est d'ordre Ascitarotal. Nous l’exposerons d’abord dans son ternaire initial, avant de l’examiner comme quaternaire phénoménisant ; c’est-à-dire, dans ses terminales.

Vous concevez aisément, que, dans notre analyse de la Nature dans l’Homme, nous n’avons fait que vous exposer par l’Asatar initial, le reflet isolé de l’Asataralisme macrocosmique. Nous le reprenons maintenant dans son concret d’universalité. « L’As » cosmosophique, le feu éternel et universel, le (( Un » de tout concept, de détermination de lieu et place dans l’Espace, c est le point géométrique. Il est adimensionnel. Donc, il n’a ni longueur, ni largeur, ni hauteur, — profondeur. Il est imperceptible. C’est, donc, uneabstraction,sans forme ni nombre auto affirmatifs, auto-expressifs. C'est le concept du Principe potentiel absolu. On le conçoit, sans pouvoir l’exprimer ni le déterminer, de nécessité rationnelle, en processus logique, comme initial, comme principe ; comme on peut concevoir Dieu avant et en dehors de l’Univers; comme on peut parler de Force, avant, à part, en dehors, de la Matière.

Mais, il n’existe cosmogoniquement que par et dés son Auto-manifestation; donc, en s’infusant dans la ligne. Ce point na ni forme ni nombre; la ligne, par et dès deux points, en acquiert. La ligne, c’est donc •« L’A/ » cosmogonique, l’Eau éternelle et universelle, 3e (( Deux » de tout concept de détermination de lieu

et place dans l’Espace; qui est, parce qu'elle est la^ primordiale rationnelle de tout devenir; le « Un », le binaire unique, de l’infini, sans commencement ni*

fin dans le Temps.

Or, la ligne n'est encore qu’uni-dimensionnelle ;elle a longueur, mais n’a ni largeur ni épaisseur. Etr nous l’avons déjà dit : « Un (( existe comme concept

absolu sans forme, ce n’est pas un nombre. » Un »,.

seul et isolé, avant dédoublement; avant différenciation pour évoluer par individualisation en formes et nombres différents; « Un », c’est tout , c’est l’Absolu, donc, cosmosophiquement, au point de vue analyti¬

que de la relativité dans le Temps et l’Espace, ce ri est

rien. Et, vous comprenez mathématiquement, de' logique rationnelle, qui est toute géométrie, l’inanité, disons-nous, de toute prétention humaine de définir/

de limiter, de concevoir (( Dieu », l’Absolu, l’Éternel et universel Pré-existant r et vous pouvez voir pourquoi et comment, à titre préfaciel et introductoire,

nous avons commencé notre Cours de Cosmosophie par un exposé du concept chaotique; établissant en parallèle Y Être et le non-Être, Dieu et le Néant. C’est l’axiome initial de toute analyse et de toute synthèse. Il ri y a quune Loi absolue , à savoir : Tout est re¬

latif. Dans et par toute mathématique rationnelle humaine, Dieu est accepté. Parce qu’il est l'Inconnu,.

l’incommensurable, l’ineffable. On le pressent, on le révère, on se prosterne;... et, devant lui, on se tait...

Rentrons en Cosmosophie.

L e point, donc, de tout Etre et de toute Chose, c’est le Principe potentiel. C’est ainsi qu’il faut le comprendre : adimensionnel, comme centre-foyer d’expanèion et de rayonnement. C’est Y unique dans l’Espace.

(La ligne, donc, de tous Etres et de toutes Choses, .c'est l’Elément essentiel. C’est ainsi, qu’il faut la comprendre d’abord unidimensionnelle, comme circonférence infinitésimale, issant du point, circonscrivant Je point, lui donnant forme, mais n'ayant par ellemême, isolée en analyse ou avec lui concrétée en •synthèse, pas de nombre encore; ensuite, comme droite, infinitésimale encore, issant du point par un autre point, par plusieurs points, lui donnant forme, mais ne prenant pas nombre de lui, et n’en ayant pas par elle-même, unidimensionnelle : Un étant Tout dans l’Absolu; un, n’étant rien dans le Relatif. Ce n’est que, lorsque par expansion et rayonnement, le point, foyer, centre, écarte et éloigne de lui la ligne, Ja circonférence, si minime soit l’infinitésimalité de l'écartement expansionnel, le point générant la droite radiante et, par le rayon, constitue le cercle, le Un s’infusant dans le Deux, le deux s’effusant dans le Un, qu’ils génèrent en lui, au trait d’union conjonctif, le Trois , le Médium affinitésiel ; et deviennent prototypique « Asatar », image déterminée et déterminable, géométrique et analysable, cercle, surface bi-dimensionnelle, ayant longueur et largeur dans l’Espace. Cette bi-dimensionnalité dans l’Espace, qui est l’initiale basique du concept idéographique, idée imagée, X Asataroth, est d’abord circulaire, curviligne et ensuite radiante rectiligne. C’est pourquoi la courbe est divine Avant rayonnement et que la droite est humaine par expansion en rayjon. Le concept de la droite humaine ►est absolu, en tant qu’elle est, comme unidimensionnelle initiale, unique. Mais, dès que le centre du foyer ■rayonne, cet absolu, par différenciation, rentre dans Je relatif, génère plusieurs rayons divergents, et, de

ce dédoublement, procède le premier plan rectiligne,, la surface triangulaire, faite de deux rayons et d’une largeur d’ouverture: corde d’arc d’angle. C’est pourquoi, le triangle est fille du cercle , le Cosmos, fils de Dieu. C’est pourquoi, tout symbole circulaire est d’ordre initiatoire humain, divinisant l’homme, et, tout symbole rectiligne, triangle, rectangle, pentagone, (pentagramme) est d'ordre initiatoire solaire,, humanisant, cosmosant, Dieu. Nous le notons en passant, ce sera notre point de départ pour vousinitierplus tard à la Science astrologique de la Kabbale des signes et des nombres.

Jusque-là, vous le concevez aisément, nous n’avons fait encore qu’établir 1’ « Asatar », l’image initiale de tous formes et nombres cosmogoniques. Mais l’image n’est que l’expression prototypique d’une idée ; elle n’a que réalité numérique, étant sans moyens, sans voies réalisatrices, adaptives, lormatoires *, elle n’a point corps, point intermède relatif d’existence. Elle a nombres, sans forme ; la surface plane, sans épaisseur, n’occupant dans l’espace, par sa largeur et sa longueur, aucun volume de masse, aucun lieu, aucune place. Dans notre cours suivant, nous ferons la synthèse complète de 1’ « Asataroth, de l’Asatar par son u Oth », en vous exposant la forme des nombres, aussi les nombres de la forme ; c’est-à-dire, la Tridimensionnalité en quaternaire géométrique de l’évolution du Plan, ou de l’Image, en Volume ou Cube : l'OT, quatre, étant le cube, la deuxième puissance, l’entrée en forme, à la matérialisation réalisatrice ou adaptive de l’élément essentiel « AT » « deux » ; et,, par lui, comme voie et moyen de la faculté automanifestative de l’AS (( Un », par la Vibration, la

bi-polarité auto-affirmative et auto-expressive de T « A R » trois .

Avant de conclure aujourd’hui, nous livrons à votre examen et à votre attentive méditation notre premier et introductoire exposé de ces formes et nombres, Initiales d’être et de devenir de tous Etres, toutes Choses. Vous en déduirez aisément combien sont superficielles et fallacieuses les affirmations dogmatiques des illusionnistes et des hallucinateurs, théologues, théosophes, matérialistes, exclusivistes de tout calibre et de tout acabit. Une image nest rien , dans la forme de l'Espace. Elle n’est qu’une vibration, un point de ligne dans le Temps. Les Idées vibratoires n’ont ni corps ni forme; donc, ni voie ni moyen d’auto-manifestation. Ce sont des auto-affirmations, auto-expressives, non encore réalisées. Leur Réalisation dans la forme, leur différenciation du Chaos conceptif, dépend des voies et moyens adaptifs de l’imaginatif Créateur, de YAsatar , qui doit se reproduire dans son OTH. Mais, aussi et inversement, rien dans les J ormes et les nombres du réel n’existe, ne s automanifeste auto- affirmativement, auto-expressivement , qui n ait d'abord été imagé , imaginé , idéalisé , en nombres mathématiques, avant et pour entrée en formes géométriques-tridimensionnelles. Tout Astaroth réel a pour prototype-créateur un Asatar ; est l’auto-reproduction, l’auto-réalisation adaptive, d’un Asatar idéal.

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