A. — ALPHA. — PRINCIPES
La première, d’ailleurs directe et permanente, Résultante de l’infusion de ses formes et nombres de pouvoir, selon ses formes et nombres de savoir, d’une Entité asatarale, donc, individualisée et personnifiante, dans les formes et nombres d’une autre Entité, également asatarale, donc, auto-manifestante, autoaffirmative, qui s’effuse en lui, c’est d’établir entre eux un courant ondulatoire actif et réactif. Dans la constitution asatarale, nous l’avons vu, ce courant est, avant différenciation, absolu et immédiat; tandis qu’aprés différenciation, l’auto-affirmation autoexpressive est médiate.
L’intermédiaire entre deux « Az-Ots », tendant auto-manifestativement chacun à s’auto-affirmer et s’auto-exprimer conjointement, c’est la masse-massive plastique mais inerte, « Im-im », « Alahim » « Atar ». Ces trois mots d’ordre astrologique, idéogrammes Kabbalistiques,et qui signifient l’insondable profonde, la Mer, 1 insatiable béante, l’Eternel et Universel féminin, et lEther cosmique luminifère,
expriment la même idée dans des acceptions adaptives et alchimiques différentes. En Cosmosophie. nous n’avons à voir que 1’ Ether cosmique . Or, toute pénétration éthérienne, par la résistance de l’inertie que l’éther présente à l’imprégnation conjonctive mutuelle de deux entités asatarales, laquelle résistance est déterminante de l’orientation polaire; toute pénétration, disons-nous, est d’-abord ténébreuse et douloureuse plexuellement, comme sensation, et devient lumineuse, réjouissante comme perception. Quelqu’un doit l’avoir déjà exprimé quelque part : « Réflexuellement, toute souffrance est un plaisir aigu, tout plaisir est une souffrance menue » Je ne veux que constater, ici, en commençant, que toute acquisition deSavoir sur voie évolutive est douloureuse; que toute conquête de Pouvoir en voie involutive est réjouissante. L’une est agréableet l’autre désagréable. (Nous pesons nos mots avant emploi.) Cette loi, c’est pour les spiritualistes, (( la Loi cT amour », c’est pour les matérialistes, « le Déterminisme. » C’est pour le Cosmosophe, /’wne, éternelle et universelle Loi , Loi de Souffrance , Loi de Travail.
(( La Lumière » et la « Chaleur » sont deux phénomènes de la cause première (( Vibration. — La résultante différentielle de celle-ci est déterminée par la quantitative et qualitative force d'inertie ; la résistance du milieu qu’elle pénètre; donc, par leur relative Densité. A même forme et nombre vibratoire d'un Vibrateur rayonnant qui tend à s infuser dans un autre d'un différent nombre et forme vibratoire , si celui-ci est moins dense que lui , il l'illuminera , s'il est plus dense que lui , il le calorifiera. Et, dans sa voie infusive vers l’autre, à 1-a surface, il sera luminifère ;
plus ou moins dans la pulpe s’avançant, il deviendra plus ou moins calorifère; modifiant ainsi la Plexualité de ce dernier en le polarisant à sa surface perceptive, et, après renversement, dans son intérieur sensationnel ; d’ordre optique, dans le premier cas, devenant dans le second cas d’ordre tactile.
Les chercheurs sont dans la bonne voie actuellement en s’évertuant à produire ou la lumière froide ou la chaleur obscure, relativement. Il n’y a là qu’une déterminante mécanique de différenciation à trouver, et à produire. Et, la loi de Newton, gravitation, chute des corps, est principielle et tient bon ici, mais inversement. Dans la chute des corps, qui, dans l’air, dans le vide et dans l’eau, se conduisent différemment, en raison de leur densité relative, et selon la densité relative du milieu traversé, nous avons le carré de la distance parcourue comme raison proportionnelle d’accélération ou de vitesse de chute. Il s’agit là d’attraction. Tandis qu’ici, pour la Lumière et la Chaleur, il s’agit de répulsion ou Force d’inertie, résistance à l’infusion. La proportionnelle de régression, de retardation, est comme la distance carrée du chemin de pénétration parcouru, multipliée par la moitié de la somme de la densité initiale ajoutée à la densité terminale. Il est facile de formuler cela algébriquement. C’est œuvre de mathématicien, dont doit tenir compte le Psychologue comme le Physiologue; selon le milieu pondérable ou impondérable, métaphysique ou physique.
Les lois d’Elasticité ou de Plasticité, d’expansion ou de contraction, toutes les lois physiques ou métaphysiques, étant toutes d’ordre vibratoire, procèdent toutes de même manière, du même principe « AS-
AR » vibration rayonnante, ondulante; diversement, selon l’Asatar qui tend à s’infuser dans TOT d’un autre Asatar; lequel résiste à l'effusion, réfracte l’infusion, d’après ses formes et nombres intensifs; c'està-dire, selon son personnel pouvoir-conquis par son acquis-savoir.
« On peut ce que l* on veut dans la mesure de ce que l'on sait vouloir , proportionnellement, relativement à ce que les autres ne peuvent vouloir, n’ayant pas encore pu savoir. »
C’est loi alchimique, c’est loi physique, c’est loi métaphysique.
Il en résulte la Loi du Travail, de résistance à vaincre, dont la résultante est la lutte pour l’existence, dans sa double forme de Loi de la conservation et de l’espèce, par et pour l’individu, et de l’individu par et pour l’espèce. — En raison de la force intensiveet réalisatrice du nombre, et, delà résistance extensive, adaptive, de la forme.
Il résulte également de ce qui précède : i° Que l’Impondérabilité (ou état asataral-indépendant plus ou moins relatif) est d’ordre luminigéne; que tout Impondérable est auto-luminifère, et que la Pondérabilité (ou état asatarothal dépendant plus ou moins relatif) est calorigène; que, tout Pondérable est altrocalorifère; que, l’un est d’ordre polaire en parallélisme bi-sexuel ; que, l’autre est d’ordre équatorial ou en juxtaposition intersective, asexuel; en équilibration, donc neutre. Ce sont états similaires à magnétisme et dia-magnétisme. Ce sont deux phases de diurnité et de nocturnité, la phase nocturne étant métaphysique ou impondérabilisante, la phase diurne étant physique et pondérabilisante. Cela s’illustre
en deux mots : « Pendant la période /our, les ondulations du vibrateur-rayonnant (le Soleil) se rencontrent en opposition polaire plus ou moins directe avec les ondulations de cet autre vibrateur-rayonnant, la Terre. Il y a génération de formes et nombres caloriques et luminaires. L’Homme, aimant animé, sous cette influence de courant électrique, se tient en parallélisme magnétique, debout, à l’état de veille physique et de somnolence métaphysique. Pendant la période wmi/, les ondulations du Soleil, après avoir traversé la masse physique terrestre, se développent en même expansion directionnelle, conjointement avec les ondulations de la Terre. Il y a suspension relative de polarisation, état asexuel, il n’y a plus que génération de calorique minime, par ascendant de pénétration ambitionnelle, de course au clocher de rayonnement, donc de réfrigération. L’homme sous cette influence, — toujours électrique, — se met en juxtaposition cruciale, dia-magnétique, couché, à l’état de sommeil physique, et, de, plus ou moins vague, veille métaphysique.
Ce sont à vrai dire, pour l’homme, états intermittents de relative pondérabilité ou impondérabilité, par rapport à la Terre. Le psychologue, comme le physiologue doit savoir les discerner et mathématiquement les formuler en formes et nombres.
2° Que, comme la périodicité intermittente et successive de nocturne et de diurne, le développement sériel et distinctif de fin et de développement, d’état initial ou d’état terminal, est d’ordre physique et de pondérabilité ; et, que, l'ordre successif métaphysique et d’impondérabilité est infini, sans commencement ni fin, soit dans le nombre de la duration ou des
Temps, soit dans les formes de l’extension, ou de l’Espace. Que, par conséquent, les concepts définitifs du Déisme et indéfinitifs du Panthéisme en sont résultantes d’impressions reçues et enregistrées; indicatives d’état d’intermittente périodicité du Savoiracquis et du Pouvoir-conquis sur la voie du développement sériel, en parallélisme évolutif et involutif; le premier concept étant d’ordre déductif ou physique exclusif, le second étant d’ordre inductif ou métaphysique exclusif. Notre Cosmosophie se dégage, donc, de ces deux concepts, en « AR » luminifére, de l’infusion déiste et de l’effusion panthéiste; procédant de l’un vers l’autre, dans nos efforts et actuels essais de les fusionner.
Il est utile ici de revenir encore au concept idéogrammatique — IEUH, — dit Jéhovah ou « Asataroth », Asatar — OTH chaldéen — Tout OTH est l’Emanence, et peut être considéré comme la forme du nombre émané. Par exemple, l’Organisme impondérable, dit « Ame » ou corps astral, est l’OTH de l’Asatar, dit Esprit, ou principe potentiel. Ce corps concrété et gravitant autour de son foyer, Vibrateurrayonnant, (( pondère » envers lui ; et, sa densité est naturellement et logiquement en proportion inverse des nombres et formes involutionnels et évolutionnels de ce foyer. Cela, en conformité analogique avec la loi morphologique, qui est, que, Y Organe de l'automanijestation s'assouplit , s’ éthérisé, en rapport constant avec l'augmentation intensive de la faculté , ou Force , auto-manifestative. Il y a, donc, des impondérables plus ou moins épais et lourds qu'on désigne sous le nom d’ (( Elémentaires », et, qui, par leur densité relative, sont retenus plus ou moins dans l’action
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attractive, la force pondérante de la Terre. Car, tout est lié et se tient en sériation graduelle; et, il n’y a point solution de continuité entre le pondérable et l’impondérable.
Le Corps physique ou terrestre n’est, d’ailleurs et en somme, que V « Od » de cet « OTH », la masse accrétée-pondérante autour d’un organisme impondérable; qu’il soit patient souffrant, qu’il soit agent militant.
3° Le Principe actif de toute loi cosmogonique est un, éternel et universel. Mais, son activité efficiente est polarisée en double tendance, et Snverse-réverse. Tout ce qui est artificiel (i ) en nous et autour de nous procède du fait de la réversibilité des polarités. Car, tout savoir acquis de l’être ou de la chose différenciée est d’ordre naturel, donc, instinctif, impulsif, souffrant; alors que, tout pouvoir-conquis de ce même être ou de cette même chose est d’ordre artificiel plus ou moins auto-conscient, donc,.d’ordre réflectif (volitif) propulsif et militant. Il est essentiel de bien comprendre cela, pour discerner le « Pourquoi » du « Comment » et pouvoir, établir le « Quand »; de même, que, le sens net et concret des mots « Etre » et « Chose », différencié et individualisé, ou personnalisé, ainsi que des mots « artificiel » et « naturel ». Toute pénétration intellectuelle par sensation et par perception dans le « Comment » est d’ordre déductif, porte sur le phénomène, l’apparence temporaire intermittente, et
(i) Il est à peine nécessaire de dire ici que l’on aurait tort de mal interpréter le sens idéographique que nous attachons au mot « artificiel » en opposition au mot « naturel ». — Tout ce qui est 4’ordre « déterminatif », et donc « fatal », est naturel. Tout ce .qui est d’ordre « délibératif », et donc, * arbitraire », est artifi~ xiel*
procède de et vers révolution féminine, passive et souffrante, de la polarisation qui s'affirme et s’exprime: à l’état « Etre » ; donc, plus ou moins conscient. C’est après et par ce savoir-acquis que s’auto-manifeste: notre pouvoir-conquis et déterminatif, pour procéder au (( quand )); donc, par la bi-polaire opération d’une, loi, à la reproduction facultative, donc, artificielle, d’un phénomène.
Ainsi, pour illustrer ce qui précède : notre entendement a, d’abord, acquis le savoir d’une polarisation opérative de la Vibration-rayonnante, dont toute la; phénoménation se résume dans le mot (( Gravitation » ; en ce sens que tout procède de la périphérie au centre : — premier phénomène attractif de polarisation négative, pondération. Ensuite, il a acquis le savoir d’une densité opérative, état relatif de corporéfaction, de corporéité diverse; en ce même sens, que, tout processus de la périphérie vers le centre est d’ordre adhésif, agrégatif, concrétif, toujours depolarisation négative, pondération. Le premier étant opération d’état médiat; le second, d’acte, relativement immédiat.
De la conjonction conceptive de ces deux Idées de la Loi dans notre entendement, — notre plasticité perceptible et sensationnelle, — a jailli le concept lumineux inventif, créatif, d’artificiellité, de «la possibilité de la mise en opératiou, par opposition, de deux laits ou actes de même Loi de gravitation, en deux états différents de pondération ». Et, en opposition polaire par réversion de polarité, nous avons construit d’abord un appareil pour neutralisation de la pondération : le vaisseau, qui flotte sur l’eau ; un moins, dense, en opposition d’un plus dense, comme tous^
ses analogues ; et, ensuite, un appareil pour inversionde la pondération : le ballon, qui monte dans l’air, un moins dense encore mis en opposition dans un plus dense. xMais, ces concepts sont d’ordre souffrant en amplification de savoir-acquis ; ils ont leurs analogues d’ordre militant en exercice de pouvoir-conquis. — Ces faits scientifiques sont d’ordre physique, de pondérabilité. Nous allons en illustrer trois d’ordre métaphysique d’impondérabilité, également scientifique, parce que, chacun, ils peuvent être et ont été dûment constatés, ont été et peuvent être, toutes conditionnalités de lois observées, reproduits. Nous les illustrerons en ordre sériel, pour indiquer trois phases successives d t dépondération.
A. — Dans les réunions, dites cercles spirites, les faits de lévitation de corps physiques sont assez fréquents. Nous avons eu occasion d’en observer quelques douzaines dans les deux ordres de production conditionnelle : avec contact et sans contact desmains ; ces derniers de beaucoup plus rares, parce que de conditionnalité plus compliquée. Le phénomène initial consiste en la lévitation de — entre autres objets, — une table. Une table est un objet de poids^ (( Objet » en ce sens qu’il n’est ni chose ni être différencié, individualisé, n’a point d’entitéassujettissable ; — et, de « poids » ou pondération complète, en ce sensquen’ayant aucune forme ni nombre vibratoiresde soi, aucune autonomie auto-manilestative, il est adhésif à la Terre; vibrant par elle et avec elle, de tous lesformes et nombres d’elle, comme elle. Ce qui détermine sa polarité attractive, pondérante. Par imposition des mains en contact avec l’objet, les différentes personnes qui forment le cercle se mettent en rapport
vibratoire avec lui. Ce cercle est composé d’Entités asatarales, ayant, chacune, hommes et femmes réunis, ses individuels formes et nombres vibratoires, avec différence de degré involutif et évolutif, plus ou moins bi-latéral, de savoir-acquis, de pouvoir-conquis, de part et d’autre, entre eux. Si toutes ces entités humaines, chacune selon son temps et son ampleur, son rythme vibratoire, s’automanifestaient auto-affirmativement, il y aurait entre elles attractivité et répulsivité, désunion d’action harmonique, et coopératoire, autour de la table. Cest pourquoi il est de conditionnalité essentielle, de nécessité expresse, à la production du phénomène, que ces éléments de batterie s’évertuent à devenir et à être passifs, négatifs; imprégnables. Cette conditionnalité étant plus ou moins remplie, des Entités désincarnées (esprits) toutes Vibrateurs rayonnants impondérables, réunissent déterminativement leurs voûtions et concentrent en batterie, à travers la pondérante batterie intermédiaire, dite cercle, leur pouvoir vibratoire conquis, sur l’objet, la table.
Il y a donc objet à léviter, batterie de médiumnité, et, un ou plusieurs opérateurs volitifs. Le médium dit à effets physiques, sinon absolument nécessaire, du moins indiscutablement utile à la production du phénomène, n'intervient ici que dans la batterie des organismes pondérants, par sa facilité et son habitude d’être instrumental et passif, de se mettre en l’état d’extase, de transe, de somnambulisme physique, pour la promotion et la généralisation plus hâtive, plus ou moins complète, de cet état, dans le cerclebatterie. La table, donc, ainsi chargée, saturée de fluide, dit-on, rendue vibrante, disons-nous — l’un
c’est lautre, — vibre aux formes et nombres de la batterie opératoire, qui sont différents, donc, d’ordre différenciateur des nombres et formes vibratoires de la Terre. Et, la différenciation, l’inversion des polarités, se fait. La table, devenue répulsive à la Terre^ est repoussée par la Terre. Le phénomène de lévitation se produit. — L’un c'est l’autre, fluide ou vibration, disons-nous plus haut, parce que les ondulations vibratoires se transmettent dans et par l’inerte fluidité (plasticité) de la masse massive, l’Ether Cosmique ambiant.
B. — Il y a également de nombreux cas de lévita- 4 tion de personnes bien et dûment constatés. Ils ne sont point de reproduction aussi facile, donc, aussi fréquents, que la lévitation des objets ; car, dans sa seconde phase d’évolution, le phénomène se complique de l’idiosyncratie des formes et nombres du pondérable et de l’impondérable du sujet.
Dans les cas connus de lévitation de personne — du médium Slade et autres, ainsi que des extatiques de la Vie des Saints, — la solution du problème est une opération alchimique du dégagement de 1 « Asatar » du médium (son Esprit), de son « Oth » (son Corps); opération, qui, sans déterminer la volatibilité complète de l’un et la précipitation complète del’autre, donc, la dissolution complète ou la mort du sujet humain, soit suffisante cependant pour réduire son impondérable à l’état de passive médiumnité d’élément de batterie, et son pondérable à l’état d’objet < inerte, complètement asservi aux temps et ampleur, au rythme vibratoire terrestre ; donc, au-delà de l’état de semi-mort, sommeil ou somnambulisme. Cette opération préliminaire qui exige un sujet-
médium convenablement préparé, étant parfaitement achevée, le reste opératoire pour la reproduction du phénomène se réduit au processus pour le phénomène de lévitation d’un objet quelconque, d’une table par exemple. Tous les cas d’apport cités et dûment constatés dans les annales contemporaines du Spiritualisme moderne et ailleurs, relèvent généralement de ce double modus operandi
C. — De bonne analyse analogique, on peut déduire rationnellement qu'il est des cas probables d’autolévitation, lesquels constituent la troisième phase évolutive du phénomène, sous examen. Tels sont probablement les cas d’auto-lévitation des fakirs ou yoghis indiens, dûment contrôlés et décrits par Jacoliot et de nombreux auteurs anglais. De même que les cas relatés dans la vie de Jésus. Nous ne voyons pas de raisons pour refuser d’admettre qu’une Entité, humaine, convenablement évoluée etsurtoutinvoluée„ possédant suffisamment le savoir-acquis et largement, intensément, le pouvoir-conquis, puisse s’auto-léviter. Les trois facteurs nécessaires pour déterminer l'inconnu se trouvent réunis en l’Homme sur Terre : son < < Asatar » ou esprit impondérable, son « Corps astral »r (dit double par erreur) mixte, médianimique, impondérable par rapport à la Terre, pondérable par rapport à Lui, et son « Corps physique » pondérable par rapport à la Terre.
Evidemment, tout cas d’auto-lévitation présuppose une connaissance astrologique approfondie des Loisde Réalisation hermétique et des Lois d'Adaptation alchimique. Mais, ces sciences sont établies, et quoique d’ordre occulte et fermé au commun des mortels, sont par savoir-acquis, en pouvoir-conquis-
plus ou moins connus de quelques Initiés-adeptes. L’ignorant, en simplement les niant, ne peut point les détruire, ne peut empêcher ni leur être, ni leur •devenir ; au contraire.
Nous avons dit ailleurs, que, tout Etre ou Chose qui s’auto-manifeste auto-affirmativement dérive sa raison d’être et partant son droit d’être, de ses moyens de devenir et d’être. Or, ses moyens de devenir et d’être impliquent nécessairement la potentialité, la force, d’être. La Force est donc antérieure au Droit ; elle est génératrice de tout Droit ; et donc, prime le Droit. Il en a toujours été ainsi, il en est partout ainsi, il en sera toujours partout ainsi. Et à rien ne sert la sentimentalité geignarde. Impuissantes sont toutes jérémiades ; mieux vaut s’autû-affirmer. Car, une, éternelle et universelle, telle est la Loi. — Un Etre ou une Chose n’a le « Droit d’Etre », que lorsque, et comme, elle a acquis la (( Force d’Etre », donc, à (( faire valoir , son Droit ».
Tout droit implique un devoir corrélatif : le Devoir d’être et même de Devenir en conformité avec la Loi. Chaque Etre et chaque Chose selon et par ses individuelles voies, ses personnels moyens. C’est, donc, un aphorisme : Le secret de bien vivre , c'est d'être toujours prêt à mourir ; le secret de bien mourir , ■c'est d'être toujours prêt à vivre ».
La Loi du Droit c’est de toujours remplir tout son Devoir selon la loi; le Droit du Devoir, c’est de toujours et encore acquérir du Savoir, c’est de toujours et encore conquérir du Pouvoir. Car, l’Homme n est que par et pour autant quï/ sait , l’homme ne peut que par et pour autant quil sait. Or, c’est cela qui détermine et établit la Loi des responsabilités ; car,
c’est cela qui détermine et établit la Loi de Justice distributive, la Loi des Compensations, la marche fatale, immuable en sa droiture, de la Force des Choses.
S’il existe, Dieu, préexistant à toute Loi, n'intervient dans cette Loi Cosmogonique du développement progressif, que, par la Loi.
Nous l’avons déjà dit et ne pourrions jamais assez le répéter : En souffrant, et tout autant en luttant, en résistant, toute Chose, tout Etre, apprend à la connaître. L’Homme lutte d’abord avec lçs éléments, etr à mesure qu’il les conquiert et les dompte, il entre en lutte avec son semblable; et, à mesure que croît et progresse son ascendant sur celui-ci, il s’en émancipe, et entre en lutte avec « lui-même ». Dès qu’il s’est conquis et dompté, — dès que sa (( pensée » connaît et gouverne sa « pansée », — il évolue « protectivement », il involue « conductivement », donc, en Réformateur; d’abord destructif, ensuite constructif, d’idées. L’Egoïsme est le pivot, la racine, de tout Altruisme. L Auto-manifestant qui s’est élevé en pouvoir-conquis par savoir-acquis, en dehors et au-dessus des foules, qui souffrent et luttent, et qui plane, impondérable, au-dessus de l’entrechoquement des pondérations ; s’altro-aflïrme par son altro-expression. Il est entré dans sa phase triomphante. Il émane son immanent Moi dans les Masses. Il est Initiéadepte. Il est Christ — Karachuth. — ... Un Rédempteur.