FORMES ET NOMBRES. - PHÉNOMÉNATIONS
11 résulte de notre Cours précédent, que, le nombre •est d’ordre mathématique causal, et, que la forme est d’ordre géométrique, phénoménal. Egalement, que, tout Concept idéal, toute Image imagée , du fait qu’elle n’est que bi-dimensionnelle, est encore d’ordre chaotique, UN « Asatar », avant différenciation, donc, une Idée immatérielle, qui n’ayant point corps, ne peut avoir existence ; qui est déjà auto-affirmative, mais, n’a pas d’auto-expression dans et par la Forme. Et, il en résulte, inversement, que rien n’est, rien n’a •été, rien ne peut devenir, dans la forme , Chose ou Etre, — Auto-manifestant, — ayant existence, donc, voies et moyens d’auto-manifestation auto-expressive, * — qui n’ait eu son proto-type idéal en longueur et largeur, ainsi que son Principe potentiel,... réalisable et adaptif en épaisseur ; donc, en formes et nombres cosmiques, pour durée dans l’Espace, par localisation, lieu et place.
Nous y insistons à nouveau, pour le recommander à toute votre intensité de pénétration, parce qu’en cela gît le critérium de votre sens d’examen critique,
qui doit vous permettre de faire la différenciation entre ce qui est d’Ordre absurde, chaotique, absolu,, dogmatique, et ce qui est d’Ordre logique, cosmosophique, relatif; donc, rationnellement philosophique^ Le bi-dimensionnel est d'Ordre imaginaire, concept imaginé, image-idée prototypique. Le tri-dimension nel est d’Ordre réalisé, concept adapté. Corps, forme cosmique ; c’est par ['épaisseur, comme voie et moyen , que l’idée, l’image, le plan de superficialité, fait son entrée dans la Forme et y exprime son Nombre corporel. Or, le prototype idéal conceptif dans la Forme, en ses mêmes Nombres, s' auto-reproduit. L’Asatar,. par son émanence, son expansivité, s’accrète la Substance ; par son OTH devient un Asataroth, une Réalité. C’est un tri- dimensionnel cosmique, ayant longueur, largeur, épaisseur. C’est un nombre formé, c’est une forme de nombres déterminés : donc, dés lors, déterminable. C’est une Corporéité ; Objet, si d’ordre artificiel, donc, d’humaine et volitive production ; Chose ou Etre, si d’ordre naturel, c’est-à-dire, de cosmique et fatale création. Dans l’un et l’autre cas, évolution invol uée d’une perspective, il a double aspect d’épaisseur, l’identité de son Entité; il a Hauteur, il a Profondeur. Il a Densité, plus ou moins; étant corporéfié, par Agglomération, concrétion de substance, de matière, autour de son Centre, son foyer d’expansion et de radiation. Et, selon la Densité, c’est-à-dire, selon l’intensité de ses formes et nombres asatarales, vibratoires, attractifs et répulsifs relativement à son état de milieu ambiant actif et réactif, nous le classons en liquides et solides, états de plus ou moins de densité accentuée, de plus ou moins attractive intensité. Et, également*
selon sa densité, selon sa quantité numérique et sa qualité formative de fémininité, d’attractive absorbante intensité corporéfiante, — toujours relativement à l’action ou à la réaction de son milieu ambiant, — il est, par rapport à ce milieu, ou pondérable ou impondérable.
Il en résulte que la Cohésivité des corps, laquelle est la déterminante de leur densité, et, partant, de notre détermination de perception comparative et classifiante en solides, liquides et gaz, et qui est, ellemême, la résultante de la féminisation vibratoire,, c’est-à-dire, l’attractivité absorbante de l’Asatar qui attire,... agrège et concrète autour de son foyer rayonnant la matière cosmique, soit physique ou métaphysique, éthérienne, astrale ou azothique, planétaire. La Cohésivité, disons-nous, la Féminination, est d’ordre comprimant et paralysant, inertifiant pour l’Asatar. Et, c’est de cette façon qu’il faut entendre le concept de la « Chute de l’Homme » dans l’Espace, en distinguant nettement celui-ci du concept de la Chute de l’Homme dans le Temps ; l’un étant d’ordre cosmogonique *, l’autre étant d’ordre chronologique. Il n’entre pas, dans le plan de notre actuelle extériorisation des sciences occultes, d’analyser devant l’humanité de nos jours, le concept de l'Absolu, pour nous inconcevable ; c’est-à-dire, le Tri-un Dieu-Espace-Temps. Nous l’avons déjà dit, pour le temps présent et pendant des cycles zodiacaux à venir encore, Dieu est et doit demeurer « accepté », mais « excepté ». La pénétration contemporaine doit se borner à l’exploration ; à l’acquisition du Savoir concernant l’Espace, savoir cosmosophique, le Rayonnement actif dans l’Espace. A l’avenir lointain appartien-
nent les possibilitésdu Devenir humain terrestre pour la pénétration dans les formes et nombres du Temps. Nous avons déjà extériorisé (voir Fronde du 26 février -et 12 mars 1899) tout ce que nous entendons en -exposer actuellement, avec notes et commentaires, que nous mettrons au jour plus tard. Qu’il vous suffise de comprendre pour le moment, que V « Orbe de Dieu » est son passage dans l’Espace, telle que nous avons exposé la fusion du feu et de l’eau, du principe potentiel et de l’élément essentiel. Infusion de l’AS dans l’AT, effusion de l’AT dans l’AS, par le trait d’union vibratoire ou conjonctuel, l’AR. Si nous avons, bien -élucidé, et si vous avez bien compris, notre Analyse de cette Synthèse, vous comprendrez facilement, que, Dieu c’est l'AS, que le Cosmos ou l’Espace, c’est l’AT, et, que le Chronos ou le Temps, c’est l’AR. Egalement, -au point de vue de la science des nombres, que, Dieu est UN, qui n’est pasun nombre; que, le Cosmos, ate***, est le dédoublement ou la différenciation de Dieu, de UN ; et, que, le Chronos, trois , que le Temps est le médium affinitésiel entre Dieu et l’Espace.
Et, parallèlement, au point de vue de la science des signes, figures, formes, que, Dieu, le point géométrique, n’a point d’existence; n’étant que « l’Absolu », n’ayant point de dimensions ni durée dans le Relatif •du Temps et de l’Espace. Que, le Chronos, dans ses successives évolutions en ligne et en surface, étant le trait d’union affinitésiel, conjonctif entre Dieu et le Cosmos, a des nombres et point déformé ; est imageimaginée, conception avant grossesse. Et, enfin, que le Cosmos, grossesse avant enfantement, réalisation non encore adaptée dans la tridimensionnalité asata- ■rale, a des nombres et des formes de Loi, de Nature,
et constitue en Dieu, par le Temps, le complet Etre- Chose : le Tout-conçu-concevable . Cette trinité asatarale de l’Absolu :
AS, Dieu, un, puissance, du conçu ou imaginé.
AR, Vibration, trois, Temps, idée, et du corpori-
fique ou réalisé.
AT, Substance, Deux , Espace, se revet de son OT, s’auto-reproduit en œuvre humaine, par enfantement en adaptivité; c’est-à-dire, en Moyens d’Etre, qui deviennent sa Raison de Devenir. — C’est, donc, comme l’OTIl de cet « Asatar », qu’il faut considérer toute Œuvre de Savoir et de Pouvoir humain. Nous vous en avons fait l’exposé en formes et nombres, dans notre analyse delà Nature dans l’Homme, dans sa nature sexuelle, dans sa nature plexuelle, dans sa nature réflexuelle, son Asatar.
Après l’exposé statique des Formes et Nombres cosmogoniques, il nous reste à vous exposer leur dynamique ; c'est-à-dire, le concept des phénoménations et des phaséations dans le Temps et dans l’Espace. Nous n’y pouvons toucher encore que très superficiellement, ici. Ces choses étant d’ordre profondément occulte et relevant à vrai dire presque exclusivement de Science « Chamiaque », c’est-àdire, de l’Alchimie adaptive de l’avenir. Toutefois, le moment en est arrivé maintenant, où, par une première immersion dans d’étranges concepts humains de races supérieurement évoluées, qui nous ont précédés sur cette Terre,... par une première secousse, nous allons essayer d’ébranler jusque dans ses racines, l’absolutisme de tous vos concepts actuels, de toutes vos actions positives et pratiques. C’est une dépolarisation de vos formes et nombres vibratoires actuels,
que nous essayons; c’est un premier effort d’Hermétisation, de renversement de vos polarités, que nous tentons sur vous. Si, dans l’auto-conscience que votre acquis-savoir a dévolu à votre conquis-pouvoir, vous en puisez l’audace, suivez-nous :
L’Asatar, l’Esprit des Etres et des Choses, s’étant différencié du grand Tout universel, pour entrer dans les formes et nombres cosmiques d'être et de devenir, et cela en se revêtant d’un OTH, d’une Instrumentalité fonctionnelle ; par ce fait, est un mate divin qui se fémininise humainement, naturellement, cest-à-dire, dans le Cosmos, dans la substance éthérienne d’abord, dans la Matière azotique et terrestre ensuite. C’est Loi d’Evolution que vous êtes à même de comprendre. En effet, cest une Force qui se matérialise ; car, sans matérialité, il n’y a pas d’auto-manifestation de Force possible; la Force est la Raison d'Être de la Matière .
C’est, là, le Principe cosmique de leur indissolubilité. Cela, vous le savez. Un mâle divin qui fémininise humainement, naturellement, disons-nous, attire, agrège et concrète autour de lui, — Centre, foyer, noyau de potentialité, — d’abord la matière cosmique VAtar, ensuite la matière planétaire terrestre VAzoth . C’est ainsi qu’il opère par deux plans successifs sa descente dans la forme ; et, c’est ainsi qu’il faut comprendre le concept théogonique, théologique ou théosophique, des incarnations ou avatars de Parabrahma, de Bouddha et du Christ ; c’est-à-dire, du Dieu fait homme. C’est ainsi que s’explique, — mais ne se justifie point, — la substitution dans la Trinité chrétienne du Fils de Dieu, l’Oth de l’Asatar, son auto-reproduit, à la place de « Dieu-Mère », l’éter-
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nelle et universelle Pyrogénératrice. (( Le Tri-un » ■est devenu un As-ot-ar. Nous ne vous ferons pas pénétrer aujourd’hui plus avant dans la haute Kabbale, — (Science des formes et nombres de l’Asatarot des êtres et des choses portées à une tierce ou ultime potentialité d’exaltation), — nous réservant de l’essayer probablement plus tard. Mais, nous devons nous évertuer à vous faire comprendre le pourquoi et le comment de cette substitution, et, surtout, de vous aider, par un exposé clair et net, à en déduire la logique et rationnelle conséquence.
Voici quels en sont le pourquoi et le comment : Le Mâle Divin (spirituel) l’Asatar, descend dans le Cosmos, non point par chute, par péché, mais selon la Loi, pour y exprimer son auto-affirmation féminine, humainement d’abord dans l’Atar, l’éther cosmique luminifére, afin de s’y former une enveloppe, un organisme fonctionnel, un OTH, un Corps, à son image . De bi-dimensionnel il se fait tridimensionnel, d’idée il devient Réalité, d’Esprit ou Image il devient Ame, Corporéité astrale.
C’est la première immersion ou chute dans l’Espace, le Cosmos. Il faut concevoir celui-ci comme un vaste océan sans bornes « Im-Im » masse-massive de substance plastique inerte, à l’état préatomique; l’AT, dans lequel tout universel, tous Individuels différenciés de lui, tous et tels que nous sommes, Etres et Choses, nous sommes submergés, nous nageons, si l’on peut se servir de cette image.
C’est ce qu’on appelle le « Baptême de l'Eau». Or, du fait même que cettesubstance éthérienne est inerte, masse-massive plastique non différenciée, elle n’a point de formes et nombres vibratoires, point d’au-
tonome entité d’être et de devenir, à opposer à l’Asatar, qui, Vibrateur-rayonnant, s’y affirme, s’y autoaffirme dans et par elle, y potentialise, pour, en formeset nombres, s’y exprimer. La résistance qu’elle présente à sa pénétration est minime, infinitésimale, et lui permet seulement de luminifier, non de calorifier; de rayonner , non de se dilater . D’où, le terme (( Ether » (( Atar », substance luminifère. La série (échelle de degrés) progressionnelle d évolution, que peut y parcourir l’Esprit auto-manifestant, est donc très minime, partielle, ne donnant prise qu'au seul développement de sa faculté rayonnante. De là, la Raison d’être, comme Moyen de complet Devenir, de sa seconde chute ou immersion dans la Matière ignée, le « Baptême du Feu », dans la Substance stellaire des planètes, ou globes concrets; son incarnation dans l’Azoth terrestre, ou calorifiant. En suite de la Résistance de plus grande quantité à vaincre, à pénétrer, à asservir et à dominer, l'Homme, Esprit revêtu d’une Ame animante, corps astral, progressivement parcourt les autres degrés de l’échelle, toute la série d’être et de devenir dans le Cosmos, selon les plans successifs du Chronos.
Et, nous pouvons, ainsi, vous faire comprendre maintenant la relation du Temps à l'Espace. Le Temps est à l’Espace ce que le plan est au solice, la « Coupe » au « Corps ». Le Temps, c’est la coupe longitudinale et transversale, horizontale, verticale ou diagonale, de l’Espace. La mémoire, souvenirs, expériences vécues, c’est l’enregistrement, en coupes, des phénoménations corporelles traversées (i).
(i) Lorsque ceci fut écrit, le cc Cinématographe » n’était pas encore inventé. Mais, en concept, image-imaginée, il y était
« Maintenant, de ce « pourquoi » et de ce « comment )) ainsi exposés, et nous l’espérons suffisamment élucidés, compris,... il reste à déduire la logique et rationnelle conséquence. Voici : Le Mâle Divin, le principe potentiel fémininisant humainement dans la Nature , agrège, concrète autour de lui, centre-foyer expansif et radiant, l’OTH cosmique. D’abord, par immersion permanente première, « Baptême de l'Eau » dans la substance éthérienne-radiante-luminifère, sa Pulpe astrale, son Organique primordiale, son Ame, ou Corps astral. Ensuite, par plongeons successifs, Baptême du Feu , dans la Nature azothique, dilatantecalorifère, sa Pulpe planétaire, son Organisme secondaire, son Corps physique terrestre. Ce faisant, par attirance, absorbance fémininisante, il provoque la phénoménation cohésive, corporéfiante, qui détermine la Densité, la progressive Densification de masse adhésive autour de lui, centre potentiel, foyer attractif. Or, vous le savez, « AS », la force, est le mâle; « AT », la matière, est le femelle. Et, quoique indissolublement unis, l’un la raison d’être de l’autre, l’autre le moyen d’être de l’un, ils sont antagonistiquement polarisés. Il en résulte, que, par successive et croissante fémininisation naturelle-humanisante, de concrétion en concrétion, plus dense et plus densifiante, autour de lui, Foyer, Noyau, la Pulpe pour lui devient comprimante, de son expansivité paralysant sa rayonnance. Il y a, ainsi, inversion de
« Prévu ». En cours de temps, bien d’autres cosmosophiques « Idées », ainsi, se trouveront « Réalisées ». Nous y appelons toute la perspicace attention du « Penseur ». Les « Choses », ici ne sont encore qu’en ébullitive-évolutive « Pansée », et attendent, pour fécondation, la rationnelle « Volition ».
suprématie, et le femelle devient la dominante du mâle, la Matière de l’Esprit. Notre Terre, comme spécimen, tous les globes stellaires, soleil et planètes, globes cosmiques, sont dans cet état. C’est la période de l'Epreuve du Feu, époque de la pyrification de rédemption, d’ascension, sortie des enfers (l’enfermement), de l’Auto-rédemption. Vient, donc, en progression suivie, le (( Baptême du Sang» ,... la substitution de l’At à OT, la Suprématie du femelle divin, Principe potentiel, mâlefiant humainement.