Initiation solaire Alchimique (Baphometh
Abordons, avec le premier nombre, la notion de « Dieu )). « Dieu )) est la cause première de toutes choses. Il existe nécessairement. Aussi loin qu’on pousse l’étude de la formation des choses et des phénomènes, (allant même jusqu’à l’atome qui est la limite de la science physique), on arrive toujours à cette vérité :
Rien n existe quen conformité de « Lois déterminées , qui « préexistent à l'Etre et à son Devenir. »
Les lois de conditionnalité préexistent aux choses et aux êtres. Nous pouvons dire qu’il n’y a pas eu de commencement -, mais, nous sommes obligés d’en imaginer un, dès que nous voulons former des raisonnements.
L’Intelligence humaine ne peut embrasser qu’un arc restreint de la sphère de l’Infini ; arc composé de
(1) Un cycle est de 2.160 ans.
plus ou moins de degrés en angle d’ouverture, selon la force intellectuelle de chacun.
Nos perceptions ne peuvent porter que sur des objets finis dans l’Infini.
Disons de la Loi, qu 'elle n'est pas un être ; mais, une manière d’être des Choses et des Etres. Toute Loi présuppose un Législateur ; ici, on le nomme « Dieu », Etre Suprême.
Qu’est-il?... Où est-il?... Comment est-il ?... Que fait-il?... On ne peut y répondre. Aucun homme, fut-il aussi évolué que l’homme le peut être, ne peut se faire de Dieu un concept net. Et, cela, parce que le contenu est moins grand que le contenant. Si l’Homme pouvait concevoir Dieu, c’est lui qui serait Dieu. •
C’est pourquoi Melchissédech ne cherche pas à comprendre « Dieu ». Il l’accepte, mais il l’excepte; il ne l’explique par aucun langage, ni formes, ni signes, ni lettres; mais il l’honore et l’adore et s’incline plein de respect, d’humilité et de terreur, devant l’inconcevable. Et, jamais, n’en (( parle ».
Dans l’ordre chaotique, le premier axiome de Melchissédech est celui-ci : « Il n’y a qu’une (( Loi absolue », à savoir : « Tout est relatif )).
J’ai dit que l’Espace et le Temps sont infinis, que nous ne pouvons en définir qu’un arc de cercle plus ou moins grand... ou petit ? On ne peut donc aller à la recherche de l’absolu que sous peine de tomber en démence ; le point d’appui, le « Facteur » en mathématique logique, manquant. Quand l’Homme
veut un Dieu, il ne fait que projeter devant soi son « Moi » dans T (( astral )). Il se mire dedans... et il le voit, à sa taille et à sa ressemblance, dans cette autoprojection. Donc :
On peut dire : (( Dis-moi quel est ton Dieu, je te dirai qui tu es. »
« Dieu » est, toujours fut et sera, au delà, au dehors, au-dessus, de l’Espace et du Temps!... Les Phénomènes se rattachent à des Lois dont nous constatons l’existence, sans pouvoir connaître les raisons de leur éclosion.
Melchissédech accepte Dieu mais il l’excepte, avons-nous dit ; il l'adore en silence. Nous débuterons donc, par une prière à Dieu. — Mais, bien qu’une prière doive être silencieuse, nous formulerons celleci (dans la forme) et la dirons tout haut pour que vous puissiez \ous joindre à nous (i) :
« O Eternel, Universel, Inconnu, Incognoscible, Ineffable : — Dieu-Père, qui êtes éternel ; — Dieu- Mère, ô Eternelle ; — Dieu-Souffle, Esprit, Lumière éternelle; ... laissez descendre sur nous vos rayons, faites que nous aimions à nous approcher de la
(i) On aurait grand tort de s’y méprendre ou d’essayer de travestir notre pensée : L’Homme est un animal religiosant. Il n’est d’ailleurs pas le seul... « Religioser », c'est aspirer , espérer . La «. prière », donc, lui est naturelle. Nous ne parlons pas des « prières » dont le paroissien donne la longue litanie, les « prières de chez le bon faiseur »# et débitées à trente-six la douzaine, que l’on dit machinalement en pensant à autre chose ou à rien du tout. La « prière », comme la Cosmosophie l’entend, c’est un élan éjaculatoire du cœur sous expansion de joie, dépression de souffrance, ou à tout autre moment de Vie^en travail, en trouble dans la lutte. Elle est le plus souvent muette et non formulée. C’est un Oh !... ou un Ah ! Qui de nous, libres penseurs et qui ne pratiquent plus, — qui, même, se disant matérialiste ou se croyant athée, — ainsi, n’a jamais lâché son Oh d’allégresse, ou son Ah de détresse ?
Vérité ; donnez-nous l’esprit de bonté et de justice et les forces nécessaires pour pénétrer de plus en plus les arcanes mystérieux de la Nature ; afin que nous soyons à même de vous adorer de plus en plus, en Cœur et en Esprit. »
Dans cette première séance, il était nécessaire que l’Homme, le Hiérophante, s’auto-affirmât avant de s’auto-exprimer. Désormais nous parlerons toujours au nom de Melchissédech . et, si le terme (( je )) nouséchappe, il devra être entendu collectivement.
Nous allons d’abord exposer les premiers éléments de cette synthèse symbolique qui a nom : « l’Astaroth Chaldéen », appelé aussi « Roue d’Iol », « Sceau d’Ezéchiel »... et représenté par le Sphinx des Egyptiens. — Voir Frontispice . —
Ce signe se compose de trois cercles concentriques dont le centre n’est pas déterminé, et qui forment 1’ « Anneau » et le « Disque»; c’est-à-dire, la Couronne et l’Ecu.
Les mots « AT », « AR », en haut, « AS », (( OTH, en bas, représentent les clavicules du (( Tarot ». Nous avons vu que « AS », (( AT », « AR », est un idéogramme en trois parties (Nous réservons l’explication du terme « OTH).
Dans ces trois hiéroglyphes la lettre « A » indique qu’il s’agit de principes initiaux.
Nombres et Signes. — Glyphes numériques.
Un, — ai » — n’est pas un nombre. C’est le Tout complet, indivisible, innumérable. Son signe est une circonférence sans centre déterminé : O — . « i » c’est Dieu avant son auto-manifestation — par la Loi et par le Fait, — dans le Cosmos, dans la Nature.
Nous avons vu que toute prétention de qualifier
Dieu est chaotique. N’avoir pas de centre, c’est n’avoir pas de Raison d’être.
Deux, — « 2 », — c’est déjà une entrée dans la matière. C'est i + i — Un plus Un. — Son symbole est un cercle ayant un point au milieu, un centre déterminé, une raison d’être : © Deux, « 2 )) doit être considéré comme le premier nombre.
(( 3 » C’est 1 -4- 2 ; son signe symbolique est le Cercle avec le Rayon, qui est son Moyen d’être et de devenir; sa Voie : G
Valeurs Elémentales . — « AS » = I = Feu. Par « Feu » les Anciens voulaient dire « Principe Expansif de Force ».
« AT » = 2 — Eau. Voici un nouvel exemple de ia sagesse des Anciens. L’eau se compose d’Hydrogène et d’Oxygène ; c’est-à-dire d’un Hydro-générateur (Feu) et d’une Oxy-génératrice (Pyromatrice) (Eau). Ces éléments entrent dans la proportion de 1 et de 2. a AT » Eau, signifie donc que 1 et 2 entrent en Union-Fusion, en affinitésielle conjonction. Ce qui engendre « Air », Aour , Lumière et Chaleur, Vibration .
Axiomes Cosmosophiques.
i° Il n’y a qu’une seule loi absolue, à savoir :
« Tout est relatif ».
20 Rien riest que ce qui se manifeste ; car, la première comme toute subséquente condition de devenir Æt d’être d’un principe de force, c’est qu'il s' automanifeste — qu’il s'auto-affirme en s’auto-exprimant, —
dans et par les formes et nombres, la phénoménation, d’un élément de substance.
3° Nul principe d’énergie ou de force ne pouvant s’auto-affirmer ou s’auto-exprimer qu’en conjonction intime avec un élément de substance ou de matière, dans et par lequel il s’auto-affirme et s’auto-exprime, nul agent n’est actif qu’en conjonction avec un patientr sur lequel il agit et par lequel il s'active .
Et, dans cette conjonction entre le Mâle et le Femelle, entre l’Agent et le Patient, entre la Force et la Matière, entre le Principe et l’Élément, il intervient un Intermédiaire , il existe un médium, il s’établit un trait d’union : (AS — AR — AT).
Le principe exposé par ces trois axiomes est, du reste, clairement exprimé par le premier verset du Chapitre A du « Sepher Bœreschit », de la Genèse (Sapfar Barachut) : — (( Barachüt Bar a Al-ahim at Ahachim ùat aharatz ».
Traduction selon la Vulgate : « Au commencement Dieu dit : « Que la lumière soit et la lumière fut ».
Traduction selon la Cosmosophie : — « Radiation en formes et nombres (phénoménations) du principe potentiel des choses, Lui, multiple, Feu divin, principe expansif, Dieu-Père , qui s’infuse dans, s’efîuse par, toutes les auto-manifestations (auto-affirmatives, auto-expressiveâ), d’Elle, massive, Dieu-mère , par Al (//), ( i) de tous organismes cosmiques, le médium conjonctif, le médium affinitésiel, Dieu-Lumière — Vibration, — souffle, (Esprit Saint), le «Rayonnement occulte, luminifère » — toujours (AS-AR-AT).
(1) « Al » est ici adopté comme neutre comme le : « it » en anglais.
Nous bâtirons notre enseignement sur le principe exprimé par ce verset et par les axiomes exposés précédemment (i).
N. -B. — Ici renseignement fut interrompu ; des influences mauvaises et volontaires venues du dehors , m'ayant empêché de continuer l'exposé des premiers principes de toutes choses ; je le repris dans la séance suivante , qui n étant que la suite , sera notée i 1 bis.
(i) Il faut remarquer que le Chapitre A de la Genèse n’est que la Table de ce qui est contenu dans les chapitres suivants et que ce verset n’est en réalité que le sommaire du chapitre B.
(Se polariser fémininement, s'est souvrir à toutes influences , les mauvaises comme les bonnes ... Ayant été troublé presque au début de ma seconde leçon , je crois ben de me polariser cette fois-ci masculinement).
L’ (( Astaroth Chaldéen )) est la clavicule, la clé d’initiation à tous pentacles, et, même aux vingt-deux degrés initiatoires du « Tarot . »
L’ « Astaroth Chaldéen » est une synthèse religiosophilosophique d’un principe d’êtres et de choses, avec son modus operandi ; c’est-à-dire, ses voies et moyens d’auto-manifestation auto-affirmative dans la forme.
Le principe s’appelle « Asatar » invariablement, quel que soit l’être ou la chose qui se manifeste. Les voies et moyens d'auto manifestation (toujours auto-affirmatives, car on ne peut point se manifester soi-même en s’affirmant autrement que l’on est), s écrivaient : Od, Ot et Oth selon certains cas. (Voir deuxième axiome cosmosophique).
Nous arrivons, ici et ainsi, à tout ce qui constitue dadifférenceentre leSpiritualisme et leMatérialisme. —
Le Spiritualisme nie la matière et le Matérialisme prétend qu’il n’y a point d’esprit. Une troisième école dit que tout n’est qu’apparence, l’illusion, xMaïa.
... Nous lui répondrons avec Byron : « When Bishop Berkeley said : There is no matter, it was no matter what he said »... Discutons sur les conditions d’être de la Nature, non sur son existence.
Il y a indivisibilité absolue delà Force et de la Substance, du Principe et de l’Elément. Jamais nos savants ne sépareront la Force de la Matière; parce que, si dans un seul atome on pouvait libérer la Force de la Matière , tout le Cosmos serait détruit.
Le mot <( Asatar » est donc, en première analyse, la (( Synthèse initiale et unique du Principe de toute causation cosmogonique avant différenciation » ; c’està-dire, avant son entrée dans la Forme. « Asatar » c’est la Trinité :
Dieu-Père : Force.
Dieu-Mère: Substance.
Dieu-Esprit : Principe conjonctif-affinitésiel.
Mais, comme Dieu est accepté mais excepté, nous n’essaierons pas plus loin et davantage de le définir.
(( Asatar », c’est le ternaire primordial dans l'unité de constitution, en analyse de point de départ, et avant voies et moyens; donc^ avant mode et manière d auto-affirmation auto-manifestation. Il se dissèque, peut être analysé, se démonte, ainsi que nous l’avons dit, en trois éléments : « As » <( At » « Ar ».
Ce concept prototypique principiel est la définition scientifique et rationnelle de l'Absolu. Synthèse, après
analyse, et, par elle, de toute possible Force s’automanifestant dans et par la Matière; de toute Énergie cosmique s’involuant par voies et moyens relatifs dans la substance et par la substance. Il est en initiale, et, par conséquent, unique Synthèse, le macrocosme de tout microcosme : donc, et nous le répétons : l'Absolu de tout Relatif \ qui , analysé , démonté en ses trois éléments , constitue la relativité typique dt tout
Absolu (i).
Nous nous trouvons ici devant la première aube de lumière cosmique, dans le chaos ténébreux du «nonêtre », et nous engageons le disciple à bien relire ce paragraphe, à le bien percevoir pour le bien concevoir. Les ténèbres qui enveloppent dans sa genèse tout exposé de synthèse cosmosophique se dissiperont par l’analyse méthodique des Principes et Éléments, parties du Grand Tout.
Les trois éléments constituants de la Synthèse: AS, AT, AR(S, T, R,) s’expriment par trois glyphes idéographiques qui sont précédés du glyphe principiel (( A », pour indiquer qu’ils sont génétiques initiaux à toutes les initiations.
On lesconnaît vulgairement sous le nom de « Lettres
(i) Dans nos « Principes et Eléments de Cosmosophie » prenant pour nos analyses synthétiques le champ plus large, nous exposons. — 2. — Le Domaine bi-dimensionel , le plan des Images, des Idées, le terrain de l’idéal abstrait, où évolue l’Imagination, comme en son « Magasin d’Accessoires. »
i. — L’Uni-dtmensionel. — Idéal abstrait en dédoublement de Deux, par Un-et-Un, — Domaine de Dieu, de l’Absolu, de l’Infini, et des « Cosmogoniques Lois ».
3. — Le Tri-dimensionel, — Le réel concret, le Domaine de toute possibilité de fusibilité, de toutes effectives-adaptives Réalisations.
de l’Alphabet Hébreu »; quoique, — selon les « Erudits, » — jusqu’au retour de Babylone et même longtemps après, les Juifs n’eussent point d’autre langue que l’Araméen. Ce sont simplement des glyphes claviculaires, des idéographes d’origine phénicienne, ou mieux des concepts idéographiques Chaldéens (i).
En se dédoublant par première différenciation en six, pour phénoméniser mathématiquement, Trois , — le Tri-un, — le Rayon, devenant diamètre, est l’unité dimensionelle, la première raison proportionnelle pour la définition par mensuration du cercle, donc, delà Circonférence dont le centre est déterminé, du cercle dont l’absolu entre dans le relatif; dont, hypothétiquement, la raison d’être indéfinissable est définie, localisée; donc, a pris place dans l’espace. « Un», Agent, c’est le principe, l’énergie, la Force; c’est le Feu, c’est le « Mâle ».
Deux, Patient, c’est l’élément, la substance, la matière; c’est l’Eau, le « Femelle ».
Trois , Médium affinitif-conjonctuel, trait d’union entre les deux, voie et moyen d’être de l’un par l’autre, c’est l’Air, 1’ « Androgyne », le Trisexuel. Les anciens maîtres Chaldéens Asatarologues ont indiqué clairement que «Ar», principed'affinitéconjonctuelle, qu’on exprime vulgairement par « Air », s’exprime par le mot « Vibration)). La Science déductive, d’ailleurs, est, de nos jours, bien près d’admettre que la ^Vibration est le premier et unique principe dynamique, le
(i) Il n’était pas nécessaire ici, où les « disciples » en étaient encore, de leur embarrasser déjà l’entendement par un exposé de x< la Langue Sacrée ». Il était préférable de les tenir encore un peu au niveau des « écoles courantes », jusqu'à ce qu’ils fussent de taille à en sortir.
générateur de tout mouvement ; et, que toutes les affinités chimiques des différents atomes, (Automanifestants-auto-affirmatifs,) Entités Cosmiques, Vibrateurs rayonnants, sont déterminées par leur manière et mode, temps et ampleur, leur Rythme, — vibratoire. La Vibration est donc le rayonnement du Centre « Feu » dans le cercle « Eau ». Les anciens maîtres asatarologues ont exprimé cela quelques centvingt-cinq siècles avant la science positive de nos jours.
Nous avons analysé le mot « Asatar ». Nous avons vu que « AS » c’est le Feu, principe potentiel ; « At » l’Eau, l’élément essentiel, et « Ar », l’intermédiaire affinitésiel-conjonctif. Nous allons maintenant examiner 1’ (( Asatar » sous son aspect de synthèse.
L’ « Asatar » c’est l’unité, le (( Tri-un ». A la base de toute Théogonie, nous trouvons ce concept. Toutes sont l’expression idéalisée de l’expérience de l’Homme par son contact avec la Nature. Mais, jamais, nul ne pourra justifier sa prétention d’entrer en communication directe avec Dieu, Quel qu’il soit ou puisse être. Nous allons seulement vers lui, c’est-àdire vers l’inconnaissable Ineffable,... par aspiration.
Nous ne réformerons aucune religion; notre enseignement est une Science philosophique, ou, si l’on préfère, une philosophie scientifique. — Nous voici en présence de la question « Force et matière ». Les anciens savaient, il y a douze, quinze à vingt-cinq mille ans, que la Force est indissolublement liée à la Matière ; car, celle-ci ne devient tangible, et perceptible, que lorsqu’une force semanifeste danset parélle. « Ar », l’intermédiaire (Vibration) entre « As » et
« At » signifiait pour les anciens la Lumière (Aour).
De là est venu le mot « Aura ». Scientifiquement, on s’étonnera peut-être de nous voir, avant de commencer une analyse, établir des choses préexistant à toute formation. Mais, les scientistes eux-mêmes ont toujours eu besoin de recourir à des hypothèses. Ils ont inventé la théorie atomique. On parle de l’atome sans en avoir jamais vu ni perçu aucun. La théorie de Dumas, cependant, fut une illumination scientifique.
L’ « Asatar » est un atome préexistant à la différenciation de et dans la «Masse-massive ». Il préexiste à tout devenir. Aussitôt que l’entité vibrante se différencie de la masse-massive; elle repousse tout ce qui lui est semblable, elle attire tout ce qui lui est contraire. Dés que l’« Asatar » est individualisé et s’auto-manifeste, nous le nommons « monade ».
Tout Asatar est un « Vibrateur expansif et rayonnant». Dès qu’il entre en action, il se bipolarisé ; c’està-dire, qu’il s’auto-affirme en nombre et s’autoexprime en forme. Dès lors, il est bi-polaire ; il devient perceptible et tombe dans le domaine du (( connaissable ».
Disons, entre parenthèses, que tout symbole à lignes courbes est lunaire ou féminin (divin) tcut symbole à lignes droites, solaire ou masculin (humain).
La verticale masculine, par son intersection avec l’horizontale féminine constitue la croix C^D. Entouré d’un cercle, ce symbole représente une nouvelle forme de l’ Asatar et devient la Rose-Croix La Rose-Croix peut aussi se représenter ainsi »=[]=>.
Dans la première forme, il donne la définition de
tout le Cosmos ; car, il signifie : « Ceci remplit tout l’Univers. »
Jamais, dans le Cosmos, une entité (un Vibrateur expansif-rayonnant) n’a été seule; car, alors, elle eût -été la première, et il y aurait eu un commencement. On peut considérer l’éthercosmiqueluminilére comme s’effeuillant, répandant sa graine, éternellement, dans le Cosmos; de sorte qu’il y a, au point de vue cosmosophique, (philosophique et scientifique), création permanente dans le Temps et illimitée dans l’Espace,... en dehors de toute Extérieure Intervention.
Prenons une entité au moment de sa différenciation. Considérons-la comme un « Vibrateur expansif rayonnant », comme un bi-polaire ayant des facultés .attractives et répulsives, pouvant se polariser masculinement (c’est-à-dire positivement) et fémininement (c’est-à-dire négativement)’.
Imaginons à côté un autre (( asatar », lui-même individualisé ou différencié, pouvant aussi se polariser positivement et négativement, attractivement et répulsivement.
Plaçons-les l’un vis-à-vis de l'autre, et constatons que tous deux nagent dans YAl-achim , — l’éternel et universel Féminin, — que l’on appelle aussi Im-im la .mer, — l’insondable profonde ; qui est aussi l’Ether cosmique et luminifère, duquel l’un et l’autre se sont différenciés.
La première résultante de leur attraction est que le plus puissant des deux accrète autour de lui une première, puis une deuxième couche d’atomes du plastique inerte, qu'est l’Ether.
Nota. — Vous ne comprendrez bien et parfaite-
ment ceci, que, lorsque vous serez intimement pénétrés du fait cosmogonique, qui est, que, « Force- Matière » «Matière-Force )) sont indissociables et ne peuvent cosmogoniquement exister (s’auto- manifester, s’auto-affirmer, s’auto-exprimer) l’un sans l’autre* Donc, qu’il a des corporéités conglomérées — du bois, de la chair, des os, des pierres, etc., — restes et débris de (( Corporelles Communautés )> en état de dissolution, de décomposition ; — mais qu’il n’existe point de (( matières sans force », de « forces sans matière », d’ (( esprits sans corps », de (( corps sans âme )).
Remarquons que, préexistant à l’accrétion d’une première couche d’éther cosmique autour d’elle, l’Entité asatarale n’est point définissable ; parce que, « Tri-un », il constitue une indissoluble unité automanifestative ; et, que, selon la loi, celui-ci ne peut s’auto-affirmer et s’auto-exprimer que par et dans un élément essentiel.
C’est cette première accrétion d’éther (AT-AR) autour d’un nucléus, — Foyer-Nœud — Asatar fait Astre, et l’Astre est un âtre, Principe potentiel, — qui constitue « le Corps astral » de l’Asatar. Et, ce corps astral c’est son « OTH » — son Ame de Vie.
Entre deux « Asatars » individualisés, nageant dans leur milieu ambiant (éther cosmique) l’Ether cosmique sert de trait-d'union intermédiaire, de médium d’inter-relation.
Par rapport de l’un à l’autre, — à part leur moyen unique, éternel et universel d’inter-relation, — il est urgent également de tenir compte de leur relativité
d'état et d’action ; c'est-à-dire, de leur nombre autoaffirmatif et de leur forme auto-expressive.
L' « état stagnant » d’un être ou d’une chose, au point de vue évolutionnel, n’étant point concevable, — attendu que s’il y avait arrêt d’auto-manifestation, il y aurait anéantissement immédiat et complet, — il est évident que, dans l’Espace et le Temps, les « Asatars » se trouvent tous à des plans ou degrés de développement différents.
Dans le Cosmos, nous considérons et classons d’une manière relative (non point absolue) les êtres et choses en deux ordres différents : les « pondérables » et les « impondérables ». Pour nous, sur cette terre, et au point de vue delà science expérimentale et déductive, (( pondérable» est l’équivalent de physique, et, «impondérable » correspond à « métaphysique ».
La Terre est un Vibrateur expansif-rayonnant ; toutes choses qui entrent dans les limites de l’action vibratoire de la terre sont par Elle attirées, lorsqu ’elles sont polarisées négativement par rapport à sa polarité positive.
Il est mathématiquement impossible de cro'ire que les planètes sont des émanations du Soleil . — Nous le verrons plus tard). — Pour le moment, il suffira que nous saisissions ce fait, que, tout « Asatar » qui se polarise auto-affirmativement vis-à-vis d’un autre Asatar, également auto-affirmatif, est, vis-à-vis de celui-ci impondérable. Cette différence, que nous classons sous les deux déterminations de « Pondérable » ou d’ « Impondérable », n’est qu’un simple phénomène de Vibration, dont les résultats sont déterminés par leur polarisation relative.
Une chose est pondérable lorsqu’elle en attire une
autre ou est attirée par elle. Elle est impondérable lorsqu’elle est repoussée par une autre, ou la repousse. (C’est, là, le secret de la Nature, de la vie et de la mort, du magnétisme, .du spiritisme... C’est, en somme, le Sésame qui ouvre à nos études, à notre connaissance, les raisons d’être et les moyens d’être de toute science. C’est la première clef de tous les Arcanes occultes).
Le « Connais-toi toi-même » n’est, en première analyse, que la définition exacte, pour et par chaque homme, des différentes manières et modes, temps et ampleurs, rythmes vibratoires de son « Moi »... Et, en synthèse, par comparaison, la connaissance des formes et des nombres, auto-affirmatifs et auto-expressifs, des Êtres et des Choses avec lesquels il a des rapports de relation ; ainsi que, celle du milieu ambiaat dans lequel et au moyen duquel ces rapports s’établissent.
« OTH a pour glyphe numérique 4, pour valeur élémentale : la Terre, son signe Kabbalistique est Mars cf , sa couleur : « le Rouge ». Sa valeur idéographique : Emanence (Swara- Suée).
Le concept de YAsatar est absolument abstrait, et c conçu comme préexistant à l’entrée en nombres et formes. A ce point de vue, l’Asatar entier est une unité « tri-une » potentielle avant auto-manifestation, (voir Axiome II.)
Il faut considérer cet « Asatar » comme un « principe de force» que Ton appelle le « Ternaire divin ». — Ce ternaire divin est au commencement, dans le cours, et à la fin, de tout Devenir, de toute Chose et de tout Être, dans l’Ordre de l’évolution Cosmogonique.
Ce ternaire divin peut également être considéré comme la plus haute et la plus complète « Idée-Dieu » que jamais l’intelligence humaine ait pu concevoir.
Aussitôt et dès sa différenciation de l’Absolu, son entrée dans le#Relatif et dans la former ce (( Tri-un », l’Asatar, accrète autour de lui de l’essence Cosmique, et c’est par ce revêtement que sa différenciation, donc, son individualisation, commence.
La quantité et la qualité de l’essence cosmique ainsi accrétée autour de ce noyau, que nous appelons
un Vibrateur-expansif-rayonnant, dépend nécessairement de l’intensité et de l’extensivité de ses formes et nombres auto affirmatifs ; c’est-à-dire, masculins, et auto expressifs ; c’est-à-dire, féminins. Il en résulte que tout asatar, en principe et dans sa genèse, toujours et chaque fois qu'il est en état d’équilibre relatif par rapport aux autres asatars qui l’entourent, est de forme globale. C’est ce qui nous explique, grossomodo, et en première synthèse, la forme sphérique de ce qui est ordinairement connu comme <( Astre » ; attendu que, c’est sur cette forme primordiale et prototypique que la matière d’ordre condensé et pondérable s’accrète.
Nous procédons donc à l’axiome IV : (( Préexistant à toute Chose ou Etre (minéral, végétal ou animal) il existe un prototype astral , sur lequel , en conformité de manière et de mode , de temps et d'ampleur de rythme , vibratoire , le corps (la forme physique) se moule , et dont il est le rendement expressif perceptible . Ce prototype, c’est l’Asatar ou esprit du corps astral ; lequel est son (c Od », son émanation adéquate au milieu terrestre, le moule dans lequel il se coule. L’« Od » est l’organe fonctionnel du Vibrateur rayonnant : L’Ame de l’Esprit, ainsi que le Corps terrestre de l’Ame.
A ce point de vue, nous avons le ternaire dans l’Ordre physique : l’Asatar étant (( le Feu » ou le mâle auto-affirmatif. L’(v Od » étant l’Eau ou le Femelle auto-expressif, et l’« Ot » étant l’air, médium affinitésiel ou trait d’union conjonctif entre l’Ame et le Corps : Ce que l'on appelle la Vitalité de celui-ci.
Axiome V. Le mâle s'infuse dans le femelle : le /e-
tnelle seffuse dans le mâle, en l absorbant pour le reproduire , en dédoublement d'expansion rayonnante; donc , en formes et nombres bi-affirmati/s , bi- expressifs.
Nous avons déjà donné les modes ou genres d’automanifestation du quaternaire asatarotique : AZ, AS, ACH. — AT seul — AR, OR, UR - OD, OT, OTH.
Glyphes
Numé¬
riques
Yaleurs
Ilémen-
tales
Signes
Astrolo¬
giques
Couleurs
Valeurs idéographiques