LA NATURE DANS L’HOMME
Nous commencerons aujourd’hui l’Analyse de la « Nature de l'Homme ».
L'Homme n’est que par, pour et autant, qu’il sait.
Car, seul, son « acquis- savoir» comporte un conquis pouvoir ». (La question, surtout dans ses principes, étant encore très abstraite, nous la dicterons tout entière, car, il s’agit de pénétrer dans les plus intimes profondeurs du (( devenir » et de Y Etre humain).
La Nature dans l’Homme, — comme dans tout être et dans toute chose, — nous l’avons vu, — constitue une entité tri-unitaire, une et indissoluble, qui se démonte, se décompose, comme suit :
La a Sexualité)), ou son Feu ; son (( AS ».
La « Plexualitè », ou son Eau ; son « AT ».
La « Réjlexualité », ou son Air (luminiférence) ; son « A R ».
La Sexualité, — c’est-à-dire, la Vitalité , — c’est le principe potentiel, la Raison d’être des Etres et des Choses. Par acte inflexe et reflexe, elle s’infuse dans la plexualitè et s’effuse par elle, (qui est son moyen d’être), en Conjonction intime.
Comme il est nécessaire d’établir encore ici, à notre point de départ, nos correspondances linéaires, astro-Kabbalistiques, avec notre point de base de fondation et d’appui, nous ajouterons que, principe potentiel s'infusant et s'e fusant dans et par u?ie plasticité, un Elément femelle, il s’auto-manifeste, autoaffirmativement en six astraîités, les six planètes de l'astrologie; d’où, son nom: « Sexualité » (Sixualité).
Il est utile de dire ici que l’Astrologie ne connaît que six astraîités. Son soleil [©], le cercle ayant .un centre indiqué, les résumant en ternaire :
T f 2 -b 3 = 6; alors que l’Astromancie connaît sept planètes. Les Astraîités, ainsi résumées en Soleil, d’où, « Plexus Solaire», Vibration rayonnante, sont des Lunarités Astrologiques.
La synthèse - asatarologique, par signes planétaires exprimée, s’établit comme suit :
Saturne 5 (lune en gadülah). Sexualité, i.
Lune G j (lune en Asiah).
Vénus $ )
Plexualité. 2.
Mars (f ) n D
T > luneenBriah .
Jupiter )
Réflexualité. 3.
juri 1 iîi\ — j
Mercure Û (lune en gabürah).
(1) Eq Astrologie Kabbalislique. les « Lunaisons » de la « Femme revêtue de Soleil », — Isse-ül, — sont : Néoménie, nouvelle Lune, ou « Briah » ; — Ubariah ; — premier quartier, Lune en » Gadulah» — Agudulak , — pleine Lune, ou « Asiah », — Essi , -{Issu) ah . — et, dernier quartier, Lune en « Gaburah », — Ag übar-ah.
Le signe « Saturne » est double, glyphe astral de la Sexualité et du Feu, et, tout astromancien, même sans être astrologue, sait parfaitement quand et comment Saturne et le Soleil se substituent l’un à l’autre. C’est « la Femme, enceinte, revêtue, de Soleil » de l’Apocalypse.
Scientifiquement, on désigne la Sexualité par Vitalité ou Principe Vital ; on en parle beaucoup... Nous avons dû définir comment nous l’entendons. On ne le connaît, d’ailleurs, que par ses phénoménations, (ne pouvant, ni par le microscope, ni par le scalpel, l’isoler de sa plexualité). Mais dans son Asatarisation, on sait qu’il s’infuse « unité » pour s’effuser « dualité » : l’instinct de l’Auto-conservation et l’instinct de l’Auto-repr'oduction ; c’est-à-dire. Conservation de l’espèce par reproduction de l’individu ; conservation du principe par réanimation de l’élément; conservation de l’énergie, par remoulage de la forme. Cela, c’est l’infusion dans la forme plastique, qui, « unité », s’effuse en lui en « dualité ».
Cet acte plexuel s’appelle Impressionnabilité .
Celle-ci s’effuse également en dualité par différenciation de sa réceptivité, qui, sous l’acte du conjoint, avec la Sexualité, avec le principe vital, vibre avec lui et par lui, se polarisant en sensations et perceptions. RéceptivitéetEmissivité. Acte reflexe et inflexe déterminateur premier de toute motivité interne et externe, des sensations centripètes, des perceptions centrifuges.
Les sensations sont en ondulations perçues, du dehors au dedans, de la périphérie au centre, et sont d’ordre «inductif» ; les perceptions vont du centre à la périphérie, en ondulations émues, du dedans au
dehors, et sont d’ordre «déductif. » Celles-ci procèdent de l’Auto-manifestant autonome. Celles-là procèdent d’un ou de plusieurs auto-manifestants étrangers, extérieurs. Ce sont phénomènes de polarité et de plasticité, émue. Les premières (les sensations) sont d’ordre négatif, passif, réceptif ; les secondes, (les perceptions) sont d’ordre émissif, actif, positif.
De sorte que, tout « Vibrateur )> ra3’onnant, tout Etre et toute Chose, procède inductivement, selon sa sensibilité et déductivement suivant sa perceptivité.
La Sexualité," en conjonction affinitésielle, interne et indissoluble, avec la Plexualité, s’exprime par voies et moyens d’involution en trois facultés intellectuelles, dans et par la Réflexualité ; à savoir, par Conception ou appréhendement ; Compréhension, — par Comparaison (entre les choses appréhendées), — et. par Différenciation.
Nous établissons, ainsi, seulement nos raccordements, définissant notre point de départ, ébauchant nos lignes en élévation ; et, nous notons avant d’aller plus loin, que, tout ce qui est d'ordre moral relève de la plexualité , e/, que , tout ce qui est d'ordre mental relève de la réflexualité .
Avant de finir, nous désirons définir nettement la valeur idéographique, le sens exact, que nous attachons aux mots (( Evolution » et « lnvolution )). Car le premier souci de tout Cosmosophe doit être de définir et de déterminer clairement son vocabulaire; afin d’éviter toute malentente, donc, toute querelle terminologique. Nous avons déjà constaté le fait phénoménal : la Résultante de l’union conjonctuelle, de l’infusion du principe dans l’élément, de l’énergie dans la substance, de la force dans la matière; et de
l’effusion de la matière dans la force, de la substance dans l’énergie, de l’élément dans le principe, par infus qui s’effuse, lequel, Affinité conjonctuelle vibratoire, est générateur de Bi-sexualité, de Bi-polarité.
Cette fusion entre le mâle et le femelle, entre l’actif et le passif, effet de feu, inverse et réversé, s’appelle lorsqu’on passe d’état à acte, donc, d’être à devenir, ou <( Involution » ou « Evolution ».
Il y a grande confusion dans l’emploi des deux mots. Au point de vue exclusivement spiritualiste, donc, absolument inductif, tout ce qui est de Dieu (du noyau) va, s’infuse vers et dans la pulpe périphérale : la Nature, le Cosmos, est «involutif. » Ce qui tend de la Nature vers Dieu, est « évolutif.» Au contraire, (et cela ne dépend que de la position prise pour voir,) au point de vue exclusivement matérialiste, donc, absolument déductif, tout ce qui va du centre à la pulpe périphérale est évolutionnel et tout ce qui de la pulpe tend vers le noyau est involutionnel. Et nous prenons cette seconde position. De même, nous nous servirons à l’avenir rigoureusement des mots « Principe » et <( Elément » avec signification « Initiale » et (( Génétique » ; des mots (( Energie » et « Substance » pour tous .Etres et Choses d’ordre métaphysique impondérable; et, des mots « Force» et « Matière », pour tous êtres et choses d’ordre physique, terrestriel, pondérable.
PLEXUALITÉ SEXUELLE t1)
ASATAR
AS AT | AR OT flttldi^e Esprit
AR
Réflexualité
AT
Plexualité
AS
Sexualité
.auto-conservation auto-reproduction
Sensations — Perceptions Affinités Tendances Instincts Désirs Volontés
Nous avons dit, dans notre précédente réunion ce
(i) Nous résumons l'indissoluble Dualité de la Sixuelle plexua- .lité» parle mot « pansée », en antithèse du mot « pensée », qui, en voie d’évolutive involution, n’en est que la « Résultante Con- . séquence », la Forme au Fond conforme.
La racine idiomatique « panse », — d'où « pansée », — a génésé le mot « Ex-panse-ion », — Ex-pansi vité, — et, même, voire,... Companse-ation. Le « pansé » dérive immédiatement du
Grand Pan ». — Pan-esse.
que c’est que la (( Sexualité )). Dès que l’AstarothT l’Asatar principiel revêtu de son « Oth », ou organisme fonctionnel fluidique astral, — Ame, — s’incarne, chose ou être dans un organisme physique quelconque, il s’auto-manifeste, bi-polairement ; c’est-à-dire auto-affirmativement et auto-expressivement. Nous sommes enfin arrivés sur le terrain de l’extériorisation physique ; et, nous pouvons désormais prendre pied sur le domaine de l’Homme : La Terre, (qui est également un Asatar, (astre ou planète) ayant son double corps instrumental, métaphysique et physique; — et, qui, donc, est aussi un Astaroth.
La Force et la Matière sont indissolublement unies; donc, la sexualité s’infuse dans la plexualité. Le côté sexuel se manifeste par les instincts auto-conservateurs et auto-reproductifs, et la plexualité y répond en se manifestant par sensations et perceptions.
Ces deux instincts, auto-conservatifs et auto-reproductifs, et les deux aptitudes physiques-organiques, sensation et perception, depuis la genèse de toutes choses comme de tous êtres, se manifestent à travers toutes les évolutions sérielles, jusqu’aux extrémités de l’échelle de l’Etre et du Devenir; c’est-à-dire, dans les Choses (et surtout dans les Etres) les plus supérieurement évoluées..., et, involuants.
Four qu’il n’y ait point confusion entre les forces auto-affirmatives et les voies et moyens auto-expressifs, nous ne suivrons aujourd’hui qu’une filière d’évolution, développant ainsi l’épine dorsale, le squelette de «l’Etre humain», autour duquel, dans notre prochaine séance; nous appliquerons les chairs, lesmuscles et les tendons.
Ainsi que vous le voyez, cette chaîne évolutive de la force auto-affirmative dans l’Homme, est divisée en cinq chaînons que nous classons comme suit :
i° Affinités;
2° Tendances;
3° Instincts;
4° Désirs;
5° Volontés.
Nous allons procéder à les exposer les uns après les autres.
Vous savez ce que l’on entend par « affinités chimiques », d’une part, et « Cohésion des Corps », d’autre part.
Au point de vue pondérable, exclusivement consisidéré, la « Cohésion des Corps » peut être admise comme procédant d’affinités auto-conservatrices : — (( L’affinité chimique» proprement dite, étant d’ordre constructif par agrégation.
Dans les choses d’ordre minéral supérieurement évoluées, l’auto-reproduction se fait par dédoublement. Du reste, ceci s’écarte de notre domaine, et, pour rechercher le secret de la Vie, nous pouvons passer au règne végétal. (Avec plus de connaissances techniques, on pourrait mieux suivre la filière).
Les « affinités » sont plutôt d’ordre minéral, chimique.- Les « Tendances » végétatives s’élucident déjà mieux, et les signes de Vie sont plus visibles que dans les choses d’ordre minéral.
Le régne végétal, du reste, est un médium ou trait d’uryon intermédiaire entre le règne minéral et le
règne animal; (de même que, ce dont nous nous entretiendrons plus tard, l’état liquide est un médium, un intermédiaire conjonctif, entre l’état gazeux et l’état solide).
Le Principe potentiel-plexuel -sexuel se manifeste dans les plantes auto-conservativement, par les soins que ces plantes prennent constamment à réparer les blessures ou les émondations soit accidentelles, soit artificielles. Le principal Potentiel auto-reproducteur se manifeste dans les végétaux par la floraison, la fécondation et la fructification.
C’est dans ce règne que commence à se manifester de façon patente le Principe potentiel auto-reproducteur.
Il est à remarquer, avant que nous passions plus loin, que, la plupart des combinaisons ou accouplements affîni tésiels chimiques, de même que les dissociations par réactif ou autrement, réussissent le mieux dans une obscurité relative. Il en est de même des tendances auto-reproductrices; c’est-à-dire, de la fécondation dans les végétaux ; et, chacun sait que presque toutes les graines sans exception, de même que certains fruits ou certains bulbes ne peuvent commencer leur germination, qui est leur premier acte auto-affirmatif, que dans l’obscurité.
Dans le règne animal, dont tous les êtres commencent, depuis le plus bas de l’échelle, à manifester Faction du Pondérable aussi bien que de l’Impondérable, ces deux manifestations, auto-affirmatives du principe potentiel sexuel, c’est-à-dire, instinct d autoconservation et d’auto-reproduction, vous sont assez bien connues, pour qu’il ne soit pas besoin d’autrement y insister.
Ainsi que vous le savez, l’Homme, en tant qu’Orga-*
nisme physique, est le couronnement du développement sériel évolutif des trois règnes; et, naturellement, logiquement, les trois régnes sont représentés dans cet organisme.
Par conséquent, il n’y a dans l’organisme humain •qu’à considérer les affinités chimiques, les tendances végétatives et les instincts animaux;... et, nous ne croyons pas exagérer en constatant simplement, que, parmi les races barbares et sauvages les moins évoluées, ils ne constituent que des affleurements, à peine saillants, au-dessus et au dehors de ces couches inférieures.
Chez l’Homme, les instincts animaux sont représentés par le mot « Désirs ». Lorsque nous nous servirons de ce mot, ultérieurement, il impliquera ou une affinité, ou une tendance, ou un instinct, — plus ou moins intensif, plus ou moins réalisable.
Aussi longtemps que l’Homme n’a que des « désirs )) quasi impuissants, c’est signe, — ou indication, — qu il n’a pas encore évolué hors de l’état d’inconscience de Soi. Dans notre cours prochain, nous aurons occasion d’élucider clairement quand et comment se fait l’involution de l’inconscience vers l’auto-conscience, et, partant, de l’irresponsabilité vers le libre arbitre et la responsabilité morale. Un désir intense , dont la réalisation est dans les moyens d'étre et de devenir , s'appelle « Acte de Volonté ».
La (( Volonté » n’est donc, en somme, soit comme volonté passive, soit comme volonté active, soit, enfin et supérieurement, comme volonté indépendante, que le suprême couronnement, la tête au haut du squelette, de cette filière involutive du Principe potentiel, du « Feu »; c’est-à-dire, de la « Sexualité» dans et par 1’ « Eau », la Plexualité.
PLEXUALITÉ SEXUELLE (')
[Suite)
Dans notre dernier cours, nous avons tracé la filière, l’épine dorsale de la Plexualité Sexuelle, en développant le cours d’évolution sérielle, les étapes que suit l’instinct auto-conservateur- auto-reproducteur, depuis les affinités minérales, par les tendances végétales, par les instincts et désirs animaux, jusqu’à la volition hominale, qui est le point culminant de l’évolution,... jusqu’à nos jours.
Nous ferons remarquer ici, en passant, que la Vo-
(1) — La « pansée », l’ex-pansive pansivité, dérive de « panse », qui procède du « Grand Tout », — Pan, — nous l’avons dit.
De « pan », en phonétique variante, dérive « phonétique ». — l’odore-sonore, calori-colore ; — la Multiplicité infinie en différenciations de Variété et de Diversité.
Or, « pfun », « pan », c’est l’aspect extérieur, en Forme, du Fond a — pansée », — Résultante conséquence en Fait de l’humaine aptitude et capacité de « penser ». Ce Fond, — la Pansée,
— plus ou moins élastique et étoffé, a pour potencielle essence le mot Ubun, — Ban, — idiomatique racine du mot « Ubun-uthuri »,
— Ventre, — et de son inverse réversé, Uthur-ubuni », — Turbine. — Et, Ubun, c’est « bon », c’est « bien », — le « bien » et son complément « le mal », principe élémental, aliment, de toute « Morale ». — Amur-uli, « Ecoulement, coulée, d’Amour ».
ionté peut être ou passive-attentive ou active-déterminante. Nous aurons d’ailleurs à revenir sur cette question, plus tard. Constatons seulement ici que l’objectif en vue, l’idéal de perfectionnement, c’est de rendre la Volonté, la faculté volitive, de plus en plus indépendante des influences végétales et animales, qui tendent à asservir 1’ « Asatar » à son « OTH », l’Esprit à son Organisme physique.
Nous avons déjà dit, également, que la Sexualité, qui s’auto-affirme par l’instinct conservateur et reproducteur, s’auto-exprime bi-polairement par la sensation et la perception.
Nous y insistons encore, ici, aujourd’hui, pour vous «demander si vous avez bien compris, absolument compris, l’indissolubilité absolue du ternaire asataral ; en ce sens, qu’il n’y a, ne peut y avoir, de Force sans Matière, donc, sans Vibration (mouvement) ; et, par conséquent, pas de sexualité sans plexualité ; «donc, sans réflexualité. Attendu que, les trois ne constituent qu’une Unité-tri-une , auto-affirmative, autoexpressive, auto-manifestative.
Nous allons maintenant reprendre le cours précédent en parallèle. Vous savez tous ce que c’est que la » cellule » et qu’elle se compose d’un noyau équivaiant au jaune de l’œuf, d’un plasma, équivalant au blanc de l’œuf, et d’un vésicule, qui enveloppe et renferme le tout.
La « Cellule», en effet, peut vous donner une idée •compréhensive d'un « astaroth » à sa genèse évolutive. Nous avons déjà eu occasion de vous dire que les vibrations expansives autonomes de tout être et de toutes choses partent du centre ou foyer potentiel, ^et, par le corps ou organisme ambiant, vont en ondu-
lations vers la périphérie; et, que, par conséquent, la forme de l’Impondérable, ou Esprit non* incarné, est à l’état de repos, ou tout au moins à son origine, de forme sphérique ; mais, que, aussitôt que cette forme expansive du nucléus ou foyer potentiel entre en activité, il prend la forme pyriforme .
Le diagramme ci-contre nous donne la genèse de toute morphologie, et, en somme, de toute plexualité sexuelle, dans ses deux polarités, soit perceptive ou
sensationnelle, positive ou négative. La figure A nous représente l’acte masculinisant, émissif ; la figure B nous montre l’acte féminisant réceptif; ovale et pointu d’une part, concave et lunaire de l’autre. La Biologie scientifique, du reste, nous enseigne que tout l’organisme instrumental-fonctionnel, donc, le <( corps physique », depuis les formes les plus inférieures de la vie animée jusqu’à la forme la plus complètement évoluée, c’est-à-dire, la forme physique humaine, n’est, en somme, qu’une « déflexion », — rentrante ou sortante, — de l’épiderme.
Ainsi, l’instinct auto-conservatif éprouvant le besoin de nutrition, et agissant attractivement s’est ouvert en « bouche »; et, cette ouverture s’est développée et
perfectionnée en un appareil digestif de la complexité que vous connaissez. Ainsi, de même façon, l’instinct de l’auto-reproduction éprouvant le besoin de fécondation, s’est ouvert et développé en l’organisme conceptif et de parturition, que vous connaissez. Il en est ainsi de tous les organes appropriés fonctionnellement à l’auto-manifestation de toutes nos aptitudes et capacités physiques.
Nous vous en avons dit là assez pour qui le principe, la genèse et toute l'évolution, d’ordre morphologique (physique et terrestre), soit élucidé; et nous passons à la première auto-expression de la sensation qui a généré ce que nous appelons « la Morale », ou, mieux, le « Sens moral humain ».
Avant de pénétrer plus avant dans la genèse de la Morale, constatons d’abord que le mâle est organiquement et naturellement « maléfiant » ; en ce sens, qu'il s’auto-manifeste, auto-affirmativement, vis-à-vis, d’une part, d’un autre mâle qui également s’automanifeste, auto-affirmativement, contre lui. Par conséquent..., ils sont l’un pour l’autre répulsifs, antagoniques, et, l’un à l’autre, antipathiques; — et, d’autre part, vis-à-vis du « femelle ». qui, quoique négatif et instinctivement enclin à s’ouvrir réceptivement à son auto-émission, oppose une naturelle résistance à sa pénétration. En un mot : — Tout ce qui est d'ordre fonctionnel émissif est luminifère-ré fri gérant, et , tout ce qui est d'ordre fonctionnel réceptif est calorifère frictionnel , pour ouverture de résistance.
Constatons donc ici, en passant, que l’Expansion rayonnante (par rayonnement luminifére) est attractive ; mais, que, la Pénétration dans l’un ou l’autre être ou chose est rencontrée par premier acte répulsif, —
{instinct de la conservation et de l’autonomie individuelle), et est toujours Calorifiante.
Voilà la raison d’être du phénomène physique connu sous le nom de « Chaleur ». La sensation du « Froid » est un fait d’évacuation émissive, alors que la sensation du « Chaud » est un fait d’emplissement réceptif.
Le sentiment réflectif issu de la sensation de malfaisance ou de bienfaisance (venant du dehors et étant subie), et par laquelle nos individuels formes et nombres vibratoires sont émus et plus ou moins modifiés, s’appelle, d’abord, à l’exclusif point de vue égoïste et personnel, le.« Bien » et le a Mal ». Et, c’est là, la genèse, comme la raison d’être, de toute Morale, . . . qui est exclusivement d'ordre é?notionnel.
Lorsque plusieurs individus s’entendent sur les impressions communes subies, soit en bienfaisance, c’est-à-dire en jouissance, soit en malfaisance, c’est-àdire en souffrance, ils codifient ces impressions; et, ainsi, d’abord pour une petite collectivité, ensuite pour de plus grands nombres, jusqu'enfin pour l’humanité entière, le Code du Bien et du Mal, — ce qu’on appelle « la Morale », — concordemment, se définit et s’établit.
La Morale n est donc , et ne peut jamais être , que chose relative , conventionnelle .... et, plus ou moins arbitraire .
Parlons de l’Amour, qui est le second sentiment issu des sensations plexuelles-sexuelles. L’amour se manifeste dans trois phases ou modes d’évolution sexuelle ■ — Il est d’abord absolument et presque exclusivement sexuel; c’est-à-dire, d’ordre exclusivement physique, et, partant, de tendances végétatives. Ici, l’acte génératif, qui en est la conséquence, est pour
ainsi dire dépourvu de toute impression morale, voire, de toute sensation bienfaisante ou malfaisante; comme il en est, par exemple, de Y « amour des fleurs ».
Il est ensuite (( plexuel », ou simplement animal ; et, dès lors, déjà précédé et suivi de vibrations émotionnelles; par conséquent, d’ordre moral. Il est entin, dans sa supérieure évolution, plus ou moins « cérébral »; c’est-à-dire, précédé et suivi d’émotionnalitéimaginative.
Il est à peine nécessaire de dire, que, dans l’Homme, à son actuel état de développement, ces trois phasesde l’amour sont d’occurrence « Tri-une», avec prédominance, — suivant l’état de développement plus ou moins inférieur ou supérieur de l’individu aimant, — de l’un sur les autres.
L’ « Amitié » est une des formes de l’Amour, de laquelle les instincts simplement physiques de l’organisme terrestre, (sexualité reproductive), sont exclus. L’Amitifc est la résultantede sympathies concordantes; de même que, la « Haine » et 1’ « Aversion » sont résultantes d'antipathies et de discordances vibratoires. Car, quels qu'ils soient , sous quelque nom quon les désigne , dans quelque ordre quon les classe , tous nos sentiments , depuis l'ordre le plus abject jusqu'à l'ordre le plus sublime , sont effets de sensations plus ou moins modifiées pat nos perceptions ; donc , questions de simple vibration.
Il est de toute évidence, que, dans toutes ces questions, l’atavisme, ou les idiosyncrasies physiques, transmises de générations en générations, et, surtouty amplifiées et intensifiées par l’influence du milieu ambiant, modifient, ou, tout au moins, teintent d’un
-coloris spécial, chacune de nos émotionnalités, en vertu de l’axiome cosmosophique qui dit :
« Il est de Loi éternelle et universelle que toute force cosmique , tout en maintenant immuable son identité auto-affirmative . son expansivité , qui , de plus en plus , par évolution sintensifie, cependant ne se réalise et, ne s'adapte auto -expressivement , ne vibre , rayonne , /«minifie et calorifie , ÿwe, se/on /es conditionnalitès du Temps , du Milieu, des Intermédiaires, êtres ou choses..., et même , organes..., par et dans lesquels elle s' extériorise. ))
Il en résulte, évidemment, que, toutes idiosyncrasies, physiques, d’ordre atavique, c’est-à-dire, héréditaire, décroissent en proportion directe avec l’évolution et l’involution de 1’ « Asatar », qui, de plus en plus, s’émancipe de son organisme physique, se d asservit, le domine et le dompte.
PLEXUALITÉ SEXUELLE
(Suite.)
Avant d’aller plus loin et afin de pouvoir pénétrer plus avant, plus intimement, dans la raison d’être et les moyens d’être de la Sexualité, de la Plexualité et de la Réflexualité, c’est-à-dire, dans « la Nature même de l’Homme, — comme dans l’a Homme dans la Nature », — nous vous ferons aujourd’hui un cours de physique intermédiaire.
Nous vous avons exposé, dans notre analyse-synthétique, que, TAsatar est un Vibrateur expansif rayonnant; c’est-à-dire, un centre ou foyer de force expansive, qui, dans et par la matière, s’auto-affirme en rayonnance; c’est-à-dire, en vibrant. Et, nous vous avons dit, que, la Raison d’être, ainsi que le Moyen de devenir, et de toutes choses et de tous êtres cosmiques, . cette initiale et unique Voie d’être, c’est
l’Asatar, point central de toute différenciation, de toute individualisation.
Il est de toute logique rationnelle, que, si le point initial est vrai, exact, éternel et universel, des déductions droites et résultantes doivent en découler dans
toutes les conséquences, jusqu'aux plus extrêmes terminales; attendu que, la même et unique Loi de Cosmogonique Déterminisme doit nécessairement procéder semblablement, de tout commencement à toute fin.
Nous vous avons déjà dit également, qu’il est établi et peut être démontré, prouvé, mécaniquement, que, l’attraction et la répulsion physiques sont phénomènes, effets de cette cause de toute Causation cosmogonique : (( la Vibration » — Or, nous avons déjà établi démonstrativement, également, que, les deux états de l’une et éternelle substance cosmique dans tous ses nombres et formes auto-affirmatifs et auto-expressifs, l’état de pondérableet l’état d’impondérable, sont relatifs ; simplement, mais, au tond et en fait, effets de Vibration ; c’est-à-dire, d’Attraction et de Répulsion.
Il vous sera donc aisé de comprendre et de logiquement admettre, que, dans le domaine des Idées, les mots (( Sympathie » et « Antipathie » sont identiques et mêmes que dans le domaine des Faits, les mots : Attraction et Répulsion.
Gela étant compris et admis, vous comprendrez et admettrez également, sans grand effort d’examen analytique, que, les instincts, les tendances, les affinités ne sont que conséquences de sympathies et d’antipathies, d’attractions et de répulsions; donc, de la Cause unique et identique, éternelle et universelle, la (( Vibration ». Donc, que, tous ces noms ne dépendent que du relatif; c’est-à-dire, des moyens et des voies, du milieu et des intermédiaires, sur et dans, par lesquels, elle est opérante, active; c’est-à-dire, s’auto-manifeste.
Vous voyez, donc, immédiatement et en perspective, s’ouvrir devant vous toute l’immense, toûte 1 infinie portée de cet Arcane : Tout ©st ©ffot d.6 Vibration » !
Tout être et toute chose étant un Vibrateur rayonnant et expansif, vous pouvez d’un coup d’œil embrasser la raison d etre et le moyen d’être de tout ce qui vous est connu sous le nom de « propriétés physiques des corps»; de même, detoutesleurs expressions dynamiques et chimiques, toutes leurs formes d’être et de devenir, de se corporéfier et de s’organiser pour adéquat fonctionnement.
« La cohésion et la densité relative des solides; la plasticité et la densité relative des liquides; l'élasticité et la densité relative des gaz ; les lois et formes de la pesanteur et de la chute des corps, les lois et formes de l’élasticité et de l’ascension des gaz, les condensations et les raréfactions ou expansions, etc., etc.; la lumière et la chaleur, les sons, les bruits, les teintes, les couleurs, les odeurs, les saveurs; tout, tout, tout;... les formes et les dimensionsdescorps,des êtres et des choses. Tout, tout, tout... est effet de « Vibration » ! Car, comprenez-le bien, ce sont là les signatures auto-expressives de l auto-affirmation différenciante , individualisante , de l'Entité, du Vibrateur expansif rayonnant .
Est-ce bien entendu) Est-ce bien compris)
Marchons donc, et mordonsdanslevifdenotresujet :
La « Sexualité » est la voie et le moyen auto-affirmatif ce l’Asatar, son « feu expansif », par lequel il s’auto-manifeste, revendique son droit et son moyen d’être, justifie sa raison d’être et de devenir. — C’est sa polarité positive, mâle.
La « Plexualité » est la voie et le moyen autoexpressif de l’Asatar, son « eau plastique », par laquelle il s’auto-manifeste au dehors et par laquelle il entre en contact de relations avec les auto-manifestants de l’ambiance, choses ou êtres. C’est sa polarité négative, femelle.
La (( Réflexualité » est la voie et le moyen intermédiaire entre ces deux polarités, — l’auto-affirmative et l’auto-expressive; — donc, de sa Vie intérieure; et, de toutSavoir et de toutPouvoirainsi acquis.
De même, elle est la voie et le moyen intermédiaire pour l’Enregistrement de tout relatif savoir et pouvoir; acquis, soit par influences exercées sur les êtres et les choses extérieures, soit par influences subies de l’ambiant et de toutes les rayonnances expansives, qui, de l’autour et' de l’alentour, vibrent, convergent, vers lui, résonnent et se répercutent en lui. C’est sa polarité bi-sexuelle, hermaphrodite. -- C’est sa Bipolarité.
Examinons les voies et moyens auto-affirmatifs, la Sexualité expansive rayonnante : — La première voie vibratoire est double et s’auto-affirme par l’Egoïsme, bi-polairement ; c’est-à-dire, agressivement, par l'instinct de l’Auto-reproduction et, défensivement, par l’instinct de TAuto-conservation, afin d’auto reproduction peur la conservation de l’espèce. Ce sont des formes et nombres vibratoires spéciaux, que ceux dont la série en vacuités se nomme « Appétits » ; de même, que, ceux dont la série en plénitude se nomme « Besoins ». Manger et boire sont des (( besoins » ; la faim et la soif sont des « appétits ».
Il en est ainsi des autres, semblables, pour l’autoconservation de l’individu.
D’autre part, procréer, convoler à acte conjonctif sexuel, avec un autre individu de son espèce est un Besoin ; l’appétence sexuelle, le rut, l’amour, qui y entraîne et en poétise Tanimalisme, est un Appétit, une faim comme la faim du pain.
La morale naturelle n’a donc rien à voir, ni à faire, dans l’acte sexuel ; sinon que de constater que cest l'œuvre première , la plus sublime raison d'être et moyen d'être , donc, droit d’être, pour faire le devenir de tous êtres et de toutes choses . Et, sans dévoiler Isis, notons en passant, que l’acte sexuel procréatif, génératif, est l’arcane divin de Y Exaltation de l'être (de l’homme surtout), en tierce et ultime potentialité vibratoire occulte. C'est le sacerdoce de /’ holocauste : Pontifex, — Crucifex, — Carnifex.
L’amour, a-t-on dit, est 1* « égoïsme à deux » ; réhabilitons donc, ici, dès notre début, l’Egoïsme solitaire, la première faculté, la première vertu humaine, tant méconnue, tant vilipendée par la morale conventionnelle, la morale de l’ignorance; fausse, parce que artificielle; mensongère, puisque anti-naturelle.
L’égoïsme est le ressort suprême, la force expansive rayonnante-divine, de l’Humanité dans l’Homme. C'est le nombre de formes auto -manifestant de tout devenir et de tout être. C'est le rythme vibratoire initial , Tunique moyen d’être; auto affirmatif de sa raison d’être; donc, DE SON DROIT D'ETRE ; donct de so?i devoir de devenir et d'être. Et, cela est tant et si incontestablement vrai, qu’il est la raison d’être et le moyen de devenir de tout Altruisme, de
tout Humanitarisme. Le « Sarcastique idiot » ne croit pas si bien dire, lorsque, ironiquement, il proclame que «charité bien ordonnée commence par soimême )) — (( Mourir pour les autres, c’est peut-être le sort de quelques élus ». Vivre pour les autres » ■ voilà ï idéal à atteindre pour le commun des mortels. Le martyre, d’ailleurs, est un acte de violence, de viol de vie, subi; mais, se suicider en gros ou en détail, par abus, — soit par excès, soit par privation, — pour les autres..., est sottise de mysticisme et d’impuissance. Il faut vivre pour faire et laisser faire vivre.
L’Egoïsme, d’ailleurs, de ce fait même qu’il est faculté, vertu auto-manifestative, vibre expansivement, calorifère, et, en rayonnement, luminifère. Il est auto-altruiste. Sa première auto-affirmation est l’amour, l’égoïsme à deux, soit : — L’Amour est essentiellement bienfaisant, et, le premier acte moral..., s’il est partagé, et, en partage, se consomme.
De l’acte sexuel génératif procède la progéniture,, et l’égoïsme à deux, conjugal, devient « amour à la douzaine », amour de la famille ; premier apprentissage de la solidarité humaine ; première source des premières vertus humanitaires. De l’amour de famille, procède l’amour de clan, et toutes les vertus, toutesles facultés civiques, qui en sont les mâles et, aussi, les bien féminines,... efflorescences.
Enfin, l’Egoïsme entre en fructification, lorsqu’il devient universel altruisme, pur et sublime humanitarisme. Et, c’est là le suprême de légoïsme : « Se fondre dans V humanité , sans y perdre son autonomie r en y conservant son auto-consciente identité ; par égoïsme, (( ascendre .)), s’élever en dehors et audessus d’elle, pour désormais ne vivre, ne vibrer plus,.
qu’en consonnance intime et complète avec elle ; ne vivre, ne vibrer, que par et dans elle, avec elle et pour elle !... Oui, c’est encore là, en exaltation à sa tierce potentialité auto-affirmative, un immense et suprême Egoïsme.
O, vous tous, qui, une lois seulement, avez senti vos entrailles remuées, secouées par l’amour de l'Humanité I Quelles joies ! quel délire ! quelles délices !... Et cela encore est un Egoïsme... C’est si divinement bon ; c’est une si énervante, mais si rebondissante jouissance, intime, solitaire, dont nul n’est témoin et que presque tous ignorent.
Beau, doux, sublime Egoïsme, va ! Si l’on te connaissait, on te rendrait justice due !... par égoïsme !..► et ce serait félicité de l’Homme sur la Terre !... Age. d’or dans l’Eden.
L'Homme n'est, que par , et pour autant , qu’il
sait.
Il en est ainsi de tout être, et de toute chose différenciés, individualisée; de toute entité minérale, végétale ou animale, qui s’involue par savoir-acquis en s’évoluant par pouvoir-conquis.
De sorte que, les formes et nombres involutifs , plus ou moins auto-conscients , sont toujours en proportion directe avec les formes et nombres évolutifs plus ou moins altro-conscients .
Nous nous servirons, donc, toujours, des mots « Individuel », « Individualité » pour exprimer la somme totale de son pouvoir conquis, de son involutif organisme ; facultatij, puisque adéquat et adaptif.
C’est la dualité auto-expressionnelle de touteEntité. Car, la loi et le phénomène de toute évolution est Action Vibratoiredu Milieu élastique ambiant, s’infusant par la réceptivité sensationnelle, par sa plasticité, dans l’Entité.
Celle-ci, par auto-manifestation auto-affirmative inflexe et reflexe, se diffuse par réaction vibratoire, par émissivité perceptive, par son élasticité, dans son
Milieu ambiant ; ce qui est loi et phénomène involutif. Car, cette action réactive et cette réaction active réciproques, du Milieu sur l’Entité, et de l’Entité sur le Milieu, — Faits de Loi et de Phénomène d’Ordre polaire vibratoire, — modifie les formes et nombres involutifs et évolutifs, et du Milieu et de l’Entité. Or, cette différenciation continue, sérielle et progressive, (auto-conscience par altro-connaisssance), est Fait de Loi et de Phénomène d’Ordre transformatoire-transmissif.
Ce que nous venons d’établir là, évidemment, est d’ordre synthétique de l’Homme dans la Nature; mais, il était nécessaire de le savoir tout d'abord* pour bien pouvoir continuer l’analyse de l’évolution et de l’involution de la Nature dans l’Homme. Il en résulte, que, ce que l'homme ignore (faits, formes et nombres de lois et de phénomènes), n existe pas pour V homme \ mais , que ceux-ci existent pour eux-mêmes, néanmoins , et , qu’ils existent autour de lui* actifs, contre lui, passif.
Toute affirmation, donc, qui ne procède point de savoir-acquis, toute négation qui ne procède pas par pouvoir-conquis, de faits ou de phénomènes, est nécessairement dogmatique, absolue et exclusive; est expressive d’ignorance, indicative d’impuissance. Ce qui es/, Fait de Loi ou de Phénomène, connu ou ignoré, ne peut point être détruit , annihilé , par une simple dénégation.
Ce qui nest point , ne peut point être évoqué du néant * ne peut point devenir et être, par une simple affirmation.
Au contraire, il faut qu’une chose ou un être soit et agisse, médiatement ou immédiatement, sur notre
«Moi» sexuel etplexuel, pour que. par action reflexe, sensationnellement ou perceptivement, nous puissions l’appréhender, et, ainsi, en prendre connaissance. Notre Savoir-acquis, notre Pouvoir-conquis, est, donc, plus ou moins, postérieur et relatif à tout ce qui est, fut, peut et doit devenir»
Nous allons vous exposer maintenant la Loi de 'souffrance , qui est une loi de béatitude, d’avenir et de devenir, et non loi de malédiction lancée par un Dieu malfaisant. Dans toute fusion par union entre une entité positive et une entité négative, par infus mâle, par effus femelle, la résistance à mutuelle interpénétration, le frottement entre les deux polarités actives, l’acte fusionnel, en intensifient l’action par la réaction; et, cela, en raison directe de leur degré de développement progressionnel, il y a (( souffrance ».
Or, ce degré atteint dans la sériation, est justement la déterminante des polarités, par l’intensité quantitative et qualitative, et du savoir-acquis et du pouvoirconquis.
Sur toute l’échelle, du bas en haut, du haut en bas, du centrifuge et du centripète, parallèle de l’évolution et de l’involution, telle entité déterminée se polarise négativement à l’activité plus intense d’une congénère plus développée ; et, activement envers la négativité moins intense d’une autre congénère moins avancée. Et cela, ou dans son tout ou dans l’une ou l’autre de ses parties organiques. Et, cette déterminante des polarités est la genèse, est générique, de la faculté volitive. De quel-
que mot qu’on la désigne, selon son degré de parcours progressif sur l’échelle du déterminisme, — affinité chimique minérale, tendances végétales, instinct animal, penchant ou inclination, désir ou volition animale, — la Volonté s intensifie par , et contre , la Résistance. Or, la résistance n’est que d’ordre plastique, passivité ; inerte, comme la volonté dans l’ordre expansif est élastique. La fougue intensive pour s’extérioriser dépend de la malléabilité quantitative interne; donc, du degré, en même temps "que du mode et de la manière, du développement vibratoire de l’Entité (( volitante ».
Nous croyons déjà vous avoir dit que le mot « plexualité » vient de « Plexus solaire » ; son centre, son siège, foyer. Et, nous avons vu également que la Plexualité est « lunaire )), par notre définition de la sensation et delà perception. La Sensation, c’est l’attentivité... à la main qui frappeàlaporte, laquelle résonne, et dont les vibrations, ondes sonores, entrent dans le for intérieur de la maison; ou, au timbre, dont quelqu'un tire le cordon, le nerf sensitif du dehors. La Perceptivité, c’est, à l’action externe, le réveil de la réaction interne; c’est, en suite de cette réaction, promotion d’activité, qui fait que l’œil va voir au guichet savoir qui frappe ou sonne. Or, cette action par réaction est d’ordre déterminant volitif, et, nous avons encore là le « ternaire ».
Il est évident que nous établissons l’Entité asatarale préexistant à la naissance, postexistant à la mort, et, que, le corps physique humain, comme d’ailleurs celui de tous les êtres et choses différenciées, en est l émanence densifiée, par concrétion d’accrétions ; donc, le pondérable d’un impondérable.
Nous sommes tous, matérialistes ou spiritualistes,
progressifs ; nous admettons tous implicitement ou explicitement, le progrès humain, et sa conséquence déterminante ; tant au point de vue moralmental qu’au point de vue physique.
Sans cela, à quoi bon nos écoles et nos prisons, nos lois coercitives ou préventives, notre organique socialisme?... Et, même, à quoi bon l’une ou l’autre de toutes nos sciences? A quoi bon notre individuel Savoir-acquis, tout prestige, et notre personnel Pouvoir-conquis, seul ascendant?
Or, suivez le mot, expression positive d’une idée exacte, dans ses conséquences ; prenez l’individu* entité humaine, animale, végétale, minérale, à un degré quelconque de son évolution involutive (i). Dans la succession temporale, il va progresser ; puisque et parce que, dans la succession temporale, il a progressé Si le présent peu! relativement déterminer le futur, celui-ci se conçoit par admission tacite du fait, que, le passé a relativement déterminé le présent. Or, cette marche sérielle d’épanouissement par développement, où commence-t-elle? Où finit- elle? A la mort physique, à la naissance physique ?... Alors, il y aurait proportion exacte et directe entre son degré ou état progressionnel et son âge physique terrestre ; il y aurait identité d’état entre les individus de même espèce, humaine ou autre, et du même âge physique?
Nous savons que cela n’est point, même physiquement; à plus forte raison, ni moralement, ni mentale-
(1) — Toute « Involution », — Résultante conséquence d’état en degré d’Evolution, — est un « Acte d’in-volition» ;... soit d’ordre déterminatif cosmogonique et inconscient, soit d’ordre délibératif en Savoir-acquis, en conquis-Pouvoir auto-conscient.
ment. Pourquoi?... Oh! nous ne l’ignorons point; on explique cela par 1’ « Atavisme », quoique un peu confusément, un peu incohéremment, en science exacte et positive.
Nous admettons parfaitement l’atavisme physique, la transmission quantitative du savoir-acquis et du pouvoir-conquis instrumental, pondérateur des pondérables molécules physiques, qui le constituent et le rendent opératif. Mais, on ne dissocie pas la Force de la Matière, la Potentialité de la Substantialité, le foyer de lâtre, le feu du combustible. On ne peut point séparer le pondérable de l’impondérable dans l’atome ; car alors , il y aurait non
plus dissolution , mais , annihilation , de l'un et de l'autre ; mais, on peut dissoudre le molécule en dégageant, différenciant, l’atome impondérable, qui s’évapore, de l’atome pondérable, qui se précipite. Et, le Comment, — Et le Pourquoi, de cette ultime opération chimique expérimentale résulte nécessairement et clairement de l’analyse logique de ces deux phénomènes de la pondérabilité et de Yimpondérabilité , soit des êtres, soit
des choses. — Qui dit âtre, dit « être ».
Nous allons reprendre aujourd’hui notre intermède dont nous avons donné la première partie dans notre huitième cours.
Vous aviez compris, évidemment, que, par voies et moyens analytiques de physique et de physiologie, notre objectif en vue est d’analyser et d’établir « la Morale Cosmosophique » ; c’est-à-dire naturelle ; — •en antithèse de la morale dogmatique, soi-disant religieuse, et qui n’est qu’ecclésiastique ; donc, la négative de toute Religiosation, en l’Homme. — Nous le prouvons immédiatement par ce fait que la vraie faculté religiosante de l’homme, c’est son premier et inné besoin d’apprendre, de connaître, de savoir (i). Elle est promue par le prestige d’attirance qu’exerce sur lui l’inconnu. L’Homme a l’instinct qu’il n’est que par et pour autant qu’il sait, et, qu’il ne se peut ma-, nifester auto-affirmativement et auto-expressivement,
(i) C’est ce qui explique l’idée de derrière l’oreille, des fabricants de la « Vulgate » : — Le genre humain a été perdu ensuite de la « Faute de la Femme », qui, sous la tentation du « Serpent de la •Genèse », a cédé à sa féminine « Curiosité », en cueillant le Fruit de l’Arbre de la Science de Vie, du Bien et du Mal.
quil na d' autonome Pouvoir-conquis , que par Savoiracquis.
Ce que l’homme ignore n’existe pas pour lui; mais, il sait par permanente et souvent cuisante expérience, que cela existe hors de lui, et, presque toujours,, contre lui. Car, la loi de la lutte entre instincts et .tendances, entre polarités opposées ou divergentes entre Entités persistantes, toutes auto-manifestantes ; entre auto-affirmations et auto-expressions individuelles ; cette Loi de l’être et du devenir, la lutte pour l’existence et pour le progrès, est éternelle et universelle. L’essence de l'être, son principe potentiel, aspire à savoir, à connaître..., pour encore devenir et mieux être. « Quo non ascendam ?... »
Comme il ne peut connaître que par pénétration absorbante et auto-assimilante de son milieu ambiant, éléments, êtres et choses, et, comme il apprend et sait, par sensation et perception, que tout agit et réagit autour de lui, contre lui..., son aspiration à savoir n’est qu’un appétit, un besoin ; un estomac ouvert à une inspiration. L’aspir femelle provoque et attire, absorbe pour l’auto-reproduire, l’inspir mâle. Et, cela se fait vibratoirement, c’est-à-dire, respirativement et suspirativement . Lorsque cette polarisation porte au-delà de l’immédiat, cette aspiration s’appellespéculative religiosation. Lorsqu'elle porte directement sur le médiat elle s’appelle scientifique expérimentation. Celle-ci est d’ordre concret mathématique ; celle-là d’ordre abstrait analogique. L’une provoque, promeut l’autre, et, rationnellement, elles doivent procéder l’une de l’autre, l’une par l’autre.
Tout le long de la ligne, sans fin ni commencement 'Concevables, de l’être et du devenir, — la série progressive de l’Evolution et de l’Involution, — toutes les Entités persistantes et auto-manifestantes sont semblables, quant à leur raison d'être et leur but de devenir; mais, point d'entre elles ne sont absolument pareilles, quant à leurs individuelles formes et nombres, mode, temps et rythme vibratoire. Il y a donc, il y a toujours et toujours il y aura, sur la terre, comme sur tous les autres Asatars, astres, soleils ou planètes habitées, des faibles et des forts, des pauvres d’esprit et des riches d’esprit, des ignorants et des gens qui savent. Il y a des hommes qui pensent et des hommes qui sentent ; les premiers sont conscients et responsables, les autres sont inconscients et irresponsables. Les uns agissent par raison, délibérativement, d’acquis réflexuel, de potentialité délibérative et déterminante; les autres agissent par instincts, plexuellement, d’impulsive sexualité.
Les uns seront toujours les maîtres, les autres seront toujours les esclaves. Entre eux, il y aura toujours lutte; car, tous sont combatifs-combattants. Les maîtres aspirent, les esclaves soupirent, les com* battants respirent. Celui qui, par acquis-savoir et par conquis-pouvoir, s’isole d’eux et s'en détache ... et, indépendant, s’élève et plane au-dessus d’eux, les inspire.
Mais pour le pouvoir, il le faut savoir,... il faut pouvoir et savoir vouloir. Or, la volonté appliquées l’absurde, c’est le chaos, c’est la démence. Prendre le .moyen pour la fin, c’est l’absurde! Car, l'Homme , dit
la Cosmosophie , est par ce qu'il sait, et non par ce qu'il a. Ce qu’il a est bien des autres; ce qu’il sait, est autonomique Entité. Usurper, ce n’est point acquérir. Régner, dominer par inspir inspiré, s’affranchir et s’isoler par savoir-acquis, par pouvoir-conquis, pour asservir, exploiter et maintenir les autres dans l’ignorance, c’est l'absurde. Apprendre, savoir, et ne point enseigner, éclairer; absorber et ne point rayonner; c’est l’absurde. — Et, c’est à ces signes que vous les reconnaîtrez, lorsque vous voudrez discerner entre les religiosateurs et les religions, entre l’Ecclésiaste et le Cosmosophe.
Pour s’asservir la multitude, pour régner, dominer, à seule fin de pressurer et d’exploiter, pour avoir les biens de la terre, et non pour être le bienfaiteur des Hommes, 1’ (( Ecclésiastisme » a frappé d’anathème tout ce qu’il y a de principes potentiels dans l’homme. Il a classé comme vices, non point l’abus, soit par excès soit par privation, mais l’exercice même de nos initiales facultés d’être et de devenir, nos instincts basiques, initiatoires à l’existence; notre auto-manifestation auto-affirmative auto-expressive. Il a inventé les sept péchés capitaux. Il les a imposés dogmatiquement, nous les a inculqués éducativement, et, de virus d’ignorance, nous a contaminés ataviquement. Il a provoqué et promu le « Remords ». Il a dénaturé ainsi artificiellement,... artificieusement,.., notre naturelle forme et nombre vibratoire, par infusion de percussions et répercussions dissolvantes, discordantes, paralysantes, atrophiantes. Il nous a châtrés et estropiés dans toutes les puissances de notre être,, dans toutes nos facultés de devenir.
Nous avons déjà essayé de réhabiliter en votre
esprit l’Egoïsme, l’instinct de l’auto-conservation. C’est par le nom de péché originel qu’il Ta caractérisé; il l’a nommé <( Avarice ». En cela, comme en toutes choses, il a généralisé par ignorance voulue, par manque de savoir analyser et discerner. — C'est l'abus seul qui est un ma/, abus par excès, abus par privation; l'usage de toutes nos forces , de toutes nos formes et nombres d’être et de devenir, est légitime. Par la loi qui régit tout le Cosmos, par l’inconcevable Inconnu, par l’ineffable Législateur, l’usage de nos forces et de nos facultés n’est pas seulement un droit; cest le devoir d'être et de devenir . En mesurer et délimiter l'exercice, seul, est abus.
Nous avons essayé déjà de vous faire comprendre, que, l’instinct d’auto-reproduction, par voies et moyens naturels, n’est pas seulement un droit, mais un devoir imposé par la Loi de la Continuation de l’espèce; afin d’entretenir et de renouveler l’outillage d’Instrumentalité fonctionnelle, par laquelle l’Astaroth incarné sur cette Terre s’auto-manifeste dans la vie de relation physique, son principal, sinon son unique moyen; et, certes, sa plus belle et sa plus large voie d’épanouissement et d’être.
L’Écclésiastisme Ta réglementé, blasphémé et presque interdit, sous le nom de péché de « luxure )>. Certes, ici, comme partout, si l’usage est légitime et salutaire, l’abus est un mal. L'abus par privation autant que l'abus par excès. — Ce ne sera point proscrire ni réglementer l’Amour, que fera le Cosmosophe. La liberté la plus absolue est sa véritable essence d'être, son unique naturel moyen d’être, par voie de sélection inconsciente ou consciente. De par
le droit de libre Auto-possession, de par le devoir de libre disposition de Soi, en unité isolée ou en binaire complété, en conjonctive mutualité.
En dehors et au-dessous de cela, il n’y a que servage et prostitution ; et, c'est un crime de lèsehumanité, de lèse-divinité en l’Homme, que d’établir, de promulguer et d’inculquer dans l’esprit, que l'Amour est un péché; que , l'organisme génital est une honte. — Pourquoi et comment le serait-il plus que tout autre organisme adéquat à la vie fonctionnelle de relation physique, à l’exercice de toute autre Aptitude et Capacité, ou Fonction du Corps de terre, sur la Terre ?
... Parce que si l’on tient l’homme ainsi par les racines, les ramifications initiales mêmes de son être et de son devenir terrestre, on le mène où l’on veut, on l’asservit comme on veut, on l’exploite et on le pressure tant que faire se peut.
Parlons maintenant du troisième attentat perpétré contre l’inviolable intégrité de l’être et du devenir, contre le principe potentiel expansif et rayonnant luimême, le péché capital de l’Orgueil. — C’est, avec les deux précédents, le joug de l’asservissement en ternaire, imposé aux esclaves ignorants, par ceux qui savaient et ont ignoblement profané leur pouvoir, en prostituant leur Savoir. C’est la pierre d’achoppement sur la voie du devenir; c’est la meule d’écrasement et de submergement sur la tête et au cou de tout être ; l’anéantissement de toute laculté d’aspiration inspirée. L’orgueil, c’est l’usage de la raison. L’orgueil, c’est l’insoumission au dogme, l'indis-
cipline dans l’Eglise, la révolte contre les pratiques du rituel. Il est satanique, car il est lucifère ; il projette des lueurs de clarté dans les ténèbres de l’ignorance.
L’Orgueil, c’est quelquefois abus, par excès de Foi en Soi, de respect de Soi. Mais, s’il affirme des prétentions qu’il peut justifier par acte, ascendant
moral de logique rationnelle, . ce n’est pas un vice;
c’est une vertu; ce n’est pas un défaut, c’est une faculté; — et, la fausse modestie, en ce cas, l’humilité, n’est que le vice honteux de l’hypocrite impuissance. . . Et, s’il ne peut point justifier ses prétentions, il n’est points orgueil», il n’est que ((sottise».,.. On l’apprécie à sa juste valeur; on lève les épaules et on passe. C’est simplement une impuissance, qui, ne pouvant être, s’évertue à paraître. Tout Etre, comme toute chose, fait ce qu’il peut, fait comme il est.
L’« Envie » n’est souvent qu’une bassesse, signe caractéristique d un degré évolutionnel relativement inférieur. C’est la conscience de son impuissance. Elle est, donc, une faiblesse humaine relative; ce n’est ni ne peut être un délit « per se ». On jalouse le pouvoir et le savoir des autres; et. de là, par un pas de plus, on passe à l’esprit d’émulation. L'Envie n’est un vice qu’il faut décontenancer, que lorsqu’elle a recours à la calomnie, à la diffamation, au dénigrement de tout ce qui lui est supérieur, et, que, comme la limace, elle laisse sa trace de crasse partout où elle passe. Elle est, du reste, le naturel produit et le couronnement de toute médiocrité démagogique ;
qui, elle, d’ailleurs, n est que la légitime protestation, la naturelle révolte de l’anarchie individuelle contre la tyrannie oligarchique ou monarchique.
Le péché de « Gourmandise a été inventé par de fins gastronomes, pour... imposer le jeûne aux autres. C’est la pierre angulaire de tout mysticisme, qui dégénère vite et naturellement en gâtisme, voire, en Sadisme et en Satanisme.
L’estomac, à lui seul, est de taille à corriger ces excès, qui ne sont un danger que par l’ignorance où Ion tient l’Humanité.
La Colère est une maladie ; ce ne peut être un péché. La colère n’est qu’une naturelle et irrésistible impulsion subie par excès d’irritation sensitive de l’organisme physique, et, venant soit du dedans soit du dehors. Il faut ou changer le milieu ambiant, ou voir à administrer des calmants, des amortissants.
11 en est de même de la « Paresse ». Le corps peut manquer de ressort, soit par affaissement, épuisement nerveux, ou autrement. L’esprit n'en est pas moins toujours également actif, dans la mesure même de son intensité vibratoire acquise ; c’est-àdire, de sod degré d’évolution.
Mais si l’on n’enseigne pas à l’Esprit ce qu’il est; ce quec’est que son Corps, et, comment, rationnellement, selon les lois cosmosophiques, on s’en affranchit et
l’on s’en sert; comment peut-on lui imputer à crime d’en être l’esclave ?
Et ceci nous amène à vous parler du Dogme de l’Expiation. Vous avez pénétré maintenant assez avant dans le développement analytique et la Loi Cosmosophique, pour être ouvert à la Compréhension de ce fait, qu’il n’y a pas, qu’il ne peutpas y avoir Expiation .... Parce que, tout est et s'accomplit selon la mathématique des Lois , et que cela seul est justice ; parce que l'homme ne fait que selon ce quil est.., et selon ce qu'il sait; aucun pouvoir-Conquis ne pouvant dériver de l’Ignorance, qui, seule, est le non-être. Parce qu’il ne peut y avoir responsabilité, donc coercition, là où il n’y a point complète liberté avec pleine et entière connaissance de cause et d’effet. Parce que la Loi est Justice , e/, la Justice est Loi. C’est là un axiome de principe cosmosophique, et, dans la mesure du connaissable et du connu, (donc toujours relativement), on peut le considérer comme absolu, « c’est-à-dire, éternel et universel : « Nul n'est responsable de soi qu envers soi. )>
Evidemment, au point de vue de la réalisation et de l’adaptation du gouvernement hiérarchique — et de soi-même et par soi-même, — des collectivités, voire, de toute Humanité ; au point de vue religiosocosmosophique de la science « atlantide )) appliquée à ce gouvernement de soi et des autres ; plus, en réellepratique Sociologie, on se rapprochera de ce principe, plus on élèvera son idéal.
RÉFLEXUALITÉ
Nous allons essayer maintenant d’analyser la (( Réflexualité ». Rappelez-vous que nous avons déjà posé en principe que « Rien ri est que ce qui s automanifeste », et, que, partant, toute chose et tout être s auto-manifeste tel quil est. Attendu qu’il est évident que l’on est « soi », et non le « non-moi ».
Nous avons dit également que l’auto-manifestation procède auto-affirmativement et auto-expressivement ; donc, que, l'Homme, — étant un Vibrateur-expansifrayonnant, — s’auto-affirme en caloréfiant et s’autoexprime en luminiférant. Nous allons essayer maintenant de vous expliquer la raison d'être et les voies et moyens d’être et de devenir des phénomènes que nous connaissons sous le nom de « Chaleur » et de (( Lumière ».
Toutes choses et tous êtres, en vibrant, projettent autour d’eux des ondes vibratoires concentriques. Dans le domaine du pondérable, c’est-à-dire, entre êtres et
choses incarnés dans le physique, la forme terrestre, ces ondes vibratoires concentriques, dont la portée à distance se détermine par l’intensité vibratoire;... l’Energie de Vitalité, en venant du dehors frapper notre épiderme, produit sur notre corps une sensation de chaud, si son intensité vibratoire au contact est plus forte que la nôtre, et, une sensation de froid si elle est moindre. Car, alors, elle est extractive. Ce sont sensations de Feu, d’Expansion.
Lorsqu’au contraire, elles ne frappent que notre œil, ce sont sensations de lumière, de rayonnement, ou, notre oreille, sensations de sonorité, etc., etc. Lorsque les vibrations de Feu, ainsi senties, sont d’intensité auto-affirmative, de nature à s’imposer à nous, à modifier notre forme et nombre vibratoire individuel, en vertu de la Loi, — ou de l’instinct, — de Tauto-conservation, nous nous polarisons négativement, défensivement, et, par contraction, en absorbance, nous générons du froid. C’est ainsi que toute condensation moléculaire des corps est réfrigérante, et, que, l’eau transmuant en glace, par exemple, promeut des sensations de froid. L’instinct de Dèfen sivité procède pareillement contre l’invasion d’une lumière trop soudaine, trop intense; nous fermons les paupières, et, ainsi, nous faisons les ténèbres en nous. Au contraire, lorsque notre intensité est la plus forte, la plus dominante, nous sommes polarisés agressivement, positivement. Mais, froid ou chaud , obscurité ou lumière , sont sensations relatives d'un centre expansif rayonnant à un autre: et, c’est à tort qu’on dit « fluide calorique », « fluide lumineux » ; ce sont des vibrations, ce ne sont pas des choses.
Cela nous fait comprendre que la première mani-
festation de la vie, c’est la chaleur ; attendu qu’elle est auto-manifestation pénétrante pourl’Autrui. Et, également, vous comprenez, dés lors, que, dans la lutte éternelle et universelle pour la vie, pour être et devenir, entre êtres et choses, la combativité est bi-polaire, offensive et défensive. L’instinct de la conservation de soi, suivant l’éternelle et universelle Loi, oppose donc légitimement la ruse à la violence : La ruse, le mensonge, la duplicité, c’est la force du faible, son aveu d’impuissance. On les appelle « vices » en bloc *, mais, pour auto-défense, ce sont moyens légitimes. Ils ne deviennent illégitimes que par abus -, c’est-à-dire, comme moyens agressifs.
Les sensations du froid et de la chaleur étant phé^ nomènes d’expansion et de contraction de la matière, sont, par conséquent, bien plus, pour ne pas dire exclusivement, d’ordre pondérable (terrestre), et, naturellement, ne persistent guère dans l’ordre d’existence astrale ou impondérable.
Leur équivalent dans l’ordre de vie ou d’autoexpansivité astrale, c’est l 'Emanence, attrayante ou répugnante, attractive ou répulsive, des odeurs , émissions sut generis des Entités astrales. Après le sens du tact, c’est-à-dire de la sensibilité au chaud et au froid, la deuxième sensation en ordre de développement organique sériel physique, c’est (( YOdorat . » C’est le sens semi-matériel, semi-spirituel. C’est de tous, celui dont la sensibilité est la plus délicate, dont la portée est la plus étendue; c’est, tout étrange que cela puisse paraître, celui qui est le plus développé dans les animaux et certaines plantes; c’est, la seconde, ou mieux, la double, vue animale. C’est, d'ailleurs, ce qui explique l’intensité expansive des odeurs, des excré-
ments et des choses qui se décomposent en putréfaction ou par combustion (i).
La bonne comme la mauvaise odeur, agréable ou répugnante, ce sont les vibrations d’âme qui émanent. C'est cela également ce qu’on nomme « odeurs de sainteté », odeurs sexuelles, etc... C’est l’Emanence expansive astrale, la « Sivara )) des Bouddhistes, Swara , la <( Suée )). L’odeur d’un être ou d’une choseest déterminée par uneintensité vibratoire astrale, soit d’état, soit d’émotion, soit de rut sexuel, etc., etc.
La nature d’un être ou d’une chose, son individualité, s’auto-exprime par ses formes, ses dimensions, ses lignes, ses couleurs, sa rayonnance physique ou astrale. Ce rayonnement frappe notre vue ou nos autres sens, et illumine notre être, qui en reçoit des impressions, froides ou chaudes. Ces émotions, par ce dont elles ne nous émeuvent pas, sont des perceptions; l’Organisme physique les reçoit, les enregistre, les compare entre elles, les classe, les coordonne, de même que les sensations. Il en est de même des sons, qui, — à part ce qui est d’ordre mélodique et harmonique. donc sensationnel, — sont des impressions transmises par la vibration de l’air; donc, des perceptions qu’également l’organisme physique reçoit, enregistre, compare entre elles, classe et coordonne. Les Saveurs sont d’ordre exclusivement physique.
Chacun de nos cinq sens, les uns plus, les autres moins, sont, donc, Organes de perception en même
(1) Il y aurait toute une « Etude psychométrique » à faire en examinant, classant et coordonnant, la * Gamme des Odeurs » ; et, ensuite, en soumettant tout Etre et toute Chose à cette pierre, de-touche, afin de constater quelles sont les a tonalités aromatiques » agréables ou désagréables à telle ou telle personne, etc. (Loi des inhalaisons et des exhalaisons congénères).
temps qu’Organes de sensation. Toutes sensations sont d’ordre moral ; émeuvent, troublent et modifient, continuellement nos formes et nombres vibratoires. Toutes perceptions sont d’ordre mental, mathématique, mécanique; augmentent et intensifient nos formes et nombres vibratoires. Le Mental se développe en Savoir , le Moral s'amplifie en Pouvoir. De ces deux, — par comparaison avec le non-moi ambiant, — procède, involue et s’évolue la Conscience de Soi.
Tout savoir-acquis est donc d'ordre mental ; tout pouvoir-conquis est donc d'ordre moral. Dans la genèse de l’évolution de l’homme, dans et par son milieu ambiant, son involution en lui-même (la Connaissance de Soi par prise de contact et lutte avec le Non- Moi), le Moral, c’est-à-dire, tout ce qui est d'ordre émotionnel, envahit et absorbe le Mental ; c'est-à-dire, tout ce qui est d’ordre intellectuel. C’est l'animalité qui prédomine presque exclusivement.
L’Homme, avons-nous dit, — V « Astaroth », — d’abord lutte contre les éléments. C’est dans et par cette lutte, dans ^ét par les souffrances qu elle lui impose, qu’il devient sociable, et, par plus intime contact avec ses semblables, développe sa première conscience de Soi par ses premières connaissances au sujet de l’être et du devenir des «Autres». C’est ainsi qu’il est amené à entrer en lutte contre ses semblables.
Et, c’est dans et par cette lutte, sous ses mille aspects différents, qu’il acquiert son savoir et conquiert son individuel pouvoir. Et, c’est ainsi, que, peu à peu, son Intellectualité, qui est sa force, devient consciente de son Emotionnalité, qui constitue sa relative faiblesse, son manque d’adéquat pouvoir.
C’est, alors et ainsi, qu’il est amené à entamer lai lutte avec lui-même. C’est de là que commence son humanité. L’homme prend alors date sur l’échelle évolutive comme être autonome, auto-conscient. En effet, avant infusion dans les profondeurs de son être, de ce jet de lumière sur ses voies et moyens de devenir, son <( conquis-pouvoir » existe dans toute sa plénitude. Mais, son « acquis-savoir » n’a point apprisencore pourquoi il lui a été dévolu par la Loi de son Etre, et comment il peut s’en servir, d’abord égoïstement, ensuite altruistiquement, selon la loi de son devenir.
Nous vous avons déjà exposé l’arbre généalogique de la Loi auto-conservatrice de l’être, en vous démontrant comment l’Egoïsme génère l’Altruisme. Or, cet arbre généalogique porte en soi la loi expansive detoutson devenir ; d’abord, par germination; ensuite, par croissance et épanouissement en ramure et en feuillage ; plus tard, par efflorescence, en émission d’effluves-attractifs d’actes magnatiques de « Sexualité-conjonctive-astrale »,.... qui constitue l’homme chef d'école, foyer illuminant, meneur protectif et guide conducteur des autres; et, autour desquels les masses inférieures, moins avancées en évolution, se concrètent et s’agglomèrent, comme, dans un essaim, les abeilles autour de la reine-mère. Enfin, évoluant encore, évoluant toujours, l’Homme entre dans sa période de fructification. Non-seulement éclatent les capsules de sa graine de savoir, qui, chacune, portent toutes des Possibilités, des Potentialités, d’ être et de devenir nouveau; mais, elles les projettent autour de lui ; et, elles, à leur tour, prennent pied, germent et croissent autour de lui, sous son égide, en
et par lui, avec lui. Il est, dés lors, Réformateur , messie de la bonne nouvelle, lumière qui naît dans les ténèbres.
Et c’est pourquoi et comment il est dés lors exalté au-dessus des autres et les domine de tout son réel « pouvoir-conquis ». Pouvoir expansif et rayonnant; potentialité calorifère et luminifére, qui l’institue de fait, par lui-même, libre et indépendant, Prêtre-Roi, maître et tyran bienfaisant. Et, c’est également ainsi que dans son exaltation il est et doit rester un « Solitaire)). Mais, sa solitude n’est, et ne peut être ainsi, de 1’ « Isolement ». Au contraire, par ses racines comme par ses branches, par sa terre comme par son air, par son « AR » comme par son « OTH », de même que par sa bi-pclarité d’hermétiste auto-conscient, par son Eau plastique et par son Feu expansif, par son « AS » comme par son « AT )>, il est en communion intime, générateur avec ce qu’il génère, réformateur avec ce qu’il réforme, arbre avec ses fruits qui deviennent ses rejetons, maître avec ses disciples qui deviennent ses nourriciers.
C’est ce lien d’indissoluble relation qu’on a mal compris, lorsque, par malentendu de la chose, on a promulgué le mot faux, que, « l'Initié tue (en l’absorbant) l'Initiateur ». Jamais Initié réel, jamais Initiateur vrai, l’un dans toute la puissance de son savoir, l’autre dans toute la connaissance de son pouvoir, n’auraient pu dire pareille absurdité. Ce sont les demi-savants, les pseudo-puissants qui l’ont inventée
En effet. « qui donne prend, qui prend donne. » C’est un pauvre maître d’école, que, celui, qui, enseignant, ne croit plus devoir, ne croit plus pouvoir rien apprendre, même du dernier de ses disciples ; comme c’est un
triste disciple, que, celui, qui, apprenant, est impuissant, est ignorant, à ne plus rien pouvoir ni devoir enseigner, même au plus exalté, au plus réalisateur,
au plus adaptif, . au Trismégiste, au suprême et en
tierce potentialité des maîtres. Et, si nous vous parlons de ces choses, aujourd’hui, à l’effet d’ouvrir votre auto-conscience à la réalité d’un clair et net entendement du (( Comment » et du « Pourquoi » de l’être et du devenir dans tout son avenir, c’est que nous sommes conscients nous-mêmes, du fait que vous êtes arrivés à maturité pour sa pleine et lucide conception. Vous avez senti, avant ce jour, au moins dans un vague discernement, vous saurez aujourd’hui» qu’ici, dans ce cercle cosmosophique, tous, maître et disciples, nous constituons, esprits, âmes et corps, sexuellement, plexuellement et réflexuellement, un tout indissoluble et solidaire, auto-conservatit, autoreproductif, en Asatar — O TH d' enseignement mutuel. Et, que, notre inlusion est effusive. Et, quelle est hermétique bi-polaire, d’ordre sensatif autant que d’ôrdre perceptif; d’ordre magnatique autant que d’ordre extériorisant: dans ses rapports de relation. Qui dit (( cercle )) dit circuit-circulatoire : Magnatiquement, comme verbalement, nous nous écoulons, nous nous infusons, en vous; comme vous, vous vous écoulez, vous vous effusez, en nous. Et, inversement, réciproquement, la rayonnance périphérale se reflète et se réfracte dans le foyer d’expansion central : vous vous infusez en nous, nous nous effusons en vous.
Vous comprendrez, dès lors, ce qui nous reste à dire, pour conclure aujourd’hui notre premier exposé de la Réflexualité fondamentale ou Initiale. Nous vous disions plus haut que l’homme entre en lutte
avec lui-même, du moment qu’il devient auto-conscient du fait que son Emotionnalité constitue sa faiblesse relative vis-à-vis des autres, par son manque d’adéquat pouvoir sur lui-même. Par sa Plexualité s’infusant dans sa Réflexualité, son Emotionnalité aveugle et passionne sa Cérébration : par son impulsivité non raisonnée, non dominée et contrôlée, il n’es;, en somme, que le jouet des autres, la proie de sa destinée ; un meneur mené, au lieu d’un meneur menant, Et, c’est, alors et ainsi, que, par réaction contre lui-même, il se dompte, se domine et se contrôle, se maîtrise lui-même ; et, que sa Volonté s’intensibe en auto-conscience, s'émancipe du corps, se libère, et se rend indépendante de son Emotionnalité ; devient vraiment et réellement Volition effective .
Or, et nous y appelons toute votre attention, toute votre faculté de discernement, c’est .ici, que, dans son évolution-involutive, l’esprit rencontre la grande pierre d’achoppement. C'est, d’ailleurs, ici, le point de bifurcation, où, dans sa direction tendancielle, notre enseignement ccsmosophique se différencie, se sépare de tous dogmes et enseignements théologiques et théosophiques ; de l’Orientalisme, comme de tout TEcclésiastisme.
L’Orientalisme procède par illusionnement, par fascination de charmes attractifs, par ce qu’on appelle le Yoghi, les pouvoirs du ventre, les merveilles de la potentialité humaine. Au moyen de pratiques d’ascétisme, en affaiblissant le corps physique, jusqu’à le réduire à l’état de guenille organique, on libère le corps astral et impondérable, et, dans cette impuissance vitale, cette semi-mort organique, on opère
les tours de force connus, les merveilles de la mystique extase.
L'Ecclésiastisme, au contraire, mieux avisé, par ses dogmes, son rituel, s’asservit les esprits, et, à peine, mène le corps en laisse. Tous les abus d’excès et de privation se réglant en un facile compte de pénitence, toujours asservissante, après confesse. Mais, c’est là, — ou bien, ne s’esquiver de la difficulté que par l’évasion en tangente, en extase stérile, — ou tien, tuer le germe vital dans le noyau, en conservant la pulpe, en stérilisation, pour asservissement de la Raison ; donc, du Savoir et du pouvoir spirituel.
Il s’agit de passer entre cet écueil et cet abîme. Le Cosmosophe cultive et entretient son organisme physique, sa plexualité sexuelle, en bon état de sain, sobre, mais plein, épanouissement, en complète et large faculté de fonctionnement. Et, la dompte, et la mène, la maîtrise et « se l’asservit tout de même ». A fort et bon cavalier , vigoureuse et bonne jument ».