‹ Vingt-quatre cours introductoires-préparatoires aux "Principes et éléments de cosmosophie" en analyse de la nature dans l'homme et en synthèse de l'homme dans la natureChapitre 6 sur 15 · SPIRITUALITÉ · texte numérisé non relu

SPIRITUALITÉ

(Suite)

Les (( impressions subies » par l’organisme physique, soit sous l’impulsion du corps astral, instrument fonctionnel direct du Vibrateur expansif rayonnant, qui est l’Asatar, l’Esprit ; soit sous la percussion •vibratoire du « non-moi », êtres et choses du milieu •ambiant, s’enregistrent et se conservent par modification des formes et nombres vibratoires du corps physique, fonctionnel instrument. D’abord, ce.lles qui constituent ce que l’on appelle notre Mentalité, dans l’organisme cérébral, dépositaire de notre acquis savoir; ensuite, celles qui sont d’Ordre Moral, émotions et promotions, dans les ganglions et les réseaux du plexus solaire, dispensaire de notre physique conquis-pouvoir.

L’état vibratoire de notre organisme physique, ainsi, en permanente voie de modification, réagit au fur et à mesure des impressions subies, sur l’état vibratoirfe de notre organisme métaphysique, et en modifie de même, plus ou moins, les formes et nombres vibratoires. De cette réaction pondérable sur

l’impondérable procède notre progrès en voie involutive; c'est-à-dire, en savoir et en pouvoir spirituel, Et, de l’inverse réaction de l'impondérable sur le pondérable, procède notre progrès en voie évolutive; c’est-à-dire, en organiques et fonctionnels moyens, voies d’enquêtes nouvelles vers nouveau savoir à acquérir, vers nouveau pouvoir à conquérir.

Il en résulte, comme conséquence, que, pendant le laps de temps de la physique existence, de la naissance à la mort, si brève soit-elle, si peu remarquable paraisse-t-elle, l’Astaroth se modifie et progresse: procède à formes et nombres involutionnels et évolutionnels nouveaux. C’est cet acquis-savoir, ce conquis-pouvoir, des existences antérieures qu’apporte en s’incarnant à nouveau, l’Asatar, dans son instrument fonctionnel nouveau, et qui lui permet, de plusen plus et dès son séjour dans le flanc de la femme, de s’adapter aux fonctionnalités physiques et ataviques de la forme nouvelle qu’il prend, dont il s’enveloppe et qu’il imprègne; et, même, au fur et à mesure de son degré de progression, de réagir contre les normales pondérations du pondérable. C’est ainsi que s’expliquent tout d’abord les (( envies * de femmes enceintes, et les impressions ou marques de naissance, etc.

C’est, ensuite et également, ainsi, que s’expliquent comme normale et rationnelle résultante, d’une part,, nos idées innées, d’autre part, nos intuitions, intimeslumières de savoir et.de pouvoir, qui sont et constituent la somme de ce pré-natal savoir-acquis et pouvoir-conquis, qui détermine la <( personnalité; individuelle )), laquelle relève de l’Asataroth, et le différencie de 1’ « individualité personnelle », qui*.

elle, relève de l’Organisme physique, de 1’ « Oth ». Les intuitions, les idées innées, sont, donc, la science et la puissance abstraite de nos expériences, de nos mémoires physiques, de luttes et de souffrances, d’actions et de réactions physiques ; soit sur ce globe, soit sur d’autres corps stellaires.

Il vous sera facile de comprendre maintenant, de quelle façon s’établit l 'analyse psychométrique des différentes valeurs des facultés morales et mentales de l’homme, selon les degrés successifs d’évolution involuante et d’involution évoluante, auquel l’homme en progression continue, permanente, arrive et parvient*.

En premier lieu, éternelle et universelle déterminante, depuis l’instant de la différenciation de la masse massive divine ou chaotique, — l’Inconnu. . .; depuis qu’il est devenu, infinitésimal, être individualisé, principe potentiel, il est. Il s’auto-manifeste ; donc, s’auto-affirme et s’auto-exprime. C’est cette Vitalité que nous nommons « Sexualité )), et, — dont, par l’instinct de l’auto-conservation, pour persistance d’identité, nous avons vu évoluer et involuer 1 égoïsme. Celui-ci, de phases en phases,, progresse vers l’Altruisme. Sa caractéristique, c’est, par actions et réactions intensifiantes, sa croissance et son développement, sa force et sa puissance , en vitale-vibratoire , expansive et rayonnante intensité . Or, c’est dans cette voie, nous l’avons dit, que, d’affinités en tendances, d’instincts en inclinations et désirs, se développe et s’intensifie la Volonté; d’abord aveugle et impulsive, puis, auto-consciente, auto-raisonnée, auto-maîtrisante. Voilà pour l’auto-manifestation auto-affirmative.

Pour l’auto-manifestation auto-expressive, mainte-

nant : Nous l'avons dit, pour qu'un principe (en potentiel) puisse s' auto-manif ester auto- affirmativement , il faut quil soit en conjonction intime et indissoluble avec un Elément de substance (Eau). Intime, disonsnous; parce que ce n’est qu’ainsi, avec cela et par cela, qu’il peut devenir et être; donc, s’auto-affïrmer, s’auto-manifester. Indissoluble, disons-nous; car, si cette union était dissoute, les deux, principe et élément, seraient anéantis; c’est-à-dire, cesseraient d’être différenciés, êtres ou choses, et rentreraient dans l’Inconnu, la masse massive chaotique. Serait-ce pour avoir à recommencer)..... A quoi bon, dés qu’il y a savoir-acquis, pouvoir-conquis) Non. Rien ne se perd dans la nature; il ne peut y avoir solution de continuité dans la persistance d’une Identité. L’admettre serait absurde; et, c’est ici encore qu'il y a différence de principe, bifurcation de tendances entre la Théosophie, l’Esotérisme bouddhique et notre Cosmoso phie. De cette union intime et indissoluble entre 1’ « As » et Y « At », entre le principe potentiel et l’élément essentiel, entre l’énergie et la substance, résulte l’Auto-manifestation, auto-expressive par le médium conjonctuel affînitésiel , 1’ « Ar »; la Vibration, raison d’être et moyen d’être de tout mouvement. Nous vous avons dit pourquoi et comment : C’est que la Vibration détermine la Polarisation, l'expression sexuelle, qui est Y Amour dans ses deux formes, attraction et sympathie, répulsion et antipathie, (qu’on appelle, si elle est passionnelle, a Haine »).

L’auto-manifestation auto-expressive génère, ainsi, la bi-polarité de la sexualité, par l’instinct de l’Autoreproduction; d’où, la tendance à la cohabitation, le foyer, la famille, et, par extension, la tribu, leclaD, la

patrie, la race et l'humanité. C’est l’évolution et Pinévolution parallèles à l’Egoïsme, l’un réagissant sur l’autre, l’un le correcteur progressif de l’autre. Ici et maintenant, vous comprendrez, que, la différence que nous avons dû établir, par procédé d’analyse, en synthèse d’être ou de chose, n’existe pas, entre l’autoaffirmation et l’auto-expression. De par l’instinct, indissoluble union entre la force et la matière, l’autoaffïrmation mâle est toujours auto-expression femelle, l’auto-expression est toujours auto-affirmative. C’est la bi-polarité de l’auto-manifestation ; c’est-à-dire, de l’Existence de l’Etre.

De cette Sexualité bi-polaire en Egoïsme et en Amour, en expansion du Moi, et en influence impressionnante du Non-Moi, — d’ailleurs, en union intime et indissoluble également, — que nous ne différencions que pour nos besoins de l’analyse, — résulte, donc, la Plexualité ; c’est-à-dire, la plasticité organique, mutable, apte à s’émouvoir, apte à promouvoir, apte à concevoir, apte à pouvoir. — Et, d’elle, — d’eux-deux, — procèdent toutes nos sensations, tous nos sentiments, toutes nos forces, nos aptitudes et nos capacités, soit de réalisation ou d’adaptation, soit d’appréhension ou de compréhension.

Nous vous avons analysé en exposé les « sept péchés capitaux ». Vous pouvez, d’après ces données et dans les mêmes portées, analyser les sept vertus théologales, et, généralement, tous vices et vertus, qualités ou défauts. Ce sont, tous et toutes, automanifestations humaines , auto-affîrmations autoexpressives.

Vous comprendrez, donc, et concevrez nettement et clairement, que, le « Plexus solaire » est l’appa-

reil organique récepteur et transmetteur de toutesinfluences actionnelles ou réactionnelles, impressions ou émotions, reçues du non-moi ambiant, ou émises par le « Moi imprégnant )) ; c'est-à-dire, l’organisme astral, qu’anime et auquel est indissolublement lié 1’ (( Asatar » ; et, que, le cerveau n'en est qu’un prolongement adaptif ou appareil d’enregistrement ; un complément : La « Pensée » n’étant, en somme de nombre et en total de forme , qu.6, simplement, la Résultante conséquence de la « Pansée ».

Ceci, si nous sommes bien renseignés, est en contradiction flagrante avec les principes en genèse établis par la Biologie, qui considère le cerveau comme point de départ et morphogénérateur initial. Veuillez considérer que la Biologie est, comme science exacte, encore à l’état embryonnaire, et, qu’elle a le temps devant elle pour modifier ses premières conclusions erronées. Nous établissons la preuve de ce que nous enseignons, par le fait, que, toutes violentesémotions, provoquées soit de l’intérieur, soit de l’exté-' rieur, soit par les voies de sensations, soit par les sens ou organes de perceptions, qu’elles soient d’ordre impulsif ou d’ordre expulsif, toujours affectent les entrailles avant d'avoir leurs répercussions cérébrales , et font battre le cœur : tels que la joie, l’amour ou la haine, le plaisir ou la peine, etc... C’est ainsi que sont générés tous les premiers mouvements, dits impulsifs ou irréfléchis, qui poussent aux actes imprudents ou maladroits. Ce n’est que lorsque l’esprit, lame, l’Asataroth, est en pleine et entière possession maîtrisante du « Plexus solaire », — le siège de l’as-, tralité sixuelle, — et, de ce lien physique, dont il peut se servir comme bride et frein, — que l’homme

•devient de plus en plus Maître de Soi, Maître de ses destinées, Maître des Etres et des Choses de la Terre.

C’est ainsi et alors, que, Hermétiste, bi-polarisant ■en volition auto-consciente son sexuel-plexuel, sa plexualité-sexuelle, l’Homme dans la Nature devient réalisateur, et, par concoction de l’Aura-lumiêre, ou émanences « odiques )) et « otiques )) pondérables — •et impondérables, — le subtil et le grossier, — le libéré et le précipité du fluidique, — il peut devenir adaptif\ c’est-à-dire, « Alchimiste », — de « Al chamiah » : — As, la « science noire » ultra-intime, ultra-occulte.

L’appareil physique d’Enregistrement exerce diverses et successives fonctions de cérébration. — Au fur et à mesure que les impressions, soit du « Moi », soit du (( Non Moi », lui sont transmises, il en opère et effectue la comparaison. Celle-ci est d’abord d’ordre quantitatif pur et mathématique, et évolue ensuite en ordre qualitatif-pur : en comparaiso?i analogique. Après comparaison entre les impressions diverses et -successives reçues, il en opère le classement par cases ou dossiers, circonvolutions et localisations cérébrales spéciales. Et, c’est sur ces données basiques que peut et doit être établie une Science de Phrénologie bien comprise et bien élaborée, exacte et rationnelle. Après le classement distributif de tous les faits du savoir-acquis, (soit d’ordre intérieur ou d’ordre •extérieur), vient le travail ou la fonction de la Coordonation des Idées ; notions enregistrées; c’est-à-dire, remémorées.

Vous comprendrez facilement que ces diverses fonctions instrumentales de l’organisme cérébral s’opèrent sous l’impulsion directe de l’organe conjonctif

astral-physiaue, le Plexus solaire; par action et réaction, faculté potentielle de l’Asatar, d’Ot à Od, c’est-à-dire, d’organisme fluidique ou impondérable à organisme solidifié, accrétion concrète ou pondérable. — Et, cela, vibratoirement ; c’est-à-dire, par modifications fugitives ou permanentes de l’état plastique de plus en plus aifiné, adaptivement cristallisé, de la matière plexuelle, et, ensuite, de la matière cérébrale, quantitativement et qualitativement.

C’est de la Comparaison, du Classement et de la Coordination des Idées, que procèdent les deux méthodes de raisonnement en « modifications superposées », — si l’on peut se servir de ces termes : La méthode première ou inférieure dite mathématique et « déductive », et la méthode secondaire ou supérieure en ordre de développement analogique, dite« inductive ». Ces deux procédés de Réflexualité, simples réactions vibratoires ou renversements de polarité, là où elles sont évoluées en l’organisme, et que nous différencions pour nos besoins d’analyse, se développent organiquement et involuent en Savoiracquis et Pouvoir-conquis, — de Pansée à Pensée et de Pensée à Pansée, — parallèlement, plus ou moins, et conjointement ; donc, ri opèrent jamais isolément dans la Nature de l'Homme. Il y a toujours un composé déductif-inductif avec prédominance du déductif ou un composé d’inductif-déductif avecprédominance de l’inductif; ou, cette supérieure phase d’évolution, déductif-inductif équivalents en équilibi e . C’est-àdire, Esprit de Synthèse analytique et d’Analyse synthétique.

L’Instruméntalité fonctionnelle de l’organisme physique intervient ici en facteur déterminant, par

atavisme, d’un côté, ou, de l’autre ; « l’Astaroth » étant toujours équilibré en évolution et involution parallèles ; le «Savoir-acquis » étant la déterminante du Conquis-pouvoir spirituel.

Vous comprendrez, maintenant et ainsi, pourquoi et comment, dans le cours de notre présente introduction initiatoire aux principes cosmosophiques que nous vous enseignons, nous avons toujours procédé « synthétiquement par analyse »et« analytiquement par synthèse )).

Tout axiome d'ordre mathématique et d’ordre analogique est toujours d’ordre intuitif-rationnel, d’ordre inné; et, procède d’abstractions concrétées en synthèses, en suite de notions analytiques comparées et classées, coordonnées et généralisées, d’expériences vécues en des existences précédentes. C’est ainsi, que, selon la qualité et la quantité de son savoir axiomatique acquis, l’on peut apprécier de l’ancienneté d’un Esprit, dans un corps.

De cette ancienneté, — nombre d’existences véçues, — quantité et qualité d’expériences senties ou perçues, — procède le degré de Spiritualisation de l'Homme ; l’acquis-savoir tendant à dégager l’Esprit des liens asservissants et absorbants de la Matière, pour meilleur et progressif exercice de son conquispouvoir.

C’est sous ce jour, qu’en suprême couronnement de la structure morale-mentale de l’Homme, nous pouvons maintenant envisager les spirituelles et transcendantes facultés qui sont en sa Nature. Nous en ferons le sujet de notre dernier cours de l’étude de « la Nature dans l'Homme ».

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