‹ Vingt-quatre cours introductoires-préparatoires aux "Principes et éléments de cosmosophie" en analyse de la nature dans l'homme et en synthèse de l'homme dans la natureChapitre 7 sur 15 · SPIRITUALITÉ · texte numérisé non relu

SPIRITUALITÉ

(Suite)

Nous rappelons à votre souvenir, que nous avons dit, que, le Principe potentiel de tout être et de toute chose tend constamment à nouveau développement pour nouvel et progressif devenir, et, que, ce pouvoir-conquis de devenir procède du savoir-acquis de l’Etre. Il y a, donc, en nous un inné besoin d’apprendre, de savoir, une attirance de l’inconnu, un prestige du mystère de l’occulte; une aspiration permanente; soif, à jamais, jamais, désaltérée, de l’Infini. C’est la signature, la marque divine de notre origine. — C’est ce que nous désignons sous le nom de Religiosation.

Au fur et à mesure que cet angle d’incidence aspirationnelle s’ouvre réceptivement, par progression et développement, dans les mêmes proportions s’ouvrent, du haut, les voies et moyens émissifs, les sources de r Inspiration .

Nous vous avons dit, également, qu’en présence du développement bi-latéral de la faculté inductive-dé-

ductive, analytique-synthétisante, synthétique-analysante, en l’Asatar ou Esprit-âme, cependant, sous l’influence modifiante de l’Instrument fonctionnel et organique terrestre, cette double, bi-polaire ou bilatérale, faculté humaine d’analyse et de synthèse se trouvait ou en équilibre coopérant... ou défléchi; soit avec prédominance du déductif sur l’inductif, simple question organique d’ordre atavique, avons-nous dit. C’est, sous ce jour, avec ces données et dans leurs portées, que nous allons envisager maintenant les aptitudes spiritualisantes, scientifiques et artistiques, philosophiantes et religiosantes de l’Homme; c’està-dire, ces aptitudes qui sont d’ordre imaginatif, inventif, créatif, et se manifestent auto-affirmativement et auto-expressivement sous le contrôle des aptitudes d’ordre rationnel, logique, argumentatif; sous le « sens critique ». C’est de nos notions innées, tant d’ordre axiomatique que d’ordre intuitif, que celles-ci procèdent; et, c’est vers leur illumination (Inspiration par Aspiration) qu’elles procèdent. Elles demeurent, en tant que savoir-acquis ou pouvoir à conquérir, indépendantes des impressions, soit d’ordre sensationnel, soit d’ordre perceptif. Mais, elles demeurent également, en tant que pouvoir-acquis ou à acquérir et pour son exercice de réalisation et d’adaptation, indépendantes de l’organisme de sensation et de perception. Elles constituent ce qu’on appelle de l’Astaroth la « Croix azothique )), sur laquelle est superposée la (( Croix atharale éthérienne ». Celle-ci étant la croix initiatoire, celle-là est, donc, la croix préparatoire et introductoire.

Science et Art, Philosophie et Religion, c’est le quaternaire hermétique ou le Bipolaire. Imagination

-et Raison les gouvernent et les consolident. C’est pourquoi la (( Roue d’Iol » des Druides constitue un premier degré initiatoire sexuel, un idéogramme à six branches dont le centre n’est pas voilé, donc, est connu. C’est, d’ailleurs, ainsi que l’explique l’ordre de Kalad (d’où Kelte et Kaldéen), dont l’enseignement supérieur allait jusqu’à l’Architecture. D’où, par leur hermétique de « Hieram-as (Hermès), et, par leur Hiram, les maçons et la maçonnerie. De cette « Roue d’Iol » les rhunes procèdent.

Il y a donc, ainsi, un double Kalad : un Kalad masculin : Science, Philosophie, Raison, et un Kalad féminin : Art, Religion, Imagination. Deux sont d’ordre primatif, deux sont d’ordre potentiel et deux sont d’ordre aspir-inspirationnel. Ils constituent la supérieure Astaralité ou la Spiritualité. C’est le double Tri-un; c’est la sixualité supérieure. Ils déterminent la raison d’être et les moyens d’être des sciences occultes. La science de l’Imagination (des images), c’est l’Astrologie Kabbalistique ; c’est la sixualité supérieure, la Science du Feu. La Philosophie de la religion, c’est 1 Hermétisme; c’est la plexualité supérieure, la Science de l’Eau. La Raison (la rationnelle) de l’Art, c’est la Réflexualité supérieure; c’est l’Alchimie, la Science de l’Air (de la Lumière). C’est, ensemble, le nombre des formes, la science des « OTs » (sapfar-OT), la Science Supérieure de la Terre (i).

(i) Le lecteur ordinaire, — et non en future Sociologie averti, — •certes, aux paragraphes précédents oc N’y comprendra guère ». Cependant, nous n’avons pas voulu les supprimer. Nous ne savons pas ce que l’on enseigne en « Loge fermée » de Maçonnerie. Ce •que nous savons, c’est que les oc Adeptes-Initiés » en « Occultisme divulgué et couramment imprimé, » — qui suivent à la queuedeu-leu le Révérend père jésuite Kircher, qui fit de l’Occultisme

Il est évident, que, sous la poussée toujours grandis** santé du besoin de savoir et du désir de pouvoir, qur procède directement du Principe potentiel qui animel’Ame, ou le corps astral, et, par elle, le Corps azothique ou terrestre, l’évolution de cette sexualité supérieure commence dès la genèse de l’évolution de l’Identité persistante; par et avec son involution parallèle, équilatérale. Au point de vue simpliste, en analyse des voies et moyens de l’Homme, il y a science, donc savoir-acquis, dès que l'esprit a conçu: la notion de deux faits de choses ou de phénomènes, il y a pouvoir conquis d’êtres ou de lois, il y a « Imaginations », dés qu’il a fait erreur d’appréhension de ces faits par substitution d une image enregistrée à la perception ou à la sensation de l’autre. Il y a Art, dès qu’il cherche à copier, à imiter, donc, à reproduire l’une ou l’autre. Il y a Raison, dès qu’il a cherché à réagir, par son sens d’examen critique, contre l’erreur commise. Il y a Philosophie, dès qu’il a conçu la rationnelle, la raison d’être de sonerreur. Il y a Religion (religiosation), en suite de la philosophie de l’erreur, dès qu’il en a subi le charme ou la peur, l’impression du bien ou du mal. de la crainte ou de l’espoir.

Dans ces cours de Cosmosophie, nous nous sommes toujours bornés à suivre les voies et moyens initiatoires, par analyse synthétique des initiales; ne

rien que pour bien l'obnubiler, - - n’en savent rien-de-rien. Le « Prêtre » dit la « Messe », mais ne sait pas la faire. Le dignitaire « Rose Croix » ignore « Quand et comment » on « Crucifie la Rose »... Nous en avons exposé le <c Claviculaire » en notre « Doctrine Secrète ». Nous en avons élaborativement fait la « Dénudation » en nos « Principes et Eléments de Cosmosophie . » Cela suffit pour mettre le « Chercheur » devant la piste à suivre- S. U. Zanne.

nous embarquant jamais dans les « spécialismes », qui, du centre, mènent à la périphérie des terminales. Nous analysons et nous exposons des Lois Cosmogoniques dans leurs premières évolutions, leurs premières corrélations, leurs premiers rapports d’enchevêtrement; nous bornant à tâcher de vous mettre •bien, dès l’abord et au premier pas, sur la bonne piste. Ce sera, désormais, à vous, chacun dans la mesure de ses moyens, de la suivre par sa propre et personnelle voie. Nous vous engageons, d’abord, à confronter nos enseignements avec vos connaissances individuelles des Faits de Loi et de Phénomènes, et, ensuite, à en poursuivre l’application; c’est-à-dire, la .Réalisation et l’Adaptation.

Nous n’avons, donc, ici et pour terminer la première partie de nos Cours « Analyse de la Nature dans .l'Homme », qu’à considérer la Spiritualité humaine, x’est-à-dire, la Sixualité supérieure évolutionnelle et involutionnelle comme synthèse analysée. De par .l’exposé de sa genèse que nous venons de vous faire ventrevoir, vous aurez compris, que, surtout dans son .haut état de supérieur développement, la Sixualité .humaine constitue un Tout mental-moral , dont les six parties convergentes procèdent ensemble du même centre et mutuellement se contiennent et se déve- Joppent colatéralement, en mutuelle raison d’être; et, par mutuelles voies et moyens d’être, s’étendent et -s’intensifient.

Dans les supérieures régions du développement vévolutionnel-involutionnel humain, en effet, il n’y a plus de « Science » digne de ce nom, à moins qu elle -ne soit artistique-imaginative, (dans le sens créatif, -non imitatif), philosophique, rationnelle et religio-

santé. Il n’y a pas d’ (( Art », à moins qu’il ne soitscientifique, imaginatif, philosophique, religiosant et rationnel. Et, ce ne sont là que les deux inférieurs, les (( formatifs fécondants. » Il n’y a plus de « Philosophie )) digne de ce nom, à moins que, procédant de la science, elle ne soit rationnelle, artistique, imaginative et spirituelle. Et, ce sont là les deux supérieures, les potentialités fécondées. C’est de la sorte, ainsi que vous le voyez, qu’en suprême évolution, se dégage des inférieures conditionnalités d’être et de devenir, leur couronnement : la supériorité de la Fémininité sur la Masculinité. Et, cela, sousda rayonnante expansion de 1’ « As »-« Ar », de la raison imaginative créatrice, de l’imagination raisonnée? c’est-à-dire, soumise au sens critique de l’innée mathématique et analogique Logique.

Analysons cette synthèse : La science , proprement dite et isolément considérée, est et restera toujours confinée dans les registres inférieurs des voies et moyens de progrès humain. Car, son instrumentalité fonctionnelle, sa spécialité facultative, se borne à l’appréhension, par organes de sensation et de perception, des Faits de Choses, d’Etres et de Phénomènes. Elle ne peut être qu’expérimentale-empirique. C’est la pourvoyeuse des notions élémentaires, par contact médiat ou immédiat avec le « Moi » et avec le « Non-Moi ».

L'Art , proprement dit et isolément considéré, est et restera toujours confiné dans les réflecteurs inférieurs des voies et moyens de progrès humain; car,, son intrumentalité lonctionnelle, sa spécialité facultative, se borne, par organes de sensation et de perception, à la compréhension explicative, expressive^

de Faits et de Choses, d’Etres et de Phénomènes. II est le reproducteur reflexe en images copiées, imitées, par éléments d’annotation, par retouches du Moi et du Non-Moi.

Cet Art-là , il est convenu de le désigner sous le nom d’ « Industrie ». Il est constructif, déjà, — archite:tural, pictural, sculptural, décoratif, ornemental, etc., etc. — Mais, il relève surtout de talent, de savoir-faire, de tour de main, d'habileté professionnelle acquise. Et, comme tel, il a sa Technique , ses régies et méthodes conventionnelles, ses « trucs », ses secrets, ses « ficelles », etc. . . Mais, . . . parce que nonlibre, non-indépendant, parce que conventionnel ,... manquant d’envolée, il traîne l’aile.

La Science est donc le mâle, l’Art industriel, le femelle.

L’Art humain, génétique, dans toutes ses premières et diverses Manifestations, n’est que le rendement en quantité équivalente de l’acquis scientifique générateur humain. C’est le pouvoir de son Savoir. Elles comparent, trient : mais n’éliminent et n’ajoutent rien. Leur faculté fonctionnelle est mécanique, quoique discernante. Elles procèdent par observation, et, de reflets observés. Et, c’est ainsi qu’elles génèrent les premières notions du vrai et du faux, du bon et du mauvais, comparativement, rationnellement. .

En prenant de l’amplitude, en profondeur pénétrante et en extension de surface, par intensification de l’élémentaire Pouvoir, par l’élémentaire Savoir, la fonctionnalité lacultative de l’Entité persistante se développe et s’intensifie également. Le sens déductif, d’abord embryonnaire, s’élabore conjointement avec le rudimentaire sens inductif. L’esprit analyse et syn-

thétise. Dés lors, l’imaginatif superlatif, la faculté inventive-créatrice intervient. D’abord, en Religiosation. L’esprit projette dans l’au-delà de son (( Non- Moi » immédiat, par voie médiate, par intermédiaire comparatif du « non-moi » comme, un « Non-Moi- Soi «inconnu : une» Idée-Dieu». Il divinise. Et, cela en raison directe de l’ouverture grandissante de son compas moral-mental; dont la mesure d’arc s’étend avec l’expansion de son incidence encompassante. Son concept divin s’agrandit, s’étheréalise, se divinise, en raison directe de sa propre croissance en Savoir compréhensif-conceptif et en Pouvoir extensif-reproductif. Il religiose en vertu du Scientifique de son Art.

Ensuite, en philosophication : Ses concepts religiosants étant synthétiques, reproduits tout d’une pièce, en rendus complets, sa ratiocination intervient empiriquement, de savoir-acquis dans son pouvoirconquis. Et, l'analyse, le dissèque,... pour conceptivement-imaginativement le reconstituer. 11 déshabille son <( Idée-Dieu », la délie de ses premiers liens, ses langes d’enfance, pour lui donner de l’air de croissance, de la liberté d’expansion. La Religiosation ensuite, de nouveau, le projette en nouvelle et plus ample forme, traits et coloris d’auto-reproduction; en supérieur concept d'idée-Dieu, que la philosophication. à nouveau analyse, dissèque, déshabille, libère, émancipe. Et c'est là, le seul , le véritable, le divin Art humain.

Pour concept plus étendu, plus complet, plus supérieur encore.... Et, ainsi et ensuite, toujours et encore, à pénétration dans Y Inconnu par projection dans l’au-delà, du fini vers l’infini, du relatif vers 'absolu irréalisable;. . encore et toujours...

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