‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 11 sur 112 · NOTICE SUR JULES MOHL. XXI · texte numérisé non relu

NOTICE SUR JULES MOHL. XXI

presque simultanément deux mémoires sur les inscriptions dont l'on possédait alors le texte, grâce aux copies faites par Niebuhr durant son voyage en Perse et grâce aux copies de Schultz. Les résultats auxquels ils arrivèrent étâi^t presque identiques : il semble pourtant que de Bumouf vint l'idée de chercher dans ces inscriptions, non seulement des noms propres de rois comme Darius et Xerxès, mais aussi des noms géographiques, enparticu* lier ceux des provinces de l'empire de Darius, idée féconde qui devait donner la clef de toutes les autres difficultés. Les travaux des deux pionniers avaient restitué l'alphabet des inscriptions perses : il ne restait que quelques lettres douteuses, qui furent bientôt déterminées par Béer i Leipzig et par Jacquet à Paris. Il ne restait qu'une lettre à déterminer, ce qui fut fait par Rawlinson : la découverte de l'inhérence des voyelles ne fut faite que plus tard, parHmcks etOppert.

Le grand besoin alors, c'était une copie fidèle de textes nouveaux. Les papiers de Schultz fournirent les inscriptions deHamadan. Rich compléta celles de Persépolis. Mais le principal desideratum, c'était une copie exacte des inscriptions tiilingues de Behistun. Schultz, qui devait les copier, était mort. On savaitquele colonel Rawlinson possédait la copie de trois au moins des quatre colonnes, et dès 1840, Mohl exprimait l'espoir que cette copie serait immédiatement publiée pour satisfaire l'impatience des Orientalistes.

Cet espoir ne se réalisait pas, et nous voyons Mohl in-

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