XXII NOTICE SUR JULES HOHL
fatigablc à pénétrer ses amis de Paris ei d'ailleurs de la nécessité de rassembler de nouveaux matériaux. Dans son rapport de1843, il appelle l'attention sur la publication des cylindres orientaux de A. Cullimore, la première en ce genre^ et annonce une édition analogue qui se fait soub les auspices d'un savant français, Lajard, connu surtout par sesvastes recherches sur le culte de Mithra et qu'il ne faut pas confondre avec Sir Henry Layard, qui ne paraît en scène que plus tard. Il annonce la même année un autre événement bien plus important. Botta, consul de France à Mossoul, avait^ sur les conseils de Mohl» exécuté des fouilles à Ninive. c C'est surtout d'après ses indications^ dit M. Maui7, parlant au nom de l'Académie des Inscriptions, que Botta retrouvait les restes des palais des rois de Ninive. > Les premiers efforts do Botta furent admirabljament récompensés par la découverte de bas^reliefs et d'inscriptions assyriennes. Le gouvernement français, justement fier des découvertes de son consul, ne perdit pas de temps à s'assurer la possession des trésors qu'il avait trouvés. Mohl fit tout ce qu'il put pour persuader au gouvertioment de donner A Botta tous les secours qu'il demandait pour continuer ses explorations, et il pressait la Société Asiatique de publier tout ce que ses ressources lui permettaient des inscriptions nouvellement découvertes. Il se sentait alors plein de confiance et ne doutait p«is qu'après les progrès qu'avaient fhit fhire Buriiouf et Lasscn au déchiffrement des inscriptions du premier système (les inscriptions perses), celles du second système, dites mediques, et les inscriptions babyloniennes ne pouvaient tarder à livrer également leurs secrets. Elles étaient tt)utos
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écrites dans le même système de signes» et bien que Ton pût reconnaître à première vue que le nombre des signes indépendants., le nombre des groupes de clous^ était bien plus considérable dans le système médique que dans le système persan^ et dans le système babylonien que dans le médique y néanmoins comme on possédait des inscrip* lions trilingues, comme on savait en particulier que la grande inscription de Behistun était répétée dans les trois alphabets^ en trois langues» on trouvait tout naturel d'espérer qu'après le déohiffremetit de l'inscription perse» le médique et le babylonien n'offriraient pas grande résistance. Mohl et ses amis devaient être, comme nous le verrons, cruellement désappointés dans leur attente^ Eq attendant, chaque année apportait de nouvelles lu* mières, et les rapports lus à la Société Asiatique montrent un enthousiasme croissant.
< 11 était réservé & un membre de votre société» Mi Botta» dit-il dans son rapport de 1844» de soulever un coin dti voile dont le temps avait couvert l'histoire de ce pays (la Mésopotamie). Vous vous rappelesi que» dans votre der* nière séance annuelle, il vous a été fait lecture de la première lettre par laquelle M. Botta vous annonçait qu'il avait trouvé sur la colline de Khorsabad, à cinq lieues de Niûive, les ruines d'un édifice dont tous les murs sont en» tièrement couverts de sculptures et d'inscriptions. Les fouilles qu'il a faites depuis ce temps n'ont pas cessé d'ajouter à l'importance de sa découverte... Tout jusqu'A présent indique que ces ruines sont assyriennes, et les conséquences historiques que l'on peut tirer, tant des bas*