‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 13 sur 112 · XXIV NOTICE SUR JULES MOHL · texte numérisé non relu

XXIV NOTICE SUR JULES MOHL

reliefs que du mode de construction de Tédifice sont extrêmement importantes... Il y a tout lieu de croire que rien n'interrompra plus le cours de celte belle découverte, et que Paris possédera bientôt un musée de sculptures assyriennes qui donneront de la vie à ce que l'histoire nous enseigne sur l'empire de Sémiramis > .

En annonçant les nouvelles merveilles dévoilées chaque année dans ces Herculanum et ces Pompeii du pays d' Assur, Mohl ne cesse pas de rappeler aux orientalistes le devoir qui leur incombe de déchiffrer les trois alphabets cunéiformes, et de lire les trois vieilles langues dans lesquelles les anciens rois de Babylone, de Ninive, de Médie et de Perse ont voulu transmettre aux générations futures le souvenir de leurs exploits. Il revient sans cesse sur les travaux de M. Rawlinson, l'heureux consul général de Bagdad, qui possédait la copie de la grande inscription trilingue de Behistun, et qui par suite passait pour avoir dans ses mains, non seulement le dernier mot des inscriptions perses, mais la clef des inscriptions assyriennes et médiques dont l'on ne pouvait encore que deviner le contenu. Mais M. Rawlinson la gardait toujours par devers lui, et telle était l'impatience du public savant dans toute l'Europe d'avoir de nouveaux matériaux et de nouvelles lumières, que le petit royaume de Danemark envoya Westergaard en Perse pour copier des inscriptions cunéiformes et étudier la vieille langue du Zend- Avesta, qui, Burnouf l'avait montré, constituait la tranchée la plus avancée d'où l'on pût attaquer les documents tracés sur le roc par Cyrus, Darius et Xerxès. Un grand

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