‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 15 sur 112 · NOTICE SUR JULES MOHL. XXVII · texte numérisé non relu

NOTICE SUR JULES MOHL. XXVII

pour l'autre : mais Ton ne peut nier que rAngletorre, en laissant à ses représentants beaucoup plus de liberté d'aclion que la France» finit par obtenir des résultats bien plus considérablesi grâce surtout à Ténergie et à la persévérance indomptable des Layard, des Rawlinson, des Loftus. Des cargaisons d'antiquités arrivaient bientôt à Londres, Tuoe malheureusement fit naufrage en venant de Bombay. En France le gouvernement était satisfait de la collection rapportée par Botta et se contentait de faire connaître ses découvertes dans des publications d'une somptuosité folle qui allait contre le but même qu'on se proposait. Tout en rendant pleine justice aux Chambres et à la générosité qu'elles montraient lorsqu'il s'agissait d'envoyer des expéditions scientifiques et d'en publier les résultats, Mohl déclare que le luxe de ces publications et le prix énorme auquel elles sont vendues les empêche d'avoir toute l'utilité qu'on en pourrait attendre. Il montre combien est plus sensé et plus pratique le système anglais qui laisse la publication de ces œuvres à l'iniliative privée, et il apprend au gouvernement que tandis que les ouvrages de M. Layard sur Ninive sont lus A des milliers d'exemplaires et rapportent en môme temps à l'auteur et à l'éditeur, les monuments de Ninive de M. Botta, publiés à des frais énormes par le gouvernement , sont vendus si cher que les deux hommes qui en auraient pu faille le meilleur usage, M. Rawlinson et M. Layard, ne purent les acheter. L^argument était péremptoire, mais il ne changea rien aux errements du gouvernement.

Enfin, on 1848, Mohl peut annoncer que le travail de

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