‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 16 sur 112 · XXVIU NOTICE SUR JULES MOHL · texte numérisé non relu

XXVIU NOTICE SUR JULES MOHL

M. Rawlinson sur rinscnption de Behistun a paru dans le Journal de la Société Royale Asiatique de 1847. Bien qu'il n'y eût plus alors de découverte à faire dans le déchiffrement de Talphabet perse, néanmoins la publication el l'explication d'un document d'une telle étendue marquait une époque nouvelle dans l'histoire des antiquités perses. Un fait montrera combien la connaissance de l'alphabet perse était déjà complète à cette époque. M. Norris, alors secrétaire de la Société de Londres, put relever des fautes d'écriture dans les copies de l'inscription de Behistun que Rawlinson envoyait à Londres, avec la même certitude qu'un latiniste corrige les fautes d'écriture d'une inscription latine. MohI, tout en reconnaissant le principe que c'est la priorité de publication qui constitue la priorité de découverte, rend pleine justice à la persévérance de Rawlinson et au génie réel dont il a fait preuve dans l'accomplissement de sa tâche spéciale.

Avec le mémoire de Rawlinson, la question des cunéiformes perses était vidée : on pouvait lire ces vieux textes avec la même certitude qu'un texte grec ou latin. Restait à voir ce qu'on pourrait faire des inscriptions médiques et assyriennes. Westergaard avait prouvé que la langue de celles de la seconde espèce, des inscriptions dites médiques, était scythique ou touranienne. Quant à celles de la troisième espèce, celles de Babylone et de Ninive, tous les savants qui s'en occupaient, Grotefend, Lôwenstern, Longpérier, de Saulcy, Hincks, étaient d'accord que la langue était sémitique. Seules, les inscrip-

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