‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 17 sur 112 · NOTICE SUR JULES MOHL. XXIX · texte numérisé non relu

NOTICE SUR JULES MOHL. XXIX

lions de Van prêtaient au doute, et Hincks soupçonnait qu'elles cachaient une langue aryenne.

Néanmoins, même après la. publication des textes de Behistun, il se trouvait que la lecture des inscriptions médiques et assyriennes présentait beaucoup plus de difiieulté qu'on ne s*y était attendu. Tout d'abord les copies de Behistun étaient incomplètes. Puis, non seulement l'écrilureétait idéographique et syllabique à la fois comme celle des hiéroglyphes, mais, ce qui était pis^ilyavait des signes qui avaient plusieurs valeurs, et il y avait des valeurs qui étaient représentées par plusieurs signes. On entrait dans cette interminable question des polyphones et des homophones, qui fit abandonner le sujet à plusieurs savants comme désespéré, qui éveilla un sentiment général de scepticisme parmi les orientalistes et parmi le public, et qui, aujourd'hui même, après vingt ans de recherches continues, est encore la pierre d'achoppement des études assyriennes.

Mohl connaissait parfaitement toutes ces difficultés; mais il a chaque année de nouveaux triomphes à annoncer, et de nouvelles conquêtes à demander. En 1849 le gouvernement français avait retiré son patronage à l'œuvre de Botta, qui était envoyé de Mossoul à Jérusalem, et la riche mine qu'il avait ouverte était abandonnée à l'exploitation de M. Layard. En Europe, c'était surtoutle déchiffrement du médique qui avançait : le colonel Rav^linson avait réussi à copier presque tout le texte médique de Behistun et annonçait l'envoi de ses copies: M. de Saulcy publiait

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