‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 18 sur 112 · XXX NOTICE SUR JULES MOHL · texte numérisé non relu

XXX NOTICE SUR JULES MOHL

dans le Journal Asiatique les résultats de ses études particulières sur les parties alors accessibles des inscripr tions médiques.

En 1851 nous recevons la première nouvelle des magm^ Tiques découvertes de M. l^ayard à Koyunjik, et plus tard à^abylone. C'est Koyunjik qui devait être le champ des plus riches trouvailles de Tassyriologie, Dans le cercle de Niniveil y a deux buttes artificielles, Tune nomniée Koyunjik, l'autre Nabbi Yunes. C'est la première qui céda ses trésors aux explorateurs européens; l'autre, qui passait pour contenir les restes du prophète Jonas, était protégée par une mosquée et était trop sacrée pour qu'on la livrât aux i^fidèles. Néanmoins, le pacha de Mossoul, tout en défendant aux infidèles de troubler le repos du prophète, n'eut aucun scrupule à faire des fouilles pour son propre comple, et ses peines furent bientôt récompensées par la découverte de deux taureaux, hauts de dix-neuf pieds, mais qui n'étaient pas précisément le genre de trésor qu'il attendait (Rapport de 1856). A la même époque M. Loftus était envoyé sur le bas Euphrate, pour explorer les ruines de Warkah et de Senkerah et le gouvernement anglais projetait une autre expédition du côté de Suse.

En Europe, les fouilles linguistiques étaient conduites paisiblement par Botta, de Saulcy, Rawlinson, Norris, et principalement par le Rev. E. Hincks qui était alors le pionnier le plus avancé, et le premier A jeter les fondements d'une étude grammaticale de l'assyrien. Ses travaux, dispersés dans différents recueils, sont à présent

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en danger d'être presque oubliés, et ce ne serait qu'un juste tribut payé à sa mémoire si l'Académie d'Irlande ou quelqu'un de ses amis et admirateurs publiait une collection de ses nombreux articles sur les études cunéiformes.

En 4853, Mohl annonce avec joie que M. Place, le successeur de Bofta au consulat de France à Mossoul, a reçu Tordre de reprendre les fouilles. Ses recherches à Khoi^ sabad furent bientôt richement récompensées. Il trouvait de nouvelles salles, des voûtes souterraines, de longs pas* sages en briques émaillées, des statues assyriennes, les caves du château, avec des vases encore pleins de liqueurs desséchées, des bas-reliefs, des inscriptions, des objets d*ivoire et de métal, et plus tard un dépôt d'instruments de fer et dWer, une porte de la ville ou du palais admirablement conservée, surmontée d'une voûte soutenue par deux taui'eaux et construite en briques émaillées et or-» nementées. Malgré ces splendides découvertes qui, disait Mohl, allaient enfm mettre le Louvre au niveau du British Muséum, on craignait que le gouvernement n'arrêtât encore M. Place, comme il avait arrêté M. Botta, au milieu de sa campagne. Mohl fit tout ce qu'il put pour plaider la cause assyrienne devant la Société Asiatique, devant Tlnstitut, devant les ministres, et c'est surtout ;;rftce à son intercession infatigable que son ami Fresnel, qui avait passé des années à recueillir des inscriptions himyarltes dansle sud de l'Arabie, fut envoyé avec MM. Oppert et Thomas, à la tête d'une expédition scientifique fortement organisée, pour explorer les ruines du bassin

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