XXXYI NOTICE SUR JULES MOHL
faire adopter l'alphabet arabe aux Persans : Mohl répond sèchement que les Arabes punissaient de mort ceux qui continuaient à employer le pehlvi au lieu de Tarabe. Bien qu'il n'indique pas son autorité, je ne doute pas qu'il ne fût en état de citer à l'appui le chapitre et la page.
La découverte des manuscrits syriaques et coptes de Tattam en 1852, et plus tard celle de Pacho; les premiers spécimens de ces nouveaux trésors, tels que les trois épitrès certainement authentiques de saint Ignace; enfm l'excellent catalogue delà collection par Wright: tout cela est décrit de main de maître.
Les arabisants trouveront un compte rendu exact de toutes les publications importantes qui touchent leui^ études, et en particulier des pages bien instruclives sur la vie de Mahomet, où il rend pleine et égale justice aux deux études si différentes d'esprit que Sprenger et sir W. Muir ont consacrées au prophète. Bien des lecteurs apprendront avec intérêt ce qu'il dit de la formation graduelle et du classement des traditions relatives à Mahomet : ils trouveront là plus d'un aperçu significatif et utile sur des phases analogues traversées par d'autres religions. Mohl rend pleine justice aux mérites du dictionnaire arabe de Lane, mais non sans exprimer le regret que Lane se soit enfeimé dans la langue dite classique.
Les rapports sur la littérature chinoise sont complets : le chinois avait été longtemps une des occupations favorites de Mohl. Quand Stanislas Julien publia ses Voyages des