‹ Vingt-sept ans d'histoire des études orientales;Chapitre 36 sur 112 · Voyez la Retme archéologique. Paris, 1847, in · texte numérisé non relu

Voyez la Retme archéologique. Paris, 1847, in

4. Essai de déchiffrement d^une inscription asstjrienne, n" vm de Scliulz, par M. de Saulcy. Paris, !8i7. [Feuille lithograpliiée isolée.)

5. On the first and seamd kiuds of Persepolitan writing, by Ihe Rev. E. Hinks. 1846.

On the three kinds of Persepolitan writing, and an the Babylonian lapidarry characters, by Hinks. 1846.

On ihe third Persepolitan un-iting, and on Ihe mode of expressing numerals in cuneatic characters, by Hinks. 1817.

Ces trois Mémoires se trouvent dans les Transactions of Ihe royal ïrish Acaàtmy. Vol. XXI. Dublin, 1848, in-4^

6. On the inscriptions at Van, by E. Hinks. In-S-» (30 p.). Je ne connais ce Mémoire que par une épreuve; je crois qu'i' (st destiné au Journal de la Société asiatique de Londres.

provient du nombre excessif des signes de l'écriture, lesquels dépassent de beaucoup le nombre des sons d'une langue quelconque. Faut-il croire que ce sont des syllabes, ou faut-il admettre des lettres homophones pouvant s'échanger arbitrairement, ou selon des influences grammaticales et étymologiques? Il est probable que les parties assyriennes encore lisibles de l'inscription de Bisoutoun fourniront de nouveaux éléments pour compléter l'alphabet, parce qu'il s'y trouve des noms que l'on ne rencontre pas sur les inscriptions trilingties de Persépolis ; mais ils sont en trop petit nombre pour que Ton puisse espérer qu'ils suffiront à la solution entière du [problème; dans tous les cas, il faut attendre que M. R<iv^liQSon ait publié celte partie de l'inscription de Bisoutoun. Cependant M. Botta s*est occupé à préparer des matériaux pour faciliter les études sur ce point^ en publiant un catalogue' méthodique des caractères substitués les uns aux autres dans les nombreuses inscriptions dont il a remarqué la répétition en plusieurs endroits du palais de Khorsabad. C'est un travail très-considérable, qui sera d'une grande utilité pour les longues et pénibles recherches- qu'il faudra faire encore pour fixer l'alphabet assyrien^ utilité que Ton peut dès à présent reconnaître, quel que soit le résultat auquel on arrivera, fûtce même l'opinion de M. de Paravey, qui identifie l'assyrien avec le chinois*.

L'écriture babylonienne, la plus compliquée et probablement la plus ancienne des écritures cunéiformes, n'a pas encore trouvé d'interprète, au moins il n'est venu à ma connaissance que des commencements de déchiffrement tentés par M. Grotefendet M« Hinks, et il est assez naturel qu'on ne s'en

1. Mémoire sur V écriture cunéiforme assyrienne y par Botta. Paris, 1848, in-8% 197 pages. (Tiré du Journal asiatique.)

2. Ninive et Babylone^ expliquées dans leurs écritures et leurs monuments, par les livres emportés en Chine et qui sont d'origine assyrienne, par M. de Paravey. Paris, 1845-6, in-8o (8 et \t p.). Cette brochure est tirée des Annales de philosophie chrétienne.

ANNÉE iai7-1848. COI

occupe sérieusement que quand les inscriptions assyriennes seront expliquées.

Je ne dois pas quitter ce sujet sans mentionner la publication des monuments relatifs au culte deMithra, par M. Lajard^ L'auteur a réuni, depuis trente ans, en Europe et en Orient, tout ce qui existe de monuments du culte mithriaque, tels que bas-reliefs, cylindres gravés, sceaux et médailles. Un assez grand nombre de ces objets remontent au temps des Babyloniens et des Assyriens, comme on peut s'en assurer par les inscriptions qu'ils portent. Â la vérité, on a continué à imiter, sur les cylindres, ces inscriptions jusque dans des temps où récriture cunéiforme était oubliée depuis des siècles, mais on distingue facilement ces imitations par la mauvaise conformation des lettres, et partout où les inscriptions sont bien taillées, toutes les fois qu'elles s'accordent avec la forme des lettres qu'on trouve sur les briques et les monuments sculptés, on peut être assuré que Tobjet est de l'époque que les caractères de l'inscription indiquent. M. Lajard a fait graver avec un très-grand soin et une fidélité parfaite ces monuments, dont quelques-uns avaient été déjà publics dans divers ouvrages, mais presque aucun avec l'exactitude qui seule peut permettre de s'en servir avec confiance; les autres étaient inédits et inconnus, et la collection entière forme un tout que l'on peut considérer à juste titre comme parfaitement nouveau. M. Lajard y a ajouté un texte dans lequel il indique la matière de chacun des monuments, l'endroit où il se trouve, et tous les autres signes qui peuvent aider à constater son identité; mais il ne fait connaître aucune des conclusions auxquelles il est arrivé par l'examen de ces monuments; ce ne sont encore que les pièces justificatives du grand ouvrage qu'il a composé sur le culte de Mithra et dont la publication doit suivre de près celle-ci.

1. Introduction à Ntudedu culte public et de» mystères de Mithra en Orient et en Occident, par M. Félix Lajard. Livraisons 1-15. Paris, 1847, in-fol.

La littérature persane moderne a reçu des accroîssemenls assez nombreux. M. Torrens a publié, pour la Société de Calcutta, le texte persan d'une histoire de Nadir-Schah*, probablement la même que sir W. Jones a traduite, mais je n'ai pas de certitude sur ce point, l'ouvrage ne se trouvant pas en Europe.

Sir Gore Ouseley avait commencé, dans les dernières années de sa vie, à faire imprimer des notices sur différents auteurs persans ', et le Comité des Traductions de Londres a fait achever l'ouvrage après sa mort par M. Reynolds. Sir Gore était un homme d'esprit, d'un goût littéraire cultivé, qui pendant un long séjour dans l'Inde et en Perse avait formé une bibliothèque exquise de manuscrits persans. Il avait rédigé, sans ordre systématique, des notices et des traductions partielles d'une trentaine de ces manuscrits, et il se proposait de continuer ce travail, que sa mort a interrompu. Son ouvrage, quoique fragmentaire, est une addition agréable et utile à nos connaissances sur la littérature persane.

M. Bland a publié, dans le Journal de la Société de Londres, un travail du même genre, mais plus systématique et plus savant, sur les auteurs qui ont traité de la biographie des poètes persans^. Ce sont les préliminaires d'une histoire détaillée de la poésie persane qu'il a sous presse, et qui doit paraître sous le patronage du Comité des traductions.

Plusieurs poètes persans ont trouvé d'habiles éditeurs et traducteurs. M. Grafa publié une traduction allemande du Gulis-

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